McLaren identifie ses faiblesses lors des tests F1 2026 à Bahreïn

F1

Malgré un leadership en termes de kilomètres parcourus lors des essais pré-saison à Bahreïn, McLaren n’est pas encore pleinement satisfaite de ses performances. Lando Norris, champion du monde en titre, a terminé deuxième du jour 2, à seulement une demi-seconde de Charles Leclerc, tout en réalisant le plus grand nombre de tours avec 149 boucles. Cependant, le pilote britannique admet que l’équipe de Woking est encore en retard sur Red Bull et Ferrari, particulièrement au niveau de l’unité de puissance.[1][2]

Le paddock est divisé : certains misent sur un retour en force de Mercedes, tandis que d’autres louent l’efficacité énergétique du moteur Red Bull-Ford. Les traces GPS de Max Verstappen lors de ses longs relais mercredi ont impressionné, révélant une capacité à déployer plus d’énergie sur les lignes droites. McLaren, qui a dévoilé sa livrée d’essais récemment, continue d’accumuler des données précieuses, mais les ingénieurs savent qu’il reste du travail.[3]

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Les performances en piste de McLaren

McLaren a dominé le premier jour des essais à Bahreïn, avec Lando Norris signant le meilleur temps en 1’34”669 devant Verstappen. Oscar Piastri avait ouvert la voie le matin, avant que Norris ne prenne le relais pour booster les chronos. Au total, l’équipe a accumulé un volume impressionnant de données, surpassant souvent les concurrents en endurance.

Le jour 2 a vu Leclerc s’imposer en matinée, comme nous l’avons détaillé dans notre couverture dédiée. Norris, à 0,396 seconde, a complété 149 tours, le plus élevé de la journée, contre 139 pour Leclerc et moins pour d’autres. Cela représente une amélioration par rapport au shakedown de Barcelone, où McLaren avait roulé moins.

Pour le jour 3, en cours ce jeudi 12 février, c’est Piastri qui prend le volant, face à Russell (Mercedes), Antonelli et Verstappen. McLaren vise à affiner setups et stratégies énergétiques.[4]

Voici les temps cumulés les plus rapides après le jour 2 :

  • Charles Leclerc (Ferrari) : 1’34”273
  • Lando Norris (McLaren) : +0,396 s
  • Max Verstappen (Red Bull) : +0,525 s

Ces résultats montrent une compétitivité en qualification, mais des lacunes en rythme de course persistent.

Malgré le leadership en mileage, Norris insiste sur le besoin d’améliorations. L’équipe a testé divers modes de déploiement, récoltant des infos cruciales pour Mercedes HPP.

Les déclarations de Lando Norris

« Ils ont une très bonne unité de puissance, à en juger par les traces GPS », a déclaré Norris à propos de Red Bull. « Ils déploient avec beaucoup d’efficacité. Nous devons comprendre comment ils font. Il y a des choses que je peux améliorer, et d’autres du côté McLaren et Mercedes HPP. »[1]

Le Britannique, deuxième au général provisoire, n’est pas euphorique : « À l’heure actuelle, ils [Red Bull] sont un bon pas devant nous. Quand quelqu’un a un avantage en déploiement, c’est du temps gratuit en poche. Sans effort, tu vas plus vite. » Il ajoute que McLaren n’est pas au niveau de Ferrari non plus.

« Il y a encore beaucoup à comprendre, mais aujourd’hui [jeudi] était une bonne journée pour moi en termes de compréhension et de confiance dans la voiture », poursuit-il. Norris apprécie les détails analysés post-séance, visant une meilleure unité de puissance globale.

Sur les plaintes de Verstappen concernant les monocoques 2026, Norris taquine : « Les pilotes n’ont rien à se plaindre. S’il veut, il peut prendre sa retraite. » Une pique légère soulignant l’adaptation rapide de McLaren.[5]

Ces mots reflètent une honnêteté typique de Norris, contrastant avec l’optimisme prudent de l’équipe.

L’analyse technique : focus sur l’efficacité énergétique

Red Bull excelle en récolte et déploiement d’énergie électrique, permettant des vitesses de pointe supérieures en ligne droite. McLaren, motorisée par Mercedes, peine dans ces domaines, malgré un châssis compétitif. Neil Houldey, directeur technique engineering, confirme : « Comprendre où déployer et récolter sera crucial. »

« Nous voyons des équipes déployer plus ou à des moments différents. Mercedes HPP a travaillé dur sur notre PU, et je suis sûr que nous aurons le déploiement nécessaire pour être compétitifs », assure Houldey. L’équipe affine logiciels, styles de pilotage et stratégies sur les quatre jours restants.

Pour plus de détails sur ces enjeux, consultez cet article complet de Motorsport.com.

Les premiers jours ont révélé des différences intra-fabricants, soulignant l’apprentissage en cours. McLaren bénéficie de son expérience 2025 pour progresser vite.

Un aspect clé : l’absence de full-power chez certains, avec un jeu politique pour masquer les cartes.

Perspectives pour McLaren et le reste des essais

McLaren reste confiante grâce aux données massives collectées. Le shakedown de Barcelone a posé les bases, et Bahreïn affine le tout. Comme vu lors de la matinée inaugurale dominée par Verstappen, la concurrence est rude.

Pour le site officiel, rapports McLaren jour 2 soulignent une journée productive. L’équipe vise l’équilibre perf/endurance avant Melbourne.

Les jours 3 et 4 permettront plus de longs runs et simulations course.

Malgré les aveux de Norris, McLaren est dans le top 4 avec Red Bull, Ferrari et Mercedes. Les améliorations attendues de Mercedes HPP pourraient inverser la tendance. Ces tests posent les fondations d’un championnat serré en 2026, où l’efficacité énergétique sera décisive. Reste à voir si Woking comblera l’écart avant la saison.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.