Nasser Al-Attiyah remporte son sixième Dakar

Nasser Al-Attiyah a triomphé pour la sixième fois au Dakar ce samedi 17 janvier 2026, à l’issue de la 13e et dernière étape disputée autour de Yanbu en Arabie Saoudite. Parti en leader et ouvreur de cette boucle de 138 kilomètres, dont 105 chronométrés, le pilote qatari de 55 ans a su gérer son avance malgré une petite erreur de navigation. Copiloté par le Belge Fabian Lurquin, il offre à Dacia son premier succès sur l’épreuve mythique.[1][2]

Ce Dakar 2026, 48e édition du rallye-raid, a vu Al-Attiyah succéder à Yazeed Al-Rajhi (Toyota). Avec cette victoire, il n’est plus qu’à deux longueurs du recordman Stéphane Peterhansel, détenteur de huit succès en autos, sans compter ses six en motos. Le « Seigneur du Désert » a une nouvelle fois démontré sa maîtrise absolue des sables saoudiens.[3]

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Le parcours victorieux de Nasser Al-Attiyah

Nasser Al-Attiyah collectionne les trophées au Dakar depuis ses débuts. Sa première victoire remonte à 2011 avec Volkswagen, suivie d’un succès en 2015 sur Mini. Chez Toyota, il a dominé en 2019, 2022 et 2023, prouvant sa polyvalence avec différents constructeurs.

Cette édition 2026 marque son premier triomphe avec Dacia Sandriders. Dès les premières étapes, il a pris les commandes, remportant plusieurs spéciales clés, comme la 6e ou la 12e. Sa gestion stratégique a été irréprochable, évitant les pièges qui ont piégé ses rivaux.[4]

À 55 ans, Al-Attiyah reste au sommet. Passionné de tir au skeet et vingt fois champion du Moyen-Orient des rallyes, il allie vitesse et intelligence tactique. Sa joie était palpable à l’arrivée : « C’est incroyable, merci à toute l’équipe, on a travaillé tellement dur. J’ai encore du mal à y croire. Je suis tellement heureux pour Fabian, c’est sa première victoire. »

Fabian Lurquin, ancien copilote de Sébastien Loeb, a joué un rôle crucial. Leur duo a su corriger rapidement l’erreur de navigation de la dernière étape, préservant l’avance au général.

Al-Attiyah vise désormais les records absolus. À deux victoires de Peterhansel en autos, il pourrait briguer un septième sacre dès 2027. Sa longévité impressionne dans un sport aussi exigeant.

Dacia entre dans l’histoire du Dakar

Pour Dacia, cette victoire est historique. Deuxième participation seulement, l’équipe Sandriders rafle le titre avec Al-Attiyah et place Loeb au pied du podium. Le buggy hybride a tenu bon sur les 5000 km de dunes et pistes.[5]

Les deux Dacia ont dominé plusieurs étapes, réalisant un doublé sur la 6e spéciale. Cette performance valide le projet de retour aux rallyes-raid, après des années d’absence. Largus.fr souligne l’exploit pour le constructeur roumain.

La stratégie d’équipe a payé. Al-Attiyah en leader, Loeb en chasseur, ils ont couvert les arrières mutuellement face aux Ford agressives.

Dacia prouve que l’innovation paie. Le Sandrider, avec sa propulsion hybride, a excellé en endurance, un atout pour les futures éditions.

Ce succès booste la marque. Sur le marché, il renforce l’image sportive de Dacia, souvent associée à l’accessibilité.

Le podium : Nani Roma et Mattias Ekström en force

Nani Roma, 53 ans, termine second à 9’42” d’Al-Attiyah. Vainqueur en 2014, l’Espagnol retrouve le podium après 2019. Son parcours est exemplaire : il a vaincu un cancer de la vessie et soutenu son fils après un grave accident de motocross en 2024.

Mattias Ekström, Suédois de Ford, arrache la 3e place à 14’33”. Plus rapide de 8 secondes sur Loeb lors de la dernière étape, il devance le Français de 37 secondes au général. Sa vitesse pure a compensé les aléas du rallye.

Ford signe un doublé sur le podium avec ses Raptor T1+. M-Sport, à sa deuxième saison, confirme son retour en force.

Voici le top 5 final autos :

    1. Nasser Al-Attiyah / Fabian Lurquin (Dacia)
    1. Nani Roma / Alex Haro (Ford) +9’42”
    1. Mattias Ekström / Emil Bergkvist (Ford) +14’33”
    1. Sébastien Loeb / Édouard Boulanger (Dacia) +15’10”
    1. (à confirmer, mais Toyota en lice)[6]

Ces pilotes incarnent la résilience du Dakar.

Sébastien Loeb : dixième participation sans victoire

Sébastien Loeb, nonuple champion WRC, rate le podium pour 37 secondes. À sa 10e participation, le Français termine 4e sur Dacia, après avoir gagné du terrain sur la dernière étape.

Loeb a brillé par séquences, comme sur la 10e étape où il remonte. Mais des erreurs cumulées l’ont privé du top 3. « On a tout donné, mais ça n’a pas suffi », aurait-il confié.

Avec Édouard Boulanger, il forme un duo expérimenté. Leur Dacia a prouvé sa fiabilité, mais la concurrence Ford était féroce.

Loeb reste motivé. Sans victoire au Dakar, il vise 2027 pour décrocher le graal rallye-raid.

Son parcours inspire : du WRC au Dakar, il défie les âges à 51 ans.

Peterhansel, en Stock avec Defender, n’a pas brillé mais observe. Loeb pourrait s’inspirer de sa gestion.

La dernière étape : suspense et maîtrise

La 13e étape, boucle de 138 km autour de Yanbu, a sacré les héros. Al-Attiyah, leader, ouvre la piste mais corrige vite son erreur de nav.

Ekström remporte la spéciale, devançant Loeb. Pas de scénario fou comme en motos, où Benavides gagne pour 2 secondes sur Brabec. L’Équipe relate ce final serein en autos.

Les conditions : sable mer Rouge, navigation piégeuse. Al-Attiyah gère son avance de 9 minutes.

Cette étape symbolise le Dakar : imprévisible, mais récompense la constance.

145 commentaires sur L’Équipe montrent l’engouement.

Nasser Al-Attiyah entre un peu plus dans la légende du Dakar. Son sixième sacre renforce Dacia et inspire Loeb pour la suite. En 2027, le combat s’annonce rude : Peterhansel recordman, Loeb revanchard, Ford ambitieuse. Le rallye-raid reste le summum de l’endurance automobile.[7]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.