Mick Schumacher n’oubliera pas de sitôt sa première expérience sur un ovale en IndyCar. Le 4 février 2026, le pilote allemand de 26 ans a bouclé 97 tours lors d’un essai privé sur le Homestead-Miami Speedway, un circuit ovale de 1,5 mile. Au volant de la No. 47 Honda entièrement noire de Rahal Letterman Lanigan Racing (RLL), il a été accompagné par son coéquipier Graham Rahal, qui a effectué le shakedown, et par son coach Ryan Briscoe.[1][2]
Malgré une dégradation des pneus plus élevée que prévu, qui a contraint l’équipe à épuiser tous ses trains et à arrêter la séance plus tôt, la journée s’est déroulée sans encombre. Schumacher a rapidement pris la mesure des limites de la voiture, déclarant à Motorsport.com : « We reached it pretty early. » Cette première sortie marque une étape clé dans son adaptation à l’IndyCar pour la saison 2026.[3]

Le déroulement de la séance d’essai
L’essai s’est tenu sous un ciel nuageux initialement, avec des températures autour de 20-23 degrés Celsius, conditions idéales pour un apprentissage progressif. Graham Rahal a d’abord rodé la voiture avant de laisser Schumacher prendre le relais. Ryan Briscoe, récemment recruté comme coach, était sur place pour guider le pilote dans cette discipline inédite pour lui.
La dégradation des pneus a été le principal défi, obligeant l’équipe à utiliser tous les sets disponibles. Cela n’a pas empêché Schumacher de cumuler 97 tours, un volume respectable pour une première. La séance s’est achevée prématurément, mais avec des données précieuses en poche.
La voiture, élevée en hauteur de caisse, s’est montrée instable au début, avec une arrière très libre. Les ajustements successifs ont ensuite généré du sous-virage prononcé, offrant à Schumacher un spectre complet de comportements.
Cette variété d’extrêmes a été bénéfique pour l’apprentissage. L’équipe RLL a pu tester plusieurs configurations, affinant les réglages en temps réel. Pour un pilote venant de la Formule 1 et du WEC, où les ovale sont absents, c’est une immersion réussie.
L’approche méthodique a payé : pas de précipitation, juste de l’apprentissage pur. Schumacher a souligné l’importance de cette journée dans sa préparation globale.
Les impressions de Mick Schumacher sur la piste
« We reached it pretty early », a confié Schumacher, soulignant sa capacité à sonder les limites dès les premiers tours. La voiture oscillait beaucoup en raison de sa hauteur de caisse élevée, avec une tendance au survirage arrière initiale.
Les changements apportés ont inversé la donne, provoquant un sous-virage marqué. « Overall, I think we had both extremes that you want. We had both understeer, heavy understeer, and we had both also quite a loose rear », a-t-il expliqué, ravi de ces expériences contrastées.
Il se sent plus à l’aise avec le sous-virage, qui offre « the most security and safety ». L’oversteer demande encore du travail, mais cette séance lui donne des repères clairs.
« If anything, I would be much more confident and comfortable », ajoute-t-il. Il lui reste à identifier ses réglages préférés et son style de pilotage optimal sur ovale.
Cette première a boosté sa confiance. « I think we’ve really achieved a lot today », conclut-il, sourire aux lèvres.
Découverte des outils spécifiques à l’oval
Un élément nouveau pour Schumacher fut le weight-jacker, absent en F1 ou WEC. « The weight-jacker, itself, I felt like it was very interesting », dit-il. Il a expérimenté librement ses effets, en variant les positions de gauche à droite.
Cet outil ajuste la répartition des masses, crucial en trafic ou en solo, combiné aux barres anti-roulis. Schumacher apprécie sa polyvalence pour les conditions de course.
Il a ressenti les différences immédiates, affinant sa compréhension. Cela renforce son arsenal pour les ovale du calendrier 2026, comme Phoenix ou Indianapolis.
Cette découverte illustre les spécificités IndyCar : des outils pour maximiser la vitesse constante sans freinage en courbe.
Préparation et rôle de l’équipe RLL
La veille, Briscoe a emmené Schumacher sur la banking variable (18-20 degrés) en minivan, partageant ses astuces. Mais le vrai atout fut l’approche patiente : « Hey, we’re not here to prove anything, we’re just here to learn. »
Cette mentalité a résonné chez Schumacher, évitant la pression d’une première avec l’équipe. « That really resonated with me because that was the approach that I wanted to take », explique-t-il.
Rahal et Briscoe ont excellé dans ce rôle, tout comme l’ensemble de RLL. « Ryan’s been great for that. Graham’s been great for that. But especially the whole team has given me that feeling that we’re in it together. »
Signé en novembre 2025 avec RLL pour 2026, Schumacher bénéficie d’un environnement solide. Cet article de Motorsport.com détaille sa transition.[3]
Perspectives pour la saison IndyCar 2026
Après Homestead, des essais collectifs attendent : Sebring les 9-10 février pour les circuits routiers, puis Phoenix les 17-18 février, retour en IndyCar pour la course du 7 mars.
La saison débute le 1er mars à St. Petersburg, un circuit urbain. Parmi les 17 épreuves, six ovale, six circuits permanents et six urbains attendent Schumacher.
« It’s fun », avait-il teasé dans une vidéo RLL post-essai, confirmant son enthousiasme. L’article lié sur ses premières impressions en dit plus.[1]
Avec cette base, RLL vise haut en 2026. Schumacher, fils de Michael, pourrait briller dans cette nouvelle ère.
Cette journée à Homestead pose les fondations d’une saison prometteuse. Mick Schumacher gagne en assurance sur ovale, clé du championnat IndyCar. L’équipe RLL et lui avancent unis, prêts pour les défis à venir. Avec des essais supplémentaires, il affinera son pilotage, visant les podiums dès St. Pete. Un pas de géant pour le pilote allemand dans le monde de la monoplace américaine.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.