La saison 2025-26 du championnat du monde de Formule E débute ce week-end à São Paulo avec une pression inhabituelle sur les épaules du Britannique Oliver Rowland. Champion en titre pour la première fois de sa carrière après une saison 2024-25 dominatrice, le pilote Nissan aborde cette douzième saison avec l’ambition légitime de conserver son bien. L E-Prix brésilien, prévu le 6 décembre sur le circuit urbain de la mégalopole, marque le début d’un long périple de 17 courses à travers 10 pays.
La défense du titre Formule E saison 2025-26 Rowland Sao Paulo E-Prix s annnonce particulièrement exigeante. Rowland a conquis son premier championnat le 13 juillet 2025 à Berlin, avec deux courses d’avance sur son dauphin Pascal Wehrlein. Sa domination a été écrasante : quatre victoires sur les quatorze premières manches, 184 points au total contre 125 pour l Allemand. Une performance qui place désormais la cible sur son dos.

Le champion face à son destin
Oliver Rowland affronte un défi qu’il n’a jamais connu en onze saisons de Formule E. À 32 ans, il devient automatiquement l’homme à battre sur toutes les grilles de départ. Cette saison 2025-26 représente la dernière avec la réglementation Gen3 Evo avant l’arrivée révolutionnaire de la Gen4 l’an prochain, une transition technologique majeure qui ajoute une couche de complexité à sa mission.
Le pilote de Nissan Formula E Team garde pourtant la même équipée. Norman Nato, le Français, demeure à ses côtés pour une deuxième saison consécutive, formant l’un des duos les plus expérimentés du plateau. Cette stabilité constitue un atout précieux dans un championnat où les équipiers changent souvent d école. Pour Rowland, poursuivre avec une équipe qu’il connaît par cœur pourrait faire la différence face à des rivaux en pleine reconstruction.
La confiance affichée par le Britannique tranche avec la réalité du terrain. En Formule E, aucun champion n a réussi à conserver son titre depuis l’ère Gen3. L’électro-compétition est connue pour sa redoutable équité : dix champions différents en onze saisons. Cette statistique éloquente rappelle que la domination d’une saison ne garantit rien pour la suivante.
Un calendrier de fer et des changements majeurs
La saison 2025-26 s’articule autour d’un parcours exigeant qui testera l’adaptabilité de Rowland. Après São Paulo, le championnat visitera le Mexique, Miami, Jeddah (double manche), Madrid, Berlin (double manche), Monaco (double manche), le retour de Sanya en Chine, Shanghai (double manche), Tokyo (double manche) et Londres (double manche) pour la finale.
Ce calendrier de 17 courses représente un record pour la discipline. Les destinations évoluent : l’Espagne fait son retour sur le Circuit de Jarama après six ans d’absence tandis que Miami accueille pour la première fois l autodrome international. Pour le champion en titre, chaque nouvelle configuration constitue un risque à gérer.
Le marché des pilotes a connu des bouleversements significatifs pendant l’intersaison. Nick Cassidy et Jean-Éric Vergne, tous deux anciens champions, ont rejoint la nouvelle écurie Citroën Racing, qui remplace Maserati MSG. António Félix da Costa quitte Porsche pour Jaguar, créant un nouvel équipage de choc avec Mitch Evans. Nico Müller rejoint Wehrlein chez Porsche, tandis que le Brésilien Felipe Drugovich débarque chez Andretti.
Ces changements fragilisent les équipes rivales par rapport à la stabilité affichée par Nissan. Rowland pourra compter sur une structure rodée, une voiture éprouvée et des données de réglages fiables, trois éléments essentiels quand les points seront à prendre dès la première course.
Le programme précis du week-end à São Paulo
La défense du titre Formule E saison 2025-26 Rowland Sao Paulo E-Prix commence dès ce vendredi 5 décembre. Le programme détaillé publié par la série révèle une configuration classique mais dense :
Le vendredi soir à 20h30 (heure de Paris), les Essais Libres 1 permettront aux pilotes de découvrir ou redécouvrir un tracé urbain de 11 virages. Samedi, la journée sera marathon : Essais Libres 2 à 11h30, qualifications à 13h40 et course à 18h05.
Les qualifications sont cruciales. À São Paulo comme dans toute la saison, la pole position rapporte trois points précieux. Rowland, qui excelle en single-lap depuis son titre, devra trouver le bon compromis entre agressivité et gestion des pneums sur une piste urbaine souvent sale en début de séance.
Le format de course est resté identique : 45 minutes plus un tour, avec les stratégies d’attaque et de gestion de l’énergie qui feront la différence. Rowland maîtrise parfaitement ces paramètres, mais la moindre erreur pourrait coûter cher dès le premier rendez-vous.
Les adversaires qui guettent
Pascal Wehrlein reste le principal rival au titre. L Allemand de Porsche, champion en 2024, veut sa revanche après avoir vu s envoler son bien. Avec Nico Müller comme coéquipier, il forme un duo expérimenté qui pourrait perturber les plans de Rowland. Porsche a d ailleurs remporté le titre constructeurs la saison passée.
