La saison 2025 de Formule 1 marque un tournant historique pour la discipline. Après une année 2024 sans aucune nouvelle recrue, le paddock accueille pas moins de six rookies talentueux, formant ce que beaucoup considèrent comme la meilleure promotion du XXIe siècle. Ces jeunes pilotes, âgés de 18 à 22 ans, ont débarqué avec des parcours junior impressionnants et des attentes considérables sur leurs épaules. Chacun d’entre eux rêve de devenir la nouvelle coqueluche de la Formule 1, mais une question domine les discussions au sein du paddock : qui est le meilleur rookie de Formule 1 en 2025?
La compétition entre ces nouveaux venus s’est avérée particulièrement intense, avec des performances qui ont souvent éclipsé certains pilotes expérimentés. Leur capacité à s’adapter à la pression, à apprendre des circuits complexes et à tirer le meilleur de leur monoplace varie considérablement d’un pilote à l’autre. Analyser leurs résultats et leur potentiel nécessite de prendre en compte de nombreux facteurs au-delà du simple classement du championnat.

Les six espoirs de la saison 2025
La saison 2025 voit l’arrivée d’une génération exceptionnelle de pilotes. Voici les six rookies qui composent cette promotion d’élite :
Kimi Antonelli, 18 ans, chez Mercedes, remplace Lewis Hamilton et porte les espoirs de toute une nation italienne. Champion de F4 et performant en F2, il a été décrit par Toto Wolff comme le prochain Verstappen.
Isack Hadjar, 20 ans, franco-algérien chez Racing Bulls, a remporté plus de courses en F2 que quiconque. Sa promotion dans l’écurie junior de Red Bull intervient après des années d’attente dans le programme de développement.
Oliver Bearman, 19 ans, chez Haas, s’est fait remarquer par ses remplacements réussis chez Ferrari en 2024. Avec 2,4 millions de followers sur Instagram, il incarne la nouvelle génération de pilotes connectés.
Liam Lawson, 22 ans, chez Red Bull, n’est techniquement plus un rookie selon la FIA (ayant disputé plus de trois courses) mais dispute sa première saison complète en 2025. Il remplace Sergio Pérez aux côtés de Max Verstappen.
Gabriel Bortoleto, 20 ans, champion de F2 2024 chez Sauber, a rejoint l’équipe suisse qui deviendra Audi en 2026. Il a remporté les titres de F3 et F2 consécutivement, rejoignant un club fermé.
Jack Doohan, 21 ans, chez Alpine, fils du légendaire Mick Doohan de la moto. Il a fait ses débuts à la dernière course de 2024 et dispute maintenant sa première saison complète.
Les critères d’évaluation d’un rookie
Déterminer qui est le meilleur rookie de Formule 1 en 2025 ne se résume pas à consulter le classement du championnat. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour évaluer la performance et le potentiel d’un pilote débutant.
Les performances brutes constituent le premier indicateur. Combien de fois le pilote a-t-il marqué des points? Quels sont ses meilleurs résultats en course? Kimi Antonelli brille particulièrement dans ce domaine avec treize entrées dans les points et deux podiums, le plaçant au septième rang du championnat pilotes.
L’adaptation à la pressure représente un facteur déterminant. Certains pilotes évoluent dans des écuries de pointe avec des attentes énormes (Antonelli chez Mercedes), d’autres dans des équipes du milieu de peloton avec moins de pression médiatique mais des voitures moins performantes (Bortoleto chez Sauber).
La régularité en qualifications et en course révèle la maturité du pilote. Oliver Bearman s’est illustré par une progression constante, culminant avec une surprenante quatrième place au Grand Prix du Mexique. Cette capacité à se battre avec des pilotes expérimentés sur des circuits difficiles démontre un potentiel exceptionnel.
Le contexte de l’équipe joue également un rôle crucial. Comparer les performances de pilotes évoluant dans des monoplaces de niveaux différents reste un exercice délicat. Isack Hadjar l’a d’ailleurs souligné : “Tant qu’on n’est pas dans la même voiture, on ne peut pas vraiment comparer. On fait tous du très bon travail face à nos coéquipiers.”
Kimi Antonelli, le prodige italien porté par Mercedes
Le jeune Italien de 18 ans incarne probablement la pression la plus intense de toute la promotion 2025. Prendre la place de Lewis Hamilton chez Mercedes représente un défi colossal, d’autant plus que Toto Wolff l’a qualifié de “prochain Verstappen”.
Ses performances parlent d’elles-mêmes. Avec treize courses dans les points et deux podiums à son actif, Antonelli occupe la septième position du championnat pilotes, devenant de facto le meilleur rookie de Formule 1 en 2025 en termes de résultats bruts. Son podium au Brésil, après une bataille “très stressante” contre Max Verstappen lui-même, a confirmé son statut de talent générationnel.
