Nasser al-Attiyah s’est imposé avec maîtrise sur l’avant-dernière étape du Dakar 2026, une spéciale de 311 km au sein d’un parcours de 720 km menant vers Yanbu. Le pilote qatari de Dacia a bouclé l’épreuve en 3h21’, devançant Mitch Guthrie (Ford) de 1’04” et Toby Price (Toyota) de 1’25”. Cette performance lui permet d’égaler le record de 50 victoires d’étape détenu par Stéphane Peterhansel et Ari Vatanen.
Grâce à ce succès, al-Attiyah consolide sa place de leader au général, creusant l’écart sur son dauphin Nani Roma (Ford) à 15’02”. À deux pas des 100 derniers kilomètres de course prévus samedi, le Qatarien aborde la fin d’épreuve avec sérénité, un sixième sacre à portée de main.

La masterclass de Nasser al-Attiyah
Nasser al-Attiyah a démontré toute son expérience sur ces terrains rocailleux de la région de Yanbu. En remportant cette étape décisive, il non seulement prend les commandes mais égalise un record historique partagé avec deux légendes du rallye-raid.
Son chrono de 3h21’ sur la spéciale illustre sa constance. Devant Guthrie et Price, il a géré parfaitement sa monture Dacia, évitant les pièges qui ont piégé d’autres concurrents. Cet avantage de 6’22” sur Roma au général transforme une avance fragile en marge confortable.
Al-Attiyah, déjà quintuple vainqueur du Dakar, semble intouchable dans cette édition 2026. Sa 50e victoire d’étape marque un jalon dans sa carrière exceptionnelle, où il excelle en navigation et pilotage sur tous types de terrains.
Pour rappel, Peterhansel détient ce record avec ses innombrables succès en moto et auto, tandis que Vatanen l’avait établi dans les années 80. Al-Attiyah rejoint ce panthéon avec panache.
La sérénité du leader est palpable : les 100 km finaux samedi ne devraient être qu’une formalité pour valider son triomphe.
Les crevaisons fatales de Sébastien Loeb
Sébastien Loeb a vécu une journée noire marquée par deux crevaisons sur les chemins pierreux de Yanbu. Le Français, au volant de son Sandrider, termine 7e de l’étape à 5’13” d’al-Attiyah.
« On a eu deux crevaisons », expliquait Loeb à l’arrivée au micro de L’Équipe. « Après la première, on a calmé un peu le rythme et après la deuxième, encore un peu plus. La deuxième, c’était vers la fin de la spéciale, on s’est perdus, on s’est retrouvés dans des gros rochers et on a crevé là-dedans donc c’est dommage. »
Battue par Mathias Ekström (4e, Ford), Loeb perd sa place sur le podium provisoire. Le Suédois le devance désormais de 29”. Loeb reconnaissait la performance d’Ekström : « Il a bien roulé. Nous, on a été gênés par la poussière en rattrapant les voitures, mais il a visiblement fait une belle spéciale. »
Malgré tout, l’Alsacien reste combatif : « On verra bien, tout est possible » sur les 108 km restants. Ces incidents rappellent les défis pneus du Dakar, où la gestion des ressources est clé.
Loeb, neuf fois champion du monde des rallyes, poursuit son adaptation aux rallyes-raids, mais cette étape souligne la férocité de la concurrence.
Les frayeurs de Nani Roma et l’entraide
Nani Roma, dauphin au général, a frôlé la catastrophe en cassant une pièce en fin de spéciale. L’Espagnol s’est arrêté après l’arrivée pour réparer son Raptor et rallier Yanbu dans les délais.
Romain Dumas, pilote officiel Ford à Pikes Peak en 2026, s’est garé pour assister Roma à la roue avant droite. Cet esprit d’entraide illustre les valeurs du Dakar.
Roma perd du terrain : devancé de 6’22” sur l’étape, son écart au général avec al-Attiyah gonfle à 15’02”. Une alerte pour l’Espagnol, habitué aux coups durs.
Dumas, par ailleurs en lice pour une sixième victoire à Pikes Peak, montre sa polyvalence en aidant un rival.
Ces incidents rappellent que jusqu’au bout, rien n’est acquis au Dakar.
Le moment émouvant de Mathieu Baumel
Mathieu Baumel, copilote de Guillaume de Mevius sur Mini, a vécu une « journée galère » avec une 29e place à 46’15”. Pourtant, l’arrivée fut magique : sa femme Barbara et ses enfants Mathys et Chloé l’attendaient.
Amputé de la jambe droite en février après un grave accident, Baumel boucle un Dakar héroïque. Vainqueur de la première étape avec de Mevius onze mois après son drame, il vise la ligne d’arrivée samedi.
Ce 50e anniversaire en famille ajoute une note émouvante à son parcours. Baumel incarne la résilience dans ce sport impitoyable.
Son objectif : finir le rallye, un triomphe personnel immense.
Vers un sixième Dakar pour al-Attiyah ?
À l’approche des 100 km finaux, Nasser al-Attiyah tient son destin en main. Son avance de 15’02” sur Roma offre une marge de sécurité, malgré les aléas possibles.
Sébastien Loeb, à 29” d’Ekström pour le podium, et les autres poursuivants joueront leur va-tout. Pour Loeb, ces derniers kilomètres pourraient relancer la bataille.
Le Dakar 2026 réserve encore du suspense, mais al-Attiyah semble filer vers un sixième succès. Pour plus de détails sur les étapes précédentes, consultez cet article sur la 6e étape ou l’analyse de la 11e étape.
Cette édition confirme le statut de légende du Qatarien, tandis que Loeb et les Français Baumel et Dumas ajoutent leur grain de sel épique.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.