Mitch Evans triomphe sous la pluie à l'E-Prix de Miami

Mitch Evans a lancé sa saison de Formula E sur les chapeaux de roues en remportant une victoire impressionnante lors de l’E-Prix de Miami. Parti neuvième sur la grille, le pilote Jaguar a profité d’une stratégie d’économie d’énergie astucieuse et de ses modes d’attaque pour remonter au classement dans des conditions humides difficiles. Son dépassement décisif sur Nico Mueller au virage 13 au 28e tour a marqué les esprits, lui permettant de mener jusqu’au bout et de l’emporter avec 3,151 secondes d’avance.[1]

Cette performance historique porte le compteur de victoires d’Evans à 15 en Formula E, un record absolu dans la discipline. Après deux premières manches sans points pour Jaguar, cette réussite brise la malédiction et relance les ambitions de l’équipe néo-zélandaise.[2]

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Une course marquée par la pluie et le safety car

La course s’est déroulée sous un ciel menaçant, avec un départ derrière le safety car pendant cinq tours en raison de la piste mouillée. Aucun temps au sec n’avait été réalisé auparavant, rendant les conditions imprévisibles dès le coup d’envoi. Nico Mueller, parti en pole, a mené les débats initiaux aux côtés de Felipe Drugovich.[1]

Au fil des tours, la pluie s’est intensifiée, favorisant les erreurs et les stratégies audacieuses. Drugovich a pris la tête en activant tôt son mode d’attaque, mais un accrochage majeur au 26e tour avec Antonio Felix da Costa a chamboulé la hiérarchie. Le pilote Andretti a mal jugé son freinage au virage 13, percutant la Jaguar du Portugais et endommageant son aileron avant.

Da Costa a pu repartir avec des dégâts minimes, tandis que Drugovich a dû s’arrêter aux stands. Cette collision a ouvert la voie à Evans, qui a grimpé méthodiquement grâce à une gestion parfaite de sa batterie. Les modes d’attaque ont joué un rôle crucial, avec des activations bien timées qui ont permis à plusieurs pilotes de progresser.

Pascal Wehrlein, parti 11e, a également brillé en remontant jusqu’au podium, complétant le doublé pour Porsche. Les conditions glissantes ont testé la maîtrise des pilotes, avec des tête-à-queue sporadiques mais sans incidents majeurs supplémentaires.

La course a duré 41 tours, Evans contrôlant son rythme en fin de manche pour préserver son avance. Cette épreuve inaugurale à l’autodrome international de Miami a offert un spectacle intense, récompensant la patience et la précision.[2]

La remontée spectaculaire de Mitch Evans

Parti de la neuvième place après des qualifications délicates, Evans a adopté une approche conservatrice en début de course. En économisant son énergie, il a évité les pièges de la pluie et attendu le bon moment pour attaquer. Son premier mode d’attaque au 19e tour l’a propulsé dans le top 5, avec une réserve substantielle de batterie.[2]

Le moment clé est survenu au 27e tour, avec un switchback magistral sur Mueller au virage 13. Feintant à l’extérieur avant de plonger à l’intérieur, le Néo-Zélandais a pris la tête de manière décisive. Cette manœuvre, saluée comme l’une des plus belles de la saison, a été rendue possible par une voiture parfaitement adaptée aux conditions humides.

Evans a ensuite géré sa seconde activation de mode d’attaque pour creuser l’écart, terminant avec 3,1 secondes d’avance. Cette victoire marque son 15e succès en Formula E, surpassant le record précédent et dépassant les 1000 points en carrière. Pour Jaguar, c’est la fin d’une disette de points après deux manches vierges.

La stratégie de l’équipe a été exemplaire, contrastant avec les difficultés de son coéquipier Nick Cassidy, 16e sans points. Evans a démontré une maturité rare, mesurant son allure pour contrer les menaces potentielles.

Cette performance relance Jaguar dans la course aux titres, Evans grimpant de la 17e à la 6e place au général. Un exemple parfait de comment transformer une position moyenne en triomphe historique.

Les résultats de l’E-Prix de Miami

Voici le top 10 de la course :

  1. Mitch Evans (Jaguar TCS Racing)
  2. Nico Mueller (Porsche) +3,151 s
  3. Pascal Wehrlein (Porsche)
  4. Joel Eriksson (Envision Racing) - meilleur résultat en carrière
  5. Nyck de Vries (Mahindra)
  6. Edoardo Mortara (Mahindra)
  7. Sébastien Buemi (Envision Racing)
  8. Antonio Felix da Costa (Jaguar)
  9. Pepe Marti (Cupra Kiro)
  10. Jake Dennis (Andretti) - champion 2022-23

Jake Dennis a sauvé un point en 10e position, tandis qu’Oliver Rowland, tenant du titre, a terminé 12e pour Nissan. Pour plus de détails, consultez le rapport officiel de la FIA Formula E.[1]

Ces résultats reflètent les aléas de la pluie, avec des surprises comme la 4e place d’Eriksson aidée par l’accrochage en tête.

Impacts sur le championnat pilotes et constructeurs

Cette manche resserre le haut du classement pilotes. Nick Cassidy conserve la tête pour Citroën, mais Pascal Wehrlein réduit l’écart à seulement deux points grâce à son podium. Evans intègre le top 6 avec 26 points, à égalité avec Mortara.[3]

Voici les dix premiers au championnat pilotes après Miami :

  1. Nick Cassidy (Citroën) - 40 pts
  2. Pascal Wehrlein (Porsche) - 38 pts
  3. Jake Dennis (Andretti) - 37 pts
  4. Oliver Rowland (Nissan) - 34 pts
  5. Nico Mueller (Porsche) - 33 pts
  6. Mitch Evans (Jaguar) - 26 pts
  7. Edoardo Mortara (Mahindra) - 26 pts
  8. Joel Eriksson (Envision) - 18 pts
  9. Sébastien Buemi (Envision) - 13 pts
  10. Taylor Barnard - 12 pts

Du côté constructeurs, Nissan mène devant Porsche, Andretti et Mahindra. Le doublé Porsche consolide leur position, tandis que Jaguar respire enfin. Consultez les classements complets sur le site FIA.[3]

La faible performance de Cassidy souligne la compétitivité accrue cette saison.

Vers le double-header de Djeddah

La Formula E se dirige maintenant vers le double-header de Djeddah les 13 et 14 février. Ce circuit rapide sera un test différent des conditions de Miami, favorisant peut-être la vitesse pure. Evans arrive en pleine confiance, prêt à enchaîner.

Porsche, avec son doublé, semble armé pour défier la tête du classement. Cassidy devra rebondir pour préserver son avance fragile. Ces deux manches saoudiennes pourraient redessiner la hiérarchie avant la suite du calendrier. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les fans de la discipline électrique.[2]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.