Mitch Evans, le Néo-Zélandais de Jaguar, a gagné l E-Prix de São Paulo en 2024 malgré la pole de Wehrlein. Son association avec António Félix da Costa crée potentiellement l’équipe la plus talentueuse du plateau. Evans est capable de remporter n’importe quelle course sur sa journée, comme il l’a prouvé à plusieurs reprises.
La menace Citroën ne doit pas être sous-estimée. Nick Cassidy, vainqueur à Tokyo et Shanghai l an dernier, rejoint Jean-Éric Vergne, double champion en 2018 et 2019. Cette équipe nouvellement formée pourrait surprendre dès sa première sortie. Leur motivation sera maximale pour marquer les esprits.
Du côté de DS Penske, Maximilian Günther et le rookie Taylor Barnard composeront avec des voitures compétitives. Les rookies peuvent causer des surprises, surtout en début de saison quand les hiérarchies ne sont pas encore figées. Rowland devra naviguer avec prudence autour d’eux.
Le circuit : piège ou tremplin pour Rowland ?
Le tracé urbain de São Paulo ne ressemble en rien au mythique Interlagos. Construit autour du parc d Anhembi, il se compose de 11 virages serrés avec des passages sur des surfaces différentes. La configuration exige une mise au point précise du châssis et une excellente traction.
L an dernier, Pascal Wehrlein avait signé la pole mais Mitch Evans s était imposé en course, démontrant que la performance en qualifications ne garantit pas la victoire. Rowland connaît bien ce piège. Son approche méthodique et sa capacité à gérer l’énergie pourraient lui permettre de scorer gros même sans décrocher la première place.
La météo brésilienne jouera un rôle déterminant. En début décembre, la chaleur et l humidité sont élevées, impactant fortement la gestion thermique des batteries. Nissan a brillé dans ces conditions l an dernier, mais chaque saison apporte ses propres défis techniques.
Pour Rowland, un bon résultat à domicile de son équipier Norman Nato serait un cadeau invaluable. Le Français, habitué à la piste, pourrait jouer les trouble-fête pour le compte de l’équipe tout en aidant stratégiquement son leader.
Ce que cette première manche révélera
La défense du titre Formule E saison 2025-26 Rowland Sao Paulo E-Prix est un test de feu. Historiquement, le vainqueur de la première course n a jamais remporté le championnat en Gen3. Cette statistique joue psychologiquement en faveur de Rowland, qui peut se permettre une approche prudente.
Les points distribués à São Paulo seront toutefois capitaux. Avec 25 points pour la victoire, 18 pour la deuxième place et des bonus pour la pole et le meilleur tour, chaque unité compte. Rowland sait que bâtir une avance confortable dès la première course libère de la pression pour les semaines suivantes.
L’enjeu dépasse l’individuel. Nissan ne détient pas le titre constructeur, détenu par Porsche. Rowland doit donc à la fois défendre son titre personnel et aider son équipe à reconquérir sa couronne. Cette double mission complique la gestion des risques en course.
Le Britannique a montré à Berlin qu’il savait gérer la pression. Sa quatrième place, suffisante pour décrocher le titre malgré la victoire de Cassidy, démontrait une maîtrise parfaite du pilotage sous pression. Il devra réitérer cette performance à São Paulo.
Le regard tourné vers un nouveau règne
La saison 2025-26 pourrait définir la carrière de Rowland. À 32 ans, il se situe à l’âge d’or du pilote de Formule E. Ses performances d’anticipation, sa gestion de l’énergie et sa régularité en qualifications en font un champion complet. La question n’est pas seulement de savoir s’il peut conserver son titre, mais s’il peut entamer une dynastie.
Les prochaines courses seront décisives. Le double rendez-vous de Jeddah en février, les épreuves européennes au printemps, puis l’Asie et la finale londonienne constitueront un parcours semé d’embûches. Rowland devra naviguer entre les ambitions individuelles et collectives.
Pour les fans de Formule E, cette saison promet du spectacle. Avec Citroën qui débarque, McLaren qui quitte la scène, et des rookies talentueux qui font leurs débuts, le plateau n’a jamais été aussi ouvert. Mais au centre de cette tempête, Oliver Rowland reste l’axe autour duquel tout tourne.
La clé de sa défense du titre réside dans la constance. L’année dernière, il a terminé hors des points à seulement deux reprises sur quatorze courses. Répéter cet exploit serait synonyme de couronne. Tout commence ce samedi à São Paulo, sous les projecteurs d’une saison historique et dans l’ombre des gratifs brésiliens qui encerclent ce circuit urbain mythique.
Le championnat est lancé. La défense du titre Formule E saison 2025-26 Rowland Sao Paulo E-Prix n’est pas seulement une course, c’est l’ouverture d’un chapitre qui pourrait sceller le destin d’Oliver Rowland parmi les légendes de la discipline électrique.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.