Oliver Solberg a marqué les esprits en remportant le Rallye Monte-Carlo 2026, l’ouverture de la saison WRC, dans des conditions de neige et de glace extrêmes. À seulement 24 ans, le pilote Toyota est devenu le plus jeune vainqueur de l’épreuve dans l’ère WRC et le premier de la dynastie Solberg à triompher ici. Il a devancé ses coéquipiers Elfyn Evans et Sébastien Ogier, réalisant un triplé historique pour Toyota.
Cette performance sensationnelle, sa deuxième victoire en WRC après l’Estonie en 2025, confirme les qualités du Suédois face à des ténors expérimentés. « Je ne comprends pas encore ce qui se passe. C’est une journée très émouvante, le rallye le plus difficile de ma vie », a déclaré Solberg, soulignant la confiance de Toyota.

La prise de pouvoir de Solberg dès jeudi soir
Dès la nuit de jeudi, Oliver Solberg et son copilote Elliott Edmondson ont pris les commandes. Ils ont remporté la deuxième spéciale avec un écart impressionnant de 31,1 secondes sur Elfyn Evans, qui menait après l’ES1. Ces conditions enneigées ont permis au jeune pilote de dépasser le Gallois.
Vendredi, après l’annulation de l’ES3 pour raisons de sécurité, Solberg a étendu son avance à plus d’une minute en ES4. Une crevaison lente en ES5 a réduit l’écart à 43,5 secondes, mais il a riposté en gagnant l’ES6, son troisième succès partiel.
Le Suédois a géré son avance avec maestria malgré les pièges. Son expérience sur les lacs gelés suédois a payé, comme lors de sa préparation à Torsby.
Cette domination précoce rappelle sa victoire en Estonie 2025, où il avait déjà brillé.
Les incidents et défis des conditions hivernales
Les routes enneigées et verglacées ont mis à rude épreuve tous les équipages. En ES12, Solberg a glissé hors piste, traversant une barrière avant de reprendre la route et de gagner la spéciale de 1,9 seconde sur Evans.
Dimanche, deux tête-à-queue dans le Turini l’ont ralenti, mais il a tenu bon. « C’est incroyable, très émouvant parce que c’est la course la plus difficile au monde », a-t-il réagi.
Les pneus Hankook hiver ont été critiqués, ne dégageant pas assez la boue. Sébastien Ogier, premier sur la route, a perdu plus d’une minute en ES2 et n’a pas retrouvé son rythme.
Les conditions extrêmes, inédites depuis 20 ans, ont évolué vite, favorisant les poursuivants. Une Rally3 a même signé les meilleurs temps dimanche matin.
Le triplé Toyota et les performances d’Evans et Ogier
Toyota a monopolisé les trois marches du podium, un triplé comme Volkswagen en 2015. Evans, deuxième à 51,8 secondes, a remporté la Power Stage de 6,5 secondes sur Solberg.
Ogier, neuf fois champion et dix fois vainqueur à Monte-Carlo, a terminé troisième à 1’10”4. « On s’y attendait, la météo n’était pas en notre faveur. Un podium reste solide, mon quinzième en dix-sept départs », a expliqué le Gapençais.
Malgré l’ordre de passage défavorable jeudi et vendredi, les Toyota GR Yaris Rally1 ont excellé. Cette suprématie confirme la forme de l’équipe.
Solberg, nouveau chez Toyota, a surpassé ses aînés. Comme anticipé dans notre couverture du Rallye Monte-Carlo précédent, son ascension est fulgurante.
Les déboires d’Hyundai et l’absence de points M-Sport
Hyundai a souffert sur la neige. Adrien Fourmaux, quatrième à 3’57”1, a gagné la super spéciale sur le circuit de Monaco malgré une défaillance de frein à main et une pompe à essence.
Thierry Neuville, cinquième à 4’30”3, a perdu trois minutes en ES9 dans un fossé et deux en changement de roue en ES15. Hayden Paddon, de retour en WRC1, a terminé dixième après une sortie en ES12 coûtant six minutes.
M-Sport-Ford a brisé sa série de points depuis 2002. Jon Armstrong, troisième jeudi, a abandonné en ES16 ; Grégoire Munster et Josh McErlean out aussi.
Léo Rossel a dominé le WRC2, sixième scratch devant Takamoto Katsuta.
Classement final et points Power Stage
Voici le top 10 du Rallye Monte-Carlo 2026 :
- Oliver Solberg / Elliott Edmondson (Toyota)
- Elfyn Evans / Scott Martin (Toyota) +51,8 s
- Sébastien Ogier / Vincent Landais (Toyota) +1’10”4
- Adrien Fourmaux / Alexandre Coria (Hyundai) +3’57”1
- Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe (Hyundai) +4’30”3
- Léo Rossel (Citroën, WRC2)
- Takamoto Katsuta (Toyota)
- Hayden Paddon (Hyundai)
Power Stage : 1. Evans, 2. Solberg +6,5 s, 3. Ogier.
Ces résultats, détaillés sur Autosport, soulignent la maîtrise de Toyota.
Cette victoire propulse Solberg en tête du championnat avec un moral au zénith avant la Suède (12-15 février). Toyota part fort pour les constructeurs, tandis qu’Hyundai doit réagir sur asphalte. Pour Ogier, ce podium consolide sa légende locale. Le WRC 2026 s’annonce passionnant avec l’émergence de talents comme Solberg, comme analysé dans notre preview Hyundai. Quelles surprises réserve la suite ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.