L’histoire d’Antonelli avec la Scuderia Mercedes possède une dimension presque irréelle. En 2018, à 12 ans, il était Grid Kid lors du Grand Prix d’Italie et avait murmuré à Hamilton : “Souviens-toi que tu es le meilleur, tu peux gagner”. Six ans plus tard, il occupe son siège dans l’une des équipes les plus victorieuses de l’ère moderne.
Cependant, sa saison n’a pas été exempte d’erreurs de débutant. Lors des essais libres à Monza, il a mis la voiture de George Russell dans le mur, rappelant que même les plus grands talents doivent apprendre à gérer la pression. Malgré ces erreurs, sa capacité à rebondir et à obtenir des résultats impressionnants démontre une résilience mentale rare pour un pilote de son âge.
Portant les espoirs d’une nation italienne qui n’a pas connu de vainqueur en Grand Prix depuis Giancarlo Fisichella en 2006, Antonelli cumule plus d’un million de followers sur Instagram. Sa popularité précoce ajoute une pression supplémentaire, mais semble le motiver davantage.
Isack Hadjar, la révélation française de Racing Bulls
Le franco-algérien de 20 ans représente l’une des découvertes les plus enthousiasmantes de la saison. Promu chez Racing Bulls fin décembre 2024, après que Liam Lawson a libéré le baquet pour rejoindre Red Bull, Hadjar a immédiatement fait impression.
Actuellement dixième au championnat, il se positionne comme le principal challenger d’Antonelli pour le titre de meilleur rookie. Ses performances ont été saluées par ses pairs, y compris Gabriel Bortoleto qui a déclaré : “Isack Hadjar a été très fort cette année. Il a impressionné tout le monde par sa constance et sa capacité à extraire le maximum de sa Racing Bulls.”
Le parcours de Hadjar en F2, où il a remporté plus de courses que n’importe quel autre pilote, laissait présager de grandes choses. Son temps de réaction exceptionnel, notamment lorsqu’il a évité de justesse un accident dans le tunnel de Monaco, illustre des réflexes qui font la différence en Formule 1.
Ce qui distingue Hadjar, c’est son absence de pression excessive. Contrairement à Antonelli, il n’a pas de record du monde à battre ni les espoirs d’une nation entière sur ses épaules. Cette liberté relative lui permet de se concentrer sur son apprentissage auprès d’un pilote expérimenté comme Yuki Tsunoda.
Sa progression est si convaincante que des rumeurs persistantes évoquent déjà une possible promotion chez Red Bull dès 2026, aux côtés de Max Verstappen. Isack Hadjar lui-même a reconnu les limites de la comparaison entre rookies : “Tant qu’on n’est pas dans la même voiture, on ne peut pas vraiment comparer.” Pourtant, son calcul froid et sa régularité le placent clairement parmi les meilleurs.
Oliver Bearman, la surprise anglaise aux réseaux sociaux puissants
À 19 ans, Oliver Bearman représente parfaitement la nouvelle génération de pilotes. Avec 2,4 millions de followers sur Instagram, il a construit une audience considérable avant même de disputer sa première saison complète. Son approche naturelle et son absence de personnage “manucuré” lui ont permis de connecter avec une audience jeune et exigeante.
Ses performances sur la piste sont tout aussi impressionnantes que sa présence médiatique. Après un remplacement réussi chez Ferrari en Arabie saoudite 2024 (septième place), il a confirmé son potentiel avec Haas en 2025. Sa quatrième place surprenante au Grand Prix du Mexique, suivie d’une sixième place au Brésil, lui ont permis de grimper à la onzième position du championnat.
Ce qui distingue Bearman, c’est sa capacité à s’adapter rapidement. Malgré un CV junior moins garni de titres que certains de ses concurrents, il a démontré que les résultats en formules de promotion ne déterminent pas tout le potentiel d’un pilote. Son association avec Esteban Ocon chez Haas lui offre un mentorat précieux.
Bearman a lui-même décrit sa saison comme “un apprentissage constant”. Lors d’une interview après son podium mexicain, il a confié : “Chaque course est une leçon. Je ne cherche pas à être parfait immédiatement, mais à progresser constamment.” Cette maturité et cette patience témoignent d’une approche professionnelle rare pour un pilote de son âge.
Sa capacité à marquer des points régulièrement malgré une voiture de milieu de peloton renforce son cas pour être considéré comme le meilleur rookie de Formule 1 en 2025. Comme l’a souligné Gabriel Bortoleto : “Si les trois dernières courses n’avaient pas eu lieu, j’aurais dit Isack Hadjar, mais Oliver Bearman mérite aussi d’être mentionné.”
Les autres prétendants et leur potentiel
Au-delà du trio de tête, trois autres pilotes méritent attention pour des raisons différentes.
