Nasser al-Attiyah file vers un sixième succès au Dakar 2026

Nasser al-Attiyah a frappé un grand coup lors de l’avant-dernière étape du Dakar 2026. Le pilote qatari au volant de sa Dacia Sandrider a remporté sa 50e victoire d’étape, égalant ainsi le record détenu par Stéphane Peterhansel et Ari Vatanen. Cette performance le place en position idéale pour décrocher un sixième triomphe général, à seulement 100 kilomètres de l’arrivée.

Ralenti par deux crevaisons, Sébastien Loeb a perdu sa place sur le podium provisoire au profit de Mathias Ekström. L’écart au général avec son dauphin Nani Roma s’élargit à 15 minutes et 2 secondes. Tout se jouera samedi sur une courte liaison finale.[1][2]

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La masterclass de Nasser al-Attiyah sur l’étape 12

L’étape du jour comptait 720 km, dont 311 km de spéciale dans la région rocailleuse de Yanbu. Nasser al-Attiyah a bouclé le parcours en 3h21’, démontrant une maîtrise parfaite des terrains hostiles. Son temps l’a placé devant Mitch Guthrie (Ford) à 1’04” et Toby Price (Toyota) à 1’25”.

Cette 50e victoire d’étape n’est pas un hasard. Le Qatari, déjà leader avant le départ, a devancé Nani Roma de 6’22” sur cette fraction. Son copilote Fabian Lurquin a joué un rôle clé dans cette gestion impeccable.[3]

Al-Attiyah aborde la finale avec sérénité. Les 100 derniers kilomètres ne devraient pas perturber sa mainmise. Pour plus de détails sur cette étape décisive, consultez l’article complet de L’Équipe.

Son palmarès parle pour lui : cinq Dakar déjà gagnés (2011, 2015, 2019, 2022, 2023). Cette 50e spéciale le rapproche de la légende.

Sébastien Loeb et les épreuves des pneus

Sébastien Loeb, coéquipier chez Dacia, a vécu une journée cauchemardesque. Deux crevaisons l’ont ralenti sur les chemins pierreux de Yanbu. « On a eu deux crevaisons », a-t-il expliqué à L’Équipe. « Après la première, on a calmé un peu le rythme et après la deuxième, encore un peu plus. »

Septième de l’étape à 5’13” d’Al-Attiyah, le Français s’est retrouvé gêné par la poussière en rattrapant des concurrents. Mathias Ekström, quatrième et ouvreur de piste, l’a devancé de 3’24” sur la spéciale. Loeb concède désormais 29” au Suédois au général.

« Quand j’ai vu toutes les pierres, je me suis dit qu’on ne pouvait pas rester à bloc, qu’il fallait trouver un compromis entre l’attaque et la gestion, qu’il fallait survivre », a philosophé Loeb. Tout reste ouvert pour le podium sur les 108 km finaux.

Malgré ces soucis, Loeb reste combatif. « On verra bien, tout est possible », a-t-il ajouté. Sa résilience est une constante dans sa carrière rallye-raid.

Nani Roma sous pression mécanique

Nani Roma, dauphin au général, a frôlé la catastrophe. L’Espagnol a cassé une pièce en fin d’étape et s’est arrêté après l’arrivée pour réparer son Ford Raptor. Romain Dumas, pilote officiel Ford à Pikes Peak 2026, l’a assisté pour la roue avant droite.

Cet incident a permis à Al-Attiyah d’accroître son avance à 15’02”. Roma a dû rallier le bivouac dans les délais pour rester en course. Une frayeur de plus dans un Dakar déjà éprouvant.

La concurrence Ford est rude, avec Ekström en embuscade. Roma, habitué des podiums, devra assurer demain.

Cette étape illustre les aléas du Dakar : mécanique fragile face aux rochers.

Mathieu Baumel : une arrivée émouvante

Mathieu Baumel, copilote de Guillaume de Mevius sur Mini, a connu une nouvelle journée galère (29e à 46’15”). Mais la surprise l’attendait : sa femme Barbara et ses enfants Mathys et Chloé à l’arrivée.

Amputé de la jambe droite en février précédent, Baumel avait gagné la première étape. Onze mois après son accident, il vise la finish. Samedi, il fêtera ses 50 ans en famille.

Cette histoire humaine émeut le paddock. Pour en savoir plus sur son parcours, voir le profil officiel Dakar.

Baumel incarne l’esprit du rallye : persévérance et joie partagée.

Perspectives pour la dernière ligne droite

  • Al-Attiyah : leader avec 15’02” d’avance, gère sereinement.
  • Roma : 2e, après réparation, mais sous surveillance.
  • Ekström : 3e, +29” sur Loeb, belle remontée.
  • Loeb : 4e, tente de reprendre le podium.

La finale de 108 km autour de Yanbu sera tactique. Peu de risques attendus, sauf incident.

Historiquement, les leaders solides comme Al-Attiyah concluent souvent. Son expérience pèse.

Un Dakar 2026 riche en émotions

Nasser al-Attiyah semble intouchable après cette étape mythique. Sa 50e victoire d’étape marque l’histoire, et son sixième général semble acquis. Sébastien Loeb, malgré les crevaisons, garde l’espoir d’un podium.

Ce rallye confirme la montée en puissance de Dacia avec ses Sandrider. Les enjeux humains, comme pour Baumel, ajoutent de la profondeur. Samedi, Yanbu couronnera les rescapés d’une quinzaine infernale.

Rendez-vous pour la grande finale, où tout peut encore basculer en rallye-raid.[4]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.