McLaren encouragé par les essais de départs à Bahreïn pour la F1 2026

F1

Au cœur des essais pré-saison à Bahreïn, la FIA a testé une procédure de départ allongée pour les monoplaces 2026, répondant aux inquiétudes sur la sécurité liées aux nouveaux moteurs hybrides. McLaren, qui avait exprimé des préoccupations, se montre désormais rassuré après des essais prometteurs mercredi soir. Mark Temple, directeur technique performance de l’équipe, a salué une séquence fluide sans accroc notable.[1]

Cette mesure ajoute cinq secondes entre l’alignement du dernier pilote et l’allumage des feux, permettant aux turbos de monter en régime. L’équipe de Woking voit là un pas positif, alors que les tests se poursuivent jeudi et vendredi.

f1-bahrain-2026-start-procedure-mclaren_0.jpg

Pourquoi les départs sont devenus si compliqués en 2026

La suppression du MGU-H des unités de puissance 2026 a bouleversé les procédures de départ. Auparavant, ce composant électrique maintenait le turbo à haut régime, minimisant le lag. Désormais, les pilotes doivent maintenir les gaz à fond pour faire tourner le turbo via l’échappement, tout en chargeant la batterie.

Mark Temple explique : « Les moteurs turbo needent avoir le turbo qui tourne pour délivrer toute la puissance. Sans MGU-H, on fait circuler du gaz pour le maintenir en rotation. Sur la grille, les voitures chargent leur batterie contre le moteur pour garder le turbo prêt. »[1]

Cette technique expose les pilotes à un risque d’anti-décrochage prolongé, surtout en fond de grille où le temps manque. Valtteri Bottas (Cadillac) souligne : « Mon seul souci, c’est en fond de grille : les feux s’allument avant qu’on ait spoolé le turbo. »

Les essais à Bahreïn ont permis de regrouper plusieurs voitures pour simuler une grille réelle, dissipant certains doutes. Comme détaillé dans notre article sur les faiblesses identifiées par McLaren lors de ces tests, l’équipe affine ses setups malgré les défis.

Ferrari avait anticipé en optimisant son turbo, réduisant sa taille pour un spool plus rapide. Cela crée des tensions, car des changements pourraient pénaliser ceux qui se sont adaptés.

L’essai de procédure plus longue à Bahreïn

Mercredi soir, après la réunion de la Commission F1 matinale, les pilotes ont testé la nouvelle séquence sans incident majeur. Temple ajoute : « Ça avait l’air normal et sensé. Quand tout le monde est prêt et suit les procédures, ça apaise les craintes. »

McLaren, via Andrea Stella, avait alerté sur la sécurité. Ces essais valident l’approche, avec du feedback attendu des pilotes et équipes pour affiner davantage.

Les Mercedes et McLaren ont brillé en temps, comme lors de la session où Mercedes devance McLaren de 0,01 s. Cela renforce la confiance de Woking pour la suite.

La FIA vise un équilibre : plus de temps sans alourdir excessivement la procédure. Les résultats encourageants pourraient figer cette version pour Melbourne.

La dimension politique des ajustements pour 2026

Ferrari n’est pas ravie : ayant investi dans un turbo optimisé, des changements pourraient coûter cher ailleurs. Lewis Hamilton (Ferrari) minimise : « Ce n’est pas dangereux. C’est juste plus long. On peut partir sans turbo plein, mais avec risque d’anti-stall. »[1]

Max Verstappen (Red Bull) ironise : « Ceux qui ont des problèmes peuvent partir de la voie des stands. On a fait des choix conscients sur le turbo. » Red Bull et Ferrari estiment les plaintes tardives.

Bottas cible le fond de grille : « Pas de danger à tenir les gaz plus longtemps, mais le timing est crucial pour nous. » La FIA pourrait imposer des ajustements unilatéraux si sécurité invoquée.

Pour en savoir plus, consultez l’article complet sur Autosport.

Réactions des équipes et perspectives

McLaren respire : « Pas un gros problème, juste raisonnable », dixit Temple. Les essais confirment la viabilité, avec fine-tuning à venir.

Ferrari et Red Bull défendent leur préparation, critiquant les alarmes récentes. Hamilton et Verstappen voient une adaptation normale aux regs.

  • Avantages de la nouvelle procédure : Plus de temps pour spooler, surtout arrière-grille.
  • Risques persistants : Anti-stall possible, besoin de practice intensif.
  • Impacts : Équipes comme Ferrari pourraient perdre avantage si changements radicaux.

Alors que le jour 5 bat son plein avec Norris en piste, suivez le live sur Motorsport.[2]

Cette évolution marque un compromis pragmatique pour des départs sécurisés en 2026. McLaren y voit un feu vert, boostant sa préparation avant l’Australie. Les retours finaux dicteront si c’est définitif, promettant des courses plus fluides dès le GP1.

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.