Liam Lawson, chez Red Bull, occupe la quinzième position avec 36 points. Disputer sa première saison complète aux côtés de Max Verstappen représente un défi immense. Sa promotion rapide, remplaçant Daniel Ricciardo puis Sergio Pérez, témoigne de la confiance de Red Bull. Cependant, la pression est proportionnelle aux attentes, et chaque erreur est scrutée à la loupe. Lawson attend patiemment depuis des années dans les coulisses de la famille Red Bull, mais son parcours reste fragile comme l’ont montré les expériences d’Alexander Albon et Pierre Gasly avant lui.
Gabriel Bortoleto, champion de F2 2024, peine à se révéler chez Sauber. Dix-neuvième au championnat, le Brésilien n’a pas encore montré tout son potentiel, mais son équipe loue sa régularité et sa maturité. Évoluant dans une voiture en bas de grille, il se concentre sur 2026 lorsque Sauber deviendra Audi. Son association avec Nico Hülkenberg lui offre un mentorat idéal pour apprendre les ficelles du métier.
Jack Doohan, chez Alpine, reste le plus discret de la promotion. Vingt et unième sans points, il évolue dans une équipe en reconstruction. Son expérience en tant que pilote de réserve et ses centaines d’heures en simulateur devraient lui permettre de progresser, mais la voiture Alpine ne lui facilite pas la tâche.
Analyse comparative: qui mérite vraiment le titre?
Pour déterminer qui est le meilleur rookie de Formule 1 en 2025, il faut établir une hiérarchie basée sur des critères objectifs et subjectifs.
Sur le plan statistique, Kimi Antonelli domine sans conteste. Septième au championnat, treize courses dans les points, deux podiums. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et le placent largement en tête. La pression énorme chez Mercedes n’a pas étouffé son talent, bien au contraire. Son podium au Brésil, obtenu en battant Verstappen, restera comme le point culminant de sa saison rookie.
Sur le plan du potentiel brut, Isack Hadjar impressionne. Son adaptation immédiate à la F1, sa régularité chez Racing Bulls et ses performances en qualifications le distinguent. Le fait que des rumeurs évoquent déjà une promotion chez Red Bull témoigne de l’estime dans lequel il est tenu. Sa dixième place au championnat, obtenue dans une équipe moyenne, représente un exploit comparable aux performances d’Antonelli.
Sur le plan de la progression, Oliver Bearman mérite une mention spéciale. Partant d’une position difficile chez Haas, il a su tirer le meilleur de sa voiture et progresser régulièrement. Sa quatrième place au Mexique reste comme l’une des performances les plus surprenantes de la saison. Son onzième rang au championnat, obtenu avec une équipe de milieu de peloton, démontre une efficacité maximale.
L’avis des experts et des pilotes penche en faveur d’Antonelli, mais avec des nuances. Comme l’a souligné un journaliste spécialisé : “Antonelli a les résultats, Hadjar a le potentiel, Bearman a la progression. Le choix dépend de ce que vous valorisez chez un rookie.”
Le débat reste ouvert, mais une chose est certaine : cette promotion 2025 est exceptionnelle. Gabriel Bortoleto a résument parfaitement : “Nous sommes une bonne génération. Et la F1 en a besoin.”
Verdict: Antonelli, mais le combat reste serré
Après analyse de toutes les données disponibles, des performances sur la piste et des potentialités futures, Kimi Antonelli mérite le titre de meilleur rookie de Formule 1 en 2025. Ses résultats objectifs, obtenus sous une pression intense chez Mercedes, sont tout simplement insurpassables. Deux podiums pour un rookie constituent un exploit rare, qui le place dans une catégorie à part.
Cependant, ce verdict ne doit pas occulter la performance exceptionnelle d’Isack Hadjar, qui a démontré un potentiel de futur champion. Sa progression constante et sa maturité tactique en font le principal rival d’Antonelli. Si le Français évoluait chez Mercedes, le combat serait probablement beaucoup plus serré.
Oliver Bearman complète un podium de rookies méritant, avec une saison brillante marquée par une progression remarquable et une capacité d’adaptation hors norme. Sa saison chez Haas démontre qu’il saura tirer profit d’une meilleure monoplace lorsque l’opportunité se présentera.
Cette promotion 2025 redéfinit les attentes pour les futurs rookies. Le niveau d’excellence démontré par Antonelli, Hadjar et Bearman signale que la relève de la Formule 1 est entre de bonnes mains. Pour les équipes, le défi sera de nourrir ces talents sans les brûler, comme cela s’est parfois produit par le passé.
Le futur de la Formule 1 s’écrit avec ces jeunes pilotes. Et si la saison 2025 est une indication, les fans peuvent s’attendre à une décennie de courses passionnantes et de rivalités intenses entre ces nouvelles étoiles montantes. L’arrivée d’Audi en 2026, avec Bortoleto, et les possibles mouvements entre équipes ne feront qu’ajouter du piment à une compétition déjà féroce.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.