Oliver Solberg en tête du Rallye Monte-Carlo 2025

WRC

Oliver Solberg a survécu à une sortie spectaculaire pour conserver un avance confortable au classement général du Rallye Monte-Carlo 2025, première épreuve du Championnat du monde des rallyes (WRC). Malgré des conditions hivernales extrêmes qui ont transformé les routes en enfer glissant, le pilote Toyota GR Yaris Rally1 a achevé le samedi avec 59,3 secondes d’avance sur son coéquipier Elfyn Evans. Sébastien Ogier, champion en titre, a tenté une remontée mais reste à 1 minute 25,3 secondes.

Les chutes de neige nocturnes ont rendu les spéciales plus proches du Rallye de Suède que de Monte-Carlo habituel. Solberg a perdu du temps initialement mais a rétabli son avance à 1 minute 02,8 secondes sur Evans. Cette domination inattendue met en lumière le talent du Suédois dans des circonstances piégeuses.

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Les conditions chaotiques du samedi

La neige qui a recouvert la première spéciale du samedi a ralenti les équipages, forçant une progression prudente. L’après-midi, avec la fonte partielle, les routes sont devenues un mélange traître de boue et de slush. Elfyn Evans a qualifié cette spéciale comme l’une des pires de sa carrière : « Incroyable. Tu penses que ça s’améliore, mais la voiture te donne juste des tics nerveux. Si on me demande quelle était la pire spéciale, c’était probablement celle-là. »

Plusieurs pilotes ont été piégés par ces conditions imprévisibles. Sami Pajari, sur Toyota GR Yaris Rally1, a glissé dans un virage à droite, heurtant un arbre pour son deuxième abandon de la semaine. Grégoire Munster (M-Sport-Ford) a heureusement récupéré d’un tête-à-queue dans un virage serré.

Hayden Paddon (Hyundai) n’a pas eu cette chance, sortant de la route et dévalant une pente. Les spectateurs l’ont repoussé sur la trajectoire, mais il a perdu plus de six minutes, tombant hors du top 10. Ses coéquipiers Thierry Neuville et Adrien Fourmaux ont évité le pire malgré des tête-à-queue violents.

Neuville a décrit la spéciale comme un calvaire : « J’étais passager du début à la fin. » Fourmaux a ajouté : « Il y avait tant de slush et de boue, les pneus ne pouvaient pas l’évacuer. »

La sortie de Solberg et son triomphe en spéciale

Leader incontesté, Oliver Solberg a lui aussi quitté la route, son GR Yaris partant dans un champ. Le Suédois a su réagir promptement, reprenant le contrôle et regagnant la route. Malgré cet incident, il a remporté la spéciale de 1,9 seconde sur Evans, portant son total à six victoires partielles.

« Tout le monde est sorti, a-t-il expliqué. J’ai essayé de rouler proprement, mais la spéciale m’a quand même éjecté. Quand je suis allé dans le fossé, j’ai pensé que c’était gérable. J’ai rétrogradé et donné tout gaz pour remonter. En revenant sur la route, il y avait un autre fossé ; si j’y étais allé de face, j’aurais pu casser le radiateur. Je suis donc passé en travers, et c’était bon. Incroyable que j’aie quand même gagné la spéciale. »

Ogier, prudent, a levé le pied, perdant 18,7 secondes sur Solberg et se retrouvant 26,6 secondes derrière Evans pour la deuxième place. Cette approche conservatrice reflète les enjeux élevés de l’épreuve.

Solberg a démontré une maîtrise exceptionnelle, transformant une erreur potentiellement fatale en simple anecdote. Sa marge reste saine entrant dans le dimanche.

La spéciale nocturne à Monaco

Le rallye a contrasté avec une incursion en plein Monaco, sur une version raccourcie du circuit de Grand Prix. Dans la pluie battante, Adrien Fourmaux (Hyundai) a signé le meilleur temps, 0,7 seconde devant Takamoto Katsuta. Solberg, touché par l’aquaplaning, a ralenti pour limiter les risques.

« J’ai besoin de respirer maintenant, les conditions ont été folles tout le temps, a déclaré Solberg. Même cette dernière sur le circuit GP, j’avais une pluie torrentielle et de l’aquaplaning. J’ai décidé de lever le pied. C’est dommage, je n’ai pas pu en profiter avec tant de pression en jeu. »

Cette victoire pour Hyundai marque leur premier scratch de la saison. Evans et Ogier en ont profité pour grappiller, ramenant l’avance de Solberg à moins d’une minute. Pour en savoir plus sur la domination précoce de Solberg, consultez cet article détaillé.

Perspectives pour le Power Stage du dimanche

Dimanche propose quatre spéciales finales avec de la neige annoncée, et des points Super Sunday en jeu. Solberg vise la propreté absolue : « Ça signifie tellement pour moi dans ma position actuelle, et pour l’équipe c’est crucial. Peu de gens voudront ces conditions demain. Si je fais mon boulot sans erreur, je devrais prendre des points. »

  • Classement provisoire après samedi :
    1. Oliver Solberg (Toyota) – Leader avec 59,3 s d’avance.
    2. Elfyn Evans (Toyota) – À 59,3 s.
    3. Sébastien Ogier (Toyota) – À 1 min 25,3 s.

Les conditions extrêmes rappellent les éditions légendaires de Monte-Carlo, comme celle de 2007 où Loeb a triomphé dans la neige. Pour les détails sur la leadership de Solberg après l’ES3 annulée, voir ce billet. Plus d’infos sur Autosport.

Cette avance positionne Solberg comme favori pour une première victoire historique au WRC. Toyota domine, mais Hyundai guette. Le dimanche sera décisif pour le championnat naissant. Que réserve la montagne ? Les fans retiennent leur souffle.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.