Nolan Siegel aborde sereinement l’année 2026, dernière de son contrat avec Arrow McLaren en IndyCar. Le pilote californien de 21 ans minimise la pression mise par le team principal Tony Kanaan, qui a fixé des critères clairs pour prolonger son bail au volant de la Chevrolet n°6.

Les attentes claires de Tony Kanaan
Tony Kanaan n’a pas mâché ses mots lors d’un entretien exclusif fin décembre. Il exige que Siegel termine dans le top 10 du championnat 2026 pour conserver sa place. “À mes yeux, il doit finir dans le top 10 du championnat et sinon, je ne pense pas pouvoir le garder”, a déclaré le team principal.
Kanaan reconnaît le talent du jeune Américain, mais insiste sur la nécessité d’apporter des résultats concrets à l’équipe. Avec seulement trois top 10 en 26 départs auparavant, Siegel doit progresser face à des coéquipiers comme Pato O’Ward ou Christian Lundgaard.
L’équipe fournira un matériel fiable et des stratégies optimales. Kanaan ajoute : “Nolan, tu dois faire ta part. Arrête de t’inquiéter du bruit extérieur, tais-toi et pilote.”
Cette franchise s’explique par le passé de pilote de Kanaan. Il sait ce que c’est que performer sous pression.
Pour 2026, aucune excuse ne sera tolérée. L’équipe vise le top 10 constant dès l’an prochain.
Retour sur une saison 2025 compliquée
La campagne 2025 de Siegel a été marquée par des frustrations. Classé 22e au général avec 213 points, il n’a signé que deux top 10 en 16 courses disputées, manquant la seconde à Iowa suite à un accident.
Son meilleur résultat : 8e à Road America. Sur 17 départs potentiels, il a mené 11 tours seulement.
L’adaptation à l’IndyCar a été rude après avoir quitté Indy NXT en tête en 2024. Peu de tests disponibles ont compliqué les choses.
Malgré tout, Siegel a appris des erreurs d’exécution, même quand le rythme était bon. Il a bénéficié des conseils de coéquipiers expérimentés comme Ryan Hunter-Reay.
Cette année a été “extrêmement difficile”, dixit le pilote, soulignant la compétitivité du plateau.
L’offseason au volant : Asian Le Mans et Daytona
Pour rester affûté, Siegel a choisi l’endurance cet hiver. Il a couru en Asian Le Mans Series avec Inter Europol Competition en LMP2, aux côtés de Nick Cassidy, Georgios Kolovos et Bijoy Garg.
Il a aussi participé aux 24 Heures de Daytona en IMSA, ainsi qu’à plusieurs manches en LMP3. “Autres que le simulateur, je n’ai pas conduit d’IndyCar, mais l’endurance aide”, explique-t-il.
Contrairement à l’offseason précédente, focalisée sur l’équipe, cette fois il a privilégié le roulage. Direction Sebring pour les tests en étant “frais” après Daytona et l’ALMS.
Ses anciens amis en endurance ont ravivé la passion. Cela l’a préparé mentalement pour 2026.
L’arrivée d’un nouveau shop chez Arrow McLaren promet des améliorations techniques.
La mentalité de Siegel : focus sur la performance maximale
Siegel balaie la pression contractuelle. “Ça ne change rien pour moi. Mon but est toujours de finir le plus haut possible”, assure-t-il.
Il pousse à fond chaque week-end, sans ajuster selon les attentes. “Je ne veux pas finir 7e si je peux viser 5e.”
Kanaan est un leader apprécié. “Il sait ce que c’est que piloter à fond”, note Siegel.
Excité pour 2026, il se sent plus prêt après les leçons de 2025. “J’ai beaucoup appris avec TK et mes coéquipiers.”
La pression interne prime : performer pour avoir un avenir en sport auto.
Perspectives pour 2026 et au-delà
2026 s’annonce décisif pour Nolan Siegel chez Arrow McLaren. Un top 10 au championnat validerait sa progression et ouvrirait la porte à une prolongation.
Son reset mental via l’endurance pourrait être la clé. Reste à traduire cela en résultats concrets sur l’ovale, les circuits routiers et les rues.
Arrow McLaren, ambitieuse, compte sur lui pour booster ses performances collectives. Pour Siegel, c’est l’occasion de prouver son potentiel et de s’imposer dans l’élite IndyCar.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.