Oliver Solberg domine le Rallye Monte-Carlo pour une victoire historique

WRC

Oliver Solberg a marqué les esprits en remportant le Rallye Monte-Carlo 2026, première épreuve du Championnat du monde des rallyes (WRC). Le jeune pilote suédois de 24 ans, nouveau chez Toyota, a surclassé ses coéquipiers plus expérimentés dans des conditions de neige et de glace extrêmes. Il devient le plus jeune vainqueur de l’épreuve dans l’ère WRC et le premier Solberg à s’imposer à Monte-Carlo.[1][2]

« Je ne comprends pas encore ce qui se passe. C’est une journée émotionnelle de plus », a déclaré Solberg après sa deuxième victoire en WRC, après l’Estonie l’an dernier. « Le rallye le plus difficile de ma vie. C’était mon premier sur asphalte dans cette voiture et nous voilà vainqueurs. Un grand merci à Toyota pour la confiance. »

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L’ascension fulgurante de Solberg dès le jeudi soir

Solberg et son copilote Elliott Edmondson ont pris les commandes dès la nuit de jeudi, dans une météo chaotique. Ils ont remporté la deuxième spéciale avec 31,1 secondes d’avance sur Elfyn Evans, qui menait après l’ES1. Ce coup d’éclat les a propulsés en tête avec 44,2 secondes d’avance avant vendredi.

Le vendredi a été marqué par un drapeau rouge en ES3 pour raisons de sécurité. Solberg a enchaîné avec un rythme impressionnant, étendant son avance à plus d’une minute après l’ES4. Un pneu crevé lentement en ES5 a réduit l’écart à 43,5 secondes sur Evans, mais le Suédois a riposté en gagnant l’ES6.

Malgré un moment critique en ES12, où sa GR Yaris Rally1 a glissé sur la glace, traversé une barrière et nécessité un demi-tour, Solberg a quand même remporté la spéciale de 1,9 seconde sur Evans. Cette résilience a scellé sa domination.

Les conditions dominicales, toujours enneigées, ont testé les nerfs de tous. Solberg a perdu du temps à deux reprises mais a tenu bon. Evans a remporté la Power Stage de 6,5 secondes, mais cela n’a pas suffi.

Toyota a monopolisé toutes les spéciales jusqu’au super-spécial de samedi, remporté par Adrien Fourmaux sur une portion du circuit de Monaco.[2]

Les Toyota en maîtrise, malgré les pièges

Elfyn Evans, leader initial, a peiné à suivre le rythme de Solberg, finissant à 51,8 secondes. Sébastien Ogier, neuf fois champion et dix fois vainqueur à Monte, a terminé à 1 minute 10,4 secondes, handicapé par sa position de premier partant jeudi et des pneus Hankook peu fiables sur la neige.

Ogier a perdu plus d’une minute dès l’ES2, critiquant les pneus qui ne déblayaient pas assez la boue. Evans et Ogier ont souffert de l’ordre de passage, mais Solberg a brillé par sa constance.

Cette 1-2-3 Toyota souligne la force du GR Yaris Rally1 dans ces conditions. Pour en savoir plus sur les résultats officiels, consultez le site du WRC.[3]

La stratégie pneus et l’adaptation rapide de Solberg ont fait la différence. Toyota démarre la saison en leader des constructeurs.

Les Hyundai en souffrance sur la neige

Les trois Hyundai ont lutté avec leur package pneus. Thierry Neuville a quitté la route en ES9, perdant trois minutes, avant un changement de roue en ES15 coûtant deux minutes de plus. Il termine cinquième à 4 minutes 30,3 secondes.

Adrien Fourmaux, après un frein à main défaillant, une pompe à essence et un tête-à-queue, a impressionné dimanche avec le scratch en avant-dernière ES. Il finit quatrième à 3 minutes 57,1 secondes.

Hayden Paddon, de retour en WRC depuis 2018, était dans le top 10 avant un sortie en ES12 coûtant six minutes. Les fans l’ont repoussé sur la route, et il achève 11e, puis 10e corrigé.

Ces déboires contrastent avec la solidité Toyota. Hyundai doit analyser ces faiblesses glissantes.

Résultats détaillés et catégories supports

Voici le top 5 final du WRC :

    1. Oliver Solberg / Elliott Edmondson (Toyota)
    1. Elfyn Evans / Scott Martin (Toyota) +51,8 s
    1. Sébastien Ogier (Toyota) +1 m10,4 s
    1. Adrien Fourmaux (Hyundai) +3 m57,1 s
    1. Thierry Neuville (Hyundai) +4 m30,3 s

En WRC2, Leo Rossel domine pour la victoire, sixième scratch devant Takamoto Katsuta (Toyota), pénalisé par des crevaisons et un problème de direction assistée.

M-Sport Ford rate ses points constructeurs pour la première fois depuis 2002 : Josh McErlean abandonne trois fois, Jon Armstrong sort en fin de rallye après avoir visé la sixième place, et Gregoire Munster stoppe sur panne.

Perspectives pour le championnat WRC 2026

Solberg prend la tête du championnat pilotes avec 30 points, devant Evans (26) et Ogier (18). Toyota mène chez les constructeurs. Cette victoire historique propulse le Suédois comme favori précoce.[4]

Les prochaines épreuves testeront cette forme, avec des surfaces variées. Hyundai doit rebondir rapidement.

Cette édition, l’une des plus relevées, rappelle la férocité de Monte-Carlo. Solberg a prouvé sa maturité, ouvrant un nouveau chapitre pour le WRC. Les fans attendent la suite avec impatience. Pour les classements complets, voir ewrc-results.[5]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.