NASCAR Cup Series: Phoenix practice chaos as tire failures rock title contenders

Le week-end du championnat NASCAR Cup Series à Phoenix Raceway a connu un début tumultueux. La séance d’essais du vendredi 31 octobre 2025 s’est transformée en véritable cauchemar pour les équipes, avec une succession inhabituelle de ruptures de pneus qui ont rythmé l’unique session de pratique avant la course décisive. Ce phénomène inattendu a touché plusieurs écuries, dont trois des quatre prétendants au titre, créant une atmosphère d’incertitude et d’inquiétude à quelques heures seulement de la qualification et de la course du championnat. Les équipes ont dû composer avec des drapeaux rouges répétés et une piste parsemée de débris, transformant cette séance cruciale en un véritable parcours du combattant.

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Les premiers incidents de rupture de pneus NASCAR Cup à Phoenix pendant la pratique

La session d’essais n’avait pas encore atteint la barre des cinq minutes qu’elle fut déjà marquée par les premières défaillances. Chase Briscoe, l’un des quatre pilotes en lice pour le titre, a été le premier à subir les conséquences de cette vague de problèmes. Le pilote de la Toyota n°19 Joe Gibbs Racing a ralenti dans la ligne droite arrière avec un pneu arrière gauche crevé, traînant le dessous de son véhicule alors qu’il tentait de regagner les stands. Simultanément, A.J. Allmendinger a également connu une défaillance, cette fois sur son pneu avant gauche, forçant les officiels à déployer le premier drapeau rouge de la session.

Cette double défaillance n’était qu’un avant-goût des problèmes à venir. Dès la reprise de la session, Christopher Bell, coéquipier de Briscoe chez Joe Gibbs Racing, a connu le même sort avec un pneu arrière gauche crevé. Quelques instants plus tard, Daniel Suarez s’est arrêté sur la piste avec un pneu arrière gauche à plat, provoquant un nouveau drapeau rouge. La situation devenait préoccupante pour les équipes Toyota, qui semblaient particulièrement touchées par ces incidents.

Riley Herbst est devenu le premier pilote à toucher le mur après avoir subi une crevaison du pneu arrière gauche. Bien qu’il ait pu ramener sa voiture n°35 de 23XI Racing aux stands, l’incident a ajouté à l’atmosphère de tension qui régnait déjà sur le circuit d’un mile. Les équipes ont commencé à retenir leur souffle à chaque tour, craignant d’être la prochaine victime de cette série de défaillances inexpliquées.

L’escalade des problèmes et l’impact sur les prétendants au titre

Le troisième drapeau rouge de la session a marqué l’incident le plus spectaculaire. A.J. Allmendinger, qui avait déjà connu une première défaillance en début de session, s’est violemment écrasé dans le mur en entrant dans le virage 3. Le pilote a déclaré par la suite avoir subi une crevaison du pneu avant droit juste avant l’accident, illustrant la dangerosité de ces défaillances soudaines. Pendant ce temps, Chase Elliott a préféré se diriger immédiatement vers le garage par prudence après avoir ressenti un problème potentiel de pneu, tandis que son coéquipier chez Hendrick Motorsports et prétendant au titre, Kyle Larson, a légèrement touché le mur à la sortie du virage 4.

Denny Hamlin, l’un des quatre finalistes, a continué à rouler malgré les problèmes qui affectaient ses coéquipiers de Joe Gibbs Racing. Cependant, l’équipe a finalement pris la décision de se rendre au garage pour effectuer des travaux sous la voiture en réaction aux problèmes de pneus généralisés. Cette approche prudente témoigne de l’inquiétude qui régnait dans le paddock face à une situation sans précédent récent. Selon les données rapportées par Motorsport.com, au moins six pilotes différents ont connu des défaillances de pneus, entraînant quatre drapeaux rouges pendant la séance d’une heure.

Le calvaire n’était pas terminé. Kyle Busch a provoqué le quatrième drapeau rouge après avoir crevé son pneu arrière gauche avec environ quinze minutes restantes dans la session. Il s’était déjà légèrement touché le mur plus tôt dans la séance. Chase Briscoe, qui était retourné en piste après sa première crevaison, s’est plaint de vibrations et est rapidement retourné au garage. En fin de session, Daniel Suarez a connu une deuxième crevaison du pneu arrière gauche, mais la session est restée verte car il a pu ramener sa voiture aux stands.

Les explications techniques derrière ces ruptures de pneus NASCAR Cup à Phoenix pendant la pratique

Après cette session chaotique, les regards se sont tournés vers Goodyear et les équipes pour comprendre l’origine de ces multiples défaillances. Selon un représentant de Goodyear, il semblerait que des pressions de pneus inférieures aux recommandations aient conduit aux défaillances excessives observées pendant la session. Cette explication soulève la question éternelle dans le monde de la NASCAR : jusqu’où les équipes peuvent-elles pousser les limites des spécifications pour gagner un avantage compétitif ?

Pour cette course de championnat à Phoenix Raceway, Goodyear avait recommandé une pression minimale de 14 psi pour les pneus avant gauche et arrière gauche. Cette spécification était plus élevée que celle de la semaine précédente à Martinsville Speedway, où la pression minimale n’était que de 12 psi. Les équipes disposaient de seulement trois jeux de pneus pour la session de pratique de 50 minutes, utilisant le code de pneu Goodyear Racing Eagle D-5254 pour le côté gauche et D-5256 pour le côté droit. Cette combinaison de pneus avait déjà été utilisée cette saison à Bowman Gray, Martinsville, North Wilkesboro, Richmond et New Hampshire.

La configuration unique du circuit de Phoenix, avec ses virages asymétriques et son asphalte abrasif, met particulièrement à l’épreuve le côté gauche des pneus. Le virage 1 et 2 sont plus serrés que les virages 3 et 4, créant une charge inégale sur les pneus tout au long d’un relais. Cette caractéristique pousse souvent les équipes à ajuster leurs pressions de pneus pour optimiser la performance, mais apparemment, plusieurs équipes sont allées trop loin vendredi. Comme le souligne souvent la direction de la NASCAR, notamment Brad Moran, directeur général de la série Cup, les équipes “poussent parfois un peu trop loin” dans leur quête de performance.

Les répercussions sur la préparation du championnat

Cette session d’essais troublée a eu des conséquences significatives sur la préparation des équipes pour la course du championnat. Chase Briscoe, s’exprimant sur FS1 après la session, a déclaré : “Je suppose que c’est une bonne chose que ce ne soit pas seulement nous. C’est malheureux que cela se produise, mais au moins nous ne sommes pas seuls. Je suis sûr que James [Small, chef mécanicien] et tous les membres de notre équipe Bass Pro Shops Toyota vont trouver ce que nous pouvons faire pour gérer cela dimanche. Mais oui, c’est définitivement alarmant.”

Le pilote de la n°19 a également souligné la difficulté de la situation : “Ce n’était pas une bonne session d’essais pour nous parce que nous n’avons vraiment pas pu rouler beaucoup à cause des problèmes. Nous allons nous mettre au travail et voir ce que nous pouvons faire. Heureusement, c’est l’un de ces week-ends où c’est une session d’essais d’une heure, et vous pouvez apporter des modifications. Si c’était l’un des week-ends normaux que nous avons, nous serions vraiment dans une situation difficile.”

Malgré le chaos, des temps ont pu être enregistrés. Ty Gibbs a dominé le classement des vitesses devant le duo de Team Penske composé de Ryan Blaney et Austin Cindric. Parmi les prétendants au titre, Denny Hamlin s’est montré le plus rapide en se classant cinquième au général, suivi de William Byron en neuvième position, Kyle Larson en onzième et Chase Briscoe en seizième. Ryan Blaney a mené dans les moyennes sur dix et vingt tours, tandis que Larson s’est imposé sur les moyennes de quinze, vingt, et trente et trente-cinq tours. Larson a également effectué plus de tours que tout autre pilote avec 69 tours au total, démontrant une approche plus agressive de la préparation.

L’incident rappelle l’importance d’une préparation minutieuse lors du week-end de championnat, comme on a pu le voir lors de précédentes éditions à Phoenix. Cette série de ruptures de pneus NASCAR Cup à Phoenix pendant la pratique contraste fortement avec l’atmosphère professionnelle et respectueuse qui caractérisait généralement le jour des médias du championnat.

Les stratégies d’ajustement pour la course décisive

Face à cette situation inédite, les équipes ont dû rapidement adapter leurs stratégies pour la qualification et surtout pour la course du dimanche. L’une des principales préoccupations était de trouver le bon équilibre entre performance et fiabilité des pneus. Certaines équipes ont probablement décidé d’adopter une approche plus conservatrice en matière de pression de pneus, sacrifiant potentiellement quelques dixièmes de seconde par tour pour garantir que leurs pneus tiennent la distance.

Les conditions météorologiques prévues pour le dimanche ajoutaient une couche supplémentaire de complexité. Avec des températures élevées dans le désert de l’Arizona, la chaleur de la piste pourrait exacerber les problèmes de dégradation des pneus. Les équipes devaient donc calculer non seulement les pressions de pneus optimales pour les conditions fraîches du matin lors de la qualification, mais aussi anticiper comment ces réglages évolueraient dans la chaleur de l’après-midi pendant la course.

La gestion des pneus lors de la course décisive allait devenir un facteur crucial. Les chefs mécaniciens devaient décider s’ils allaient suivre strictement les recommandations de Goodyear ou prendre des risques calculés pour gagner un avantage compétitif. Cette décision était d’autant plus délicate que le championnat était en jeu, et qu’une crevaison au mauvais moment pourrait anéantir une saison entière de travail. Les arrêts aux stands deviendraient également plus critiques, avec la nécessité de vérifier soigneusement la pression des pneus à chaque changement.

L’expérience passée des équipes à Phoenix allait jouer un rôle déterminant. Les données historiques sur le comportement des pneus sur ce circuit particulier devenaient soudainement d’une valeur inestimable. Les équipes qui avaient méticuleusement collecté et analysé ces données au fil des années se trouvaient dans une position plus favorable pour naviguer dans cette situation complexe. Selon Racing News, au moins neuf incidents liés aux pneus ont été recensés pendant la session, un nombre exceptionnellement élevé qui a forcé toutes les équipes à reconsidérer leur approche.

L’impact psychologique sur les quatre finalistes

Au-delà des aspects techniques, cette session d’essais mouvementée a également eu un impact psychologique sur les quatre prétendants au titre. Pour Chase Briscoe, qui a directement subi une crevaison, l’incident a constitué un rappel brutal de la fragilité de ses espoirs de championnat. Chaque tour en course serait désormais teinté d’une certaine appréhension quant à la fiabilité des pneus. Cependant, comme il l’a souligné, le fait que le problème ait touché plusieurs équipes différentes atténuait quelque peu l’inquiétude spécifique à son équipe.

Denny Hamlin, de son côté, a vu ses trois coéquipiers de Joe Gibbs Racing touchés par des problèmes de pneus. Cette situation lui offrait paradoxalement une opportunité d’apprentissage : observer les défaillances des autres pour mieux comprendre ce qu’il fallait éviter. Son approche méthodique, caractérisée par le retrait au garage pour effectuer des vérifications préventives, témoignait d’une maturité stratégique qui pourrait s’avérer décisive dans la course au titre.

Kyle Larson, qui avait réalisé le plus grand nombre de tours pendant la session, démontrait une confiance dans les réglages de son équipe Hendrick Motorsports. Sa légère touche du mur à la sortie du virage 4 était plus le résultat d’une conduite agressive que d’un problème de pneu, suggérant que l’équipe avait peut-être trouvé un meilleur équilibre entre performance et fiabilité. William Byron, son coéquipier et également prétendant au titre, semblait avoir évité les problèmes majeurs, se concentrant sur l’accumulation de données précieuses pour la course.

Cette situation rappelle comment les finales précédentes à Phoenix ont souvent été déterminées par de petits détails et la capacité des équipes à gérer l’imprévu. La gestion des pneus pourrait très bien devenir le facteur décisif dans l’attribution du championnat 2025.

La séance d’essais du championnat NASCAR Cup Series à Phoenix Raceway restera dans les mémoires comme l’une des plus chaotiques de l’histoire récente. Les multiples ruptures de pneus NASCAR Cup à Phoenix pendant la pratique ont transformé ce qui aurait dû être une session de préparation standard en un véritable test de résilience pour les équipes. Avec au moins neuf incidents liés aux pneus, quatre drapeaux rouges et plusieurs prétendants au titre directement affectés, cette session a redistribué les cartes avant la course décisive. La capacité des équipes à analyser correctement les données recueillies et à ajuster leurs stratégies en conséquence pourrait faire la différence entre remporter le championnat ou voir le titre leur échapper. Une chose est certaine : la course du dimanche promet d’être palpitante, avec la gestion des pneus comme enjeu central dans la bataille pour la couronne suprême du NASCAR.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.