Zak Brown, PDG de McLaren, a qualifié la polémique entourant le ratio de compression du moteur Mercedes de « politique typique de la Formule 1 ». Lors du lancement de la MCL40, la voiture 2026 de l’équipe, il a balayé les accusations de ses rivaux comme de simples jeux politiques. McLaren, l’une des quatre équipes utilisant les moteurs Mercedes aux côtés de l’équipe officielle, Williams et Alpine, défend la légalité totale du power unit.[1]
Cette controverse porte sur la capacité de Mercedes à respecter le ratio de 16:1 mesuré à froid et statique, tout en l’augmentant potentiellement en conditions chaudes et dynamiques. Les concurrents estiment que cela confère un avantage significatif. Brown insiste cependant sur la conformité aux règles et compare cela à des précédents historiques comme les double diffuseurs.

Le contexte technique du ratio de compression
Le ratio de compression mesure la compression du mélange air-carburant dans les cylindres des moteurs V6 hybrides. Pour la génération actuelle et 2026, la FIA l’a limité à 16:1, contre 18:1 auparavant, afin de faciliter l’arrivée de nouveaux constructeurs comme Audi.
Cette mesure se fait uniquement à froid et statique, ce qui laisse une marge d’interprétation. Audi, Honda et Ferrari accusent Mercedes d’exploiter une astuce pour dépasser ce seuil en course, gagnant ainsi en puissance. Mercedes réaffirme la légalité de ses moteurs.[1]
La FIA et le comité consultatif des power units ont débattu de solutions, comme des tests à chaud ou des capteurs supplémentaires en fonctionnement. Toute modification requiert une supermajorité : quatre des cinq motoristes, la FIA et Liberty Media.
Malgré les pressions, des changements à court terme semblent improbables avant le Grand Prix d’Australie en mars 2026. Red Bull Powertrains, initialement perçu comme bénéficiaire, devrait aussi voter.
Cette polémique rappelle des épisodes passés où des interprétations réglementaires ont divisé le paddock, comme les diffuseurs doubles en 2009.
Les enjeux sont élevés avec l’arrivée des nouveaux moteurs 50/50 électriques/thermiques en 2026, où chaque dixième compte.
Les déclarations de Zak Brown au lancement de la MCL40
Lors de la présentation de la livrée papaya de la MCL40, Zak Brown a été clair. « C’est la politique typique de la F1. Le moteur est conçu et totalement conforme aux règles », a-t-il déclaré.
Il minimise l’avantage supposé : « Je ne crois pas qu’il y ait un avantage significatif tel que représenté par la concurrence. Leur job est de faire une histoire de tout avantage perçu. »
Brown loue même Mercedes HPP : « Le moteur a passé tous les tests. HPP a fait un bon boulot. » Il compare à des innovations passées, légitimes car dans les clous.
Malgré son rôle de client Mercedes, McLaren ne craint pas de représailles. Brown rejette les rumeurs d’équipes absentes en Australie.
Ces propos interviennent alors que McLaren brille en 2025, avec Lando Norris champion potentiel.
Brown se concentre sur 2026, où McLaren vise la reconquête avec Mercedes jusqu’à fin 2025, avant Honda en 2026.
Positions des équipes Mercedes et des rivaux
McLaren, Williams et Alpine dépendent des moteurs Mercedes. Brown est confiant : « Je ne peux pas imaginer qu’il n’y ait pas d’équipes Mercedes sur la grille en Australie. Nous aurons tous les clients Mercedes au départ. »
Mercedes défend fermement sa position, Toto Wolff exhortant les rivaux à « se ressaisir ». La FIA veut clore le dossier avant 2026.
Audi, Honda et Ferrari poussent pour des tests plus stricts. Ils craignent un déséquilibre dès Melbourne.
Red Bull-Ford, nouveau venu, pourrait pencher pour le statu quo, protégeant son interprétation similaire.
- Audi : Novice en 2026, veut des règles accessibles.
- Honda : Partenaire d’Aston Martin, soupçonne un avantage déloyal.
- Ferrari : Leader actuel, exige égalité.
Cette division illustre les tensions pré-2026.
Perspectives pour la saison 2026 et au-delà
La FIA priorise la stabilité pour éviter un chaos en ouverture. Des ajustements demandent consensus, freinant les changements rapides.
Si implémentés, des tests à chaud pourraient forcer Mercedes à adapter ses moteurs, risquant des retards.
Pour McLaren, fidèle à Mercedes en 2026 ? Non, transition vers Honda RBPT en 2026. Mais pour 2025 extension ? Attente.
La polémique souligne la course à l’innovation dans les limites réglementaires. Comme les double diffuseurs, elle pourrait inspirer tous.
McLaren mise sur sa MCL40 et son duo Norris-Piastri pour contrer Ferrari et Red Bull.
Zak Brown voit cela comme du bruit inutile, focalisant sur le développement. La grille australienne sera complète, promet-il.
En fin de compte, cette saga renforce l’image politique de la F1, mais ne freinera pas l’excitation de 2026. Les fans attendent des moteurs plus puissants et éco-responsables, quel que soit le vainqueur technique.[1]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.