Les deux pilotes McLaren, Lando Norris et Oscar Piastri, ont vécu une journée noire au Grand Prix de Chine de Formule 1. Des problèmes électriques sur les unités de puissance ont empêché les deux monoplaces de prendre le départ, marquant un double non-partant rarissime pour l’écurie de Woking.[1][2] Norris, champion du monde en titre, n’a même pas pu quitter son garage, tandis que Piastri a été ramené des stands juste avant le tour de formation. Cette catastrophe survient après l’accident de l’Australien en Australie la semaine précédente.
McLaren, pourtant compétitive en qualifications avec la cinquième et sixième place, a vu ses espoirs s’envoler en quelques minutes. L’équipe a publié un communiqué confirmant des soucis distincts sur chaque voiture. Ce revers met en lumière les défis des nouvelles réglementations au début de saison.[3]

Les circonstances du double échec au départ
Lando Norris a découvert le problème environ 20 minutes avant l’heure prévue pour sortir du garage. Les mécaniciens travaillaient déjà depuis un moment sur une anomalie électrique liée à l’unité de puissance, empêchant tout démarrage. Norris est monté dans la voiture dans l’espoir d’une réparation miracle, et l’équipe a même envisagé un départ des stands pour les premiers tours.[1]
Malgré les efforts frénétiques, rien n’y fit. La McLaren de Norris est restée immobile, créant un vide sur la grille. C’est la première fois depuis 2005, au Grand Prix des États-Unis, que les deux pilotes McLaren ne prennent pas le départ – bien que ce cas-là concernât un retrait après le tour de formation pour des soucis de pneus Michelin.
Oscar Piastri, lui, a rejoint la grille sans encombre initialement. Tout allait bien jusqu’à quelques instants avant le tour de formation, quand un problème électrique distinct sur son unité de puissance est apparu. L’équipe l’a immédiatement ramené au garage pour éviter tout risque.[2]
McLaren a tenté un départ différé pour les deux pilotes, mais les pannes se sont avérées insurmontables. Selon PlanetF1, les mécaniciens ont même retiré le plancher de la voiture de Norris une heure avant la course pour inspecter les composants. Ces incidents soulignent la complexité des nouvelles power units hybrides.
D’autres écuries ont connu des déboires similaires, comme Audi avec Gabriel Bortoleto ou Williams avec Alex Albon. Mais le double DNS de McLaren reste un coup dur, premier de son genre pour fiabilité pure dans l’histoire récente de l’équipe.
Le témoignage de Lando Norris
« Je ne sais pas depuis combien de temps ça dure, honnêtement », a déclaré Norris. « Parfois, il vaut mieux les laisser travailler, mais j’ai su environ 20 minutes avant de devoir sortir. Un problème électrique sur l’unité de puissance, impossible de la démarrer. »
Malgré la déception, Norris a gardé le sourire amer en conférence de presse. « C’est ma première non-partance en F1, c’est triste. Pire encore, un double avec Oscar. Pas la meilleure journée pour nous. » Il a salué l’effort des mécaniciens, soulignant la complexité du matériel.
Norris est resté dans la voiture au cas où un drapeau rouge relancerait la course. « On a essayé de réparer, on ne savait jamais. On est restés prêts les premiers tours, au cas où la chance tourne. Mais pas aujourd’hui. »
Ce revers frappe durement le champion en titre, favori logique après sa saison 2025 dominante. Comme analysé dans cette rétrospective sur sa campagne chez McLaren, Norris excelle sous pression, mais ces pannes testent la résilience de l’équipe.
Frustré pour l’équipe entière, il a insisté : « Tout le monde au garage est déçu. Ils bossent dur, c’est un kit compliqué avec du neuf, et on découvre encore des soucis. »
Réactions d’Oscar Piastri
Pour Piastri, c’est le deuxième DNS consécutif après son crash en Australie. « Tout était bon en route vers la grille », a-t-il expliqué. « Problème électrique sur l’unité de puissance, similaire à Lando mais pas le même. Décevant, mais c’est comme ça. »
Plus philosophe, l’Australien relativise : « Ça fait un moment que je regarde deux Grands Prix à la TV. La semaine dernière était rude, là c’est différent. Ces trucs arrivent en course, surtout au début d’une nouvelle réglementation. Pas une surprise énorme que ça touche les deux autos en même temps. »
Piastri rejoint ainsi un club peu enviable, premier pilote à enchaîner deux non-partances. Ses performances en 2025, avec sept victoires, rappellent son potentiel comme détaillé dans cette analyse de son championnat.
L’équipe a confirmé des soucis distincts, promettant d’enquêter. Piastri, aligné cinquième, rate une opportunité majeure.
Contexte historique et défis techniques
Ce double DNS rappelle le GP des États-Unis 2005, où Kimi Räikkonen et Juan Pablo Montoya se sont retirés après le tour de formation pour pneus. McLaren n’avait plus connu pareille mésaventure.[2]
Les nouvelles règles 2026 accentuent les risques, avec des power units plus complexes. Zak Brown évoquait déjà les leçons des erreurs de 2025 dans cette interview, rendant l’équipe plus forte. Mais Shanghai montre que des bugs persistent.
- Historique des DNS McLaren :
- 2005 US GP : Retrait pneus.
- 2026 Australie : Crash Piastri.
- 2026 Chine : Pannes électriques.
Piastri et Norris, qualifiés en troisième ligne, perdaient gros face à Mercedes et Ