Nani Roma prend la tête du Dakar 2026 d'un souffle

Nani Roma a créé la surprise en s’emparant de la tête du classement général du Dakar 2026 au terme de la première partie de l’étape marathon, ce mardi. Au volant de sa Ford, l’Espagnol devance son coéquipier Carlos Sainz de seulement 57 secondes, tandis que Nasser al-Attiyah suit à 1’10. Cette journée intense de 410 km de spéciale a vu les Ford dominer, malgré des pénalités pour excès de vitesse.

Sébastien Loeb, qui occupait une position solide à mi-étape, a perdu beaucoup de terrain à cause d’une panne de direction assistée, reculant à 21 minutes du leader. Cette étape, la plus animée depuis le départ, a mis à l’épreuve la mécanique et la navigation de tous les concurrents.

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Les Ford au commandes après une spéciale folle

La première partie de cette étape marathon, entre Wadi ad-Dawasir et Bisha, a été marquée par une intensité rare. Nani Roma et Carlos Sainz ont su tirer leur épingle du jeu, occupant les deux premières places malgré de petites pénalités. Roma, qui a connu trois crevaisons dans les 100 premiers kilomètres, a qualifié sa performance de “miracle”.

“C’est un peu un miracle parce qu’on a crevé trois fois alors on est contents d’être là”, expliquait Roma à l’arrivée. J’ai eu deux crevaisons dans les 100 premiers kilomètres et jusqu’au pit-stop (km 187), je pense que mon père serait allé plus vite que moi. Je disais à Alex (Haro son copilote) : ‘Je sais pas rouler.’ Ensuite, on a remis les compteurs à zéro et on est repartis comme si c’était une nouvelle étape.

Les deux Ford ont bénéficié d’un rythme soutenu dans les dunes et les zones techniques. Sainz, leader matinal, n’a perdu que peu de temps sur son compatriote. Cette domination des Ford relègue les autres constructeurs, un podium aussi serré en deuxième semaine étant inédit dans l’histoire du Dakar.

Al-Attiyah, au volant de sa Dacia Sandrider, a limité les dégâts malgré des soucis de navigation – un peu de “jardinage” comme il le dit. Sa troisième place à 1’10 montre sa résilience habituelle.

Les galères mécaniques plombent Loeb et Lategan

Sébastien Loeb a vécu un calvaire en deuxième moitié d’étape. Remonté à 7’50 à mi-spéciale, l’Alsacien a souffert d’une panne de direction assistée dans les dunes finales. “C’était l’enfer, a soufflé l’Alsacien à l’arrivée. J’ai mal partout, je me suis arraché les pouces, les poignets. Je devais faire des 360 parce que je n’arrivais plus à tourner le volant.”

Henk Lategan, sur Toyota, a connu le même problème en début d’étape. Heureusement, le pit-stop au km 187 a permis un changement de pièce en moins de 20 minutes. Mais le Sud-Africain a ensuite heurté un arbre, brisant son pare-brise qu’il a dû enlever complètement.

“On est passés pas loin du désastre”, a admis Lategan, qui reste 4e au général à 6’13 de Roma. Ces pannes illustrent les risques de l’étape marathon, où les réparations sont limitées au bivouac refuge.

Mattias Ekström, sur Ford, a glissé à la 5e place à 11’19 après s’être perdu. Ces incidents mécaniques et de navigation ont reshapé le général de manière spectaculaire.

Performances notables et déceptions françaises

Parmi les pilotes partis tardivement, les Toyota ont brillé en tête de l’étape. Eryk Goczal l’a emportée en 3h46’42, devant son oncle Michal (+7’45) et Toby Price (+11’36). Lionel Baud, sur Mini avec sa fille copilote, signe un top 10 en 9e place, une belle performance française.

En revanche, déception pour Mathieu Serradori (Century), qui perd 41’ et une place au général (9e). Les difficultés de navigation ont favorisé les outsiders, profitant des traces laissées par les premiers.

Voici le top 5 du général après cette étape :

    1. Nani Roma (Ford)
    1. Carlos Sainz (Ford) à 0’57
    1. Nasser al-Attiyah (Dacia) à 1’10
    1. Henk Lategan (Toyota) à 6’13
    1. Mattias Ekström (Ford) à 11’19

Ces résultats soulignent la parité en tête, avec les leaders dans un mouchoir de poche.

Vers une seconde partie marathon sous haute tension

Demain, les équipages affronteront la seconde partie de 420 km, dont 300 de dunes pures avant Bisha. Sans assistance complète, les réparations au bivouac seront cruciales, surtout pour Lategan sans pare-brise ou Loeb diminué physiquement.

Pour plus de détails sur les étapes précédentes, consultez cet article sur la victoire de Roma à l’étape 5. L’article original de L’Équipe offre aussi des insights précieux (source L’Équipe).

Cette étape confirme que rien n’est joué dans ce Dakar 2026. Les Ford mènent la danse, mais al-Attiyah et Loeb, habitués aux remontées, pourraient rebondir. Les dunes à venir testeront la solidité mécanique et la stratégie des teams.

Le suspense reste total pour la suite de la course, avec un podium ultra-serré qui promet des batailles épiques jusqu’au bout.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.