Norris répond aux critiques de Verstappen sur les voitures F1 2026

F1

Lando Norris, champion du monde en titre, a balayé d’un revers de main les vives critiques de Max Verstappen sur les nouvelles monoplaces de Formule 1 pour 2026. Au lendemain de la deuxième journée des essais pré-saison à Bahreïn, où Charles Leclerc a signé le meilleur temps devant Norris qui a réalisé le plus de tours, le pilote McLaren a rappelé que les pilotes F1 sont grassement payés et n’ont « rien à se plaindre ». Verstappen, de son côté, avait qualifié ces voitures de « pas drôles à conduire » et comparables à une « Formule E sous stéroïdes ».[1][2]

Cette passe d’armes intervient dans un contexte de transition réglementaire majeure, avec une emphase accrue sur l’énergie électrique et la gestion stratégique. Les deux pilotes, rivaux acharnés, incarnent des visions contrastées sur l’évolution de la discipline.

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Les critiques acerbes de Max Verstappen

Max Verstappen n’a pas mâché ses mots après avoir testé la Red Bull 2026 à Bahreïn. Le quadruple champion du monde a déploré une dépendance excessive à la gestion d’énergie, qui l’oblige à adopter une approche tactique loin du pilotage pur. « Les règles sont les mêmes pour tout le monde, donc il faut s’y adapter, mais en tant que pur pilote, j’aime conduire à fond, et là, ce n’est pas possible », a-t-il déclaré.[3]

Dans le simulateur, Verstappen avait même refusé de poursuivre les essais l’an dernier, estimant que la voiture « appartient à la Formule E ». Il évoque un ressenti « anti-course », où il faut ralentir dans les virages pour recharger l’énergie en vue des lignes droites. Cette philosophie, selon lui, rend les monoplaces « pas très F1 » et pourrait influencer sa longévité en catégorie reine.[2]

Ces remarques font écho à des préoccupations plus larges sur les nouveaux règlements, introduisant une puissance électrique accrue et des modes actifs d’aérodynamique remplaçant le DRS. Verstappen craint une dérive vers un « jeu d’échecs » plutôt qu’une bataille roue contre roue.

Pour illustrer ses griefs, voici les principaux points soulevés par le Néerlandais :

  • Gestion d’énergie excessive : Impact massif des inputs du pilote sur les performances en ligne droite.
  • Comparaison défavorable : « Formule E sous stéroïdes », loin du plaisir pur de la F1.
  • Conséquences personnelles : Ne l’aide pas à « rester en F1 » à long terme.

Verstappen n’est pas seul à pointer ces faiblesses, mais sa franchise, typique de son style, a lancé le débat.

La réplique positive de Lando Norris

Interrogé sur ces déclarations, Lando Norris a adopté un ton détendu et pragmatique. « C’est très amusant. J’ai vraiment apprécié », a lancé le Britannique, soulignant les nouveaux défis comme une opportunité. Il rappelle que les pilotes touchent des salaires astronomiques et peuvent choisir de partir s’ils le souhaitent.[1]

« On est payés une somme ridicule pour conduire, donc on ne peut pas vraiment se plaindre à la fin de la journée. Si Max veut prendre sa retraite, il peut le faire », a ajouté Norris. Pour lui, les monoplaces 2026 demandent une adaptation – gestion différente, compréhension accrue – mais restent plaisantes, avec voyages et adrénaline à la clé.

Norris tempère les plaintes en évoquant l’évolution constante de la F1. « Parfois c’est mieux à conduire, parfois moins. C’est un défi amusant pour les ingénieurs et les pilotes. » Il note que les équipes progresseront rapidement, rendant les voitures plus rapides d’ici la fin de l’année.

Ses arguments s’appuient sur son expérience récente :

  • Plaisir personnel : Apprécie les challenges électriques et stratégiques.
  • Perspective à long terme : Les autos seront plus vives en 2027.
  • Réalisme financier : Pas de pression pour rester dans un sport lucratif.

Cette vision optimiste contraste avec Verstappen, mais Norris respecte les opinions divergentes.

Les essais pré-saison à Bahreïn en détail

La deuxième journée à Bahreïn a vu Charles Leclerc signer le temps de référence, avec Norris bouclant le plus de tours pour McLaren. Sur la journée 1, le champion 2025 avait devancé Verstappen, confirmant la compétitivité de McLaren.[4]

Ces tests révèlent des faiblesses communes : les voitures paraissent moins vives que les précédentes, avec une adhérence imparfaite. Norris admet : « Ça ne semble pas aussi rapide que ces dernières années, ni aussi maniable. » Pourtant, adaptées à une réglementation visant la lenteur initiale, elles évolueront vite.

Les nouveautés techniques se dessinent :

  1. Poids réduit : Minimum à 768 kg, pour plus d’agilité.
  2. Aéro active : Modes X, Z et override manuel pour dépasser.
  3. Puissance hybride : Électricité dominante, forçant la stratégie.
  4. Suspensions push-rod : Retour pour compacité.

Red Bull et McLaren mènent, mais Ferrari progresse. Ces journées valident les critiques, tout en promettant des ajustements FIA.

Pour plus de détails sur les chronos, consultez le résumé des essais sur Autosport.

L’avenir des règlements 2026

Les divergences Norris-Verstappen illustrent un débat sain sur l’identité F1. Les ingénieurs promettent des bonds en performance, avec des vitesses approchant les 400 km/h. La FIA défend ces changements pour la durabilité et le spectacle.[5]

Historiquement, les révolutions réglementaires divisent – rappelez les ground effects des années 80 ou l’hybride en 2014. Verstappen pourrait s’adapter, comme en 2021 avec ses succès Red Bull.

Norris incarne la nouvelle génération, ouverte aux défis. Les tests de Barcelone avaient déjà vu son enthousiasme avec le #1 McLaren.

À suivre sur les plaintes de Verstappen en simu.

Cet échange pimente la saison à venir, rappelant que la F1 avance malgré les voix discordantes. Avec des améliorations attendues, 2026 pourrait surprendre positivement, redessinant la hiérarchie. Les fans guetteront si Verstappen reste fidèle ou si Norris confirme sa domination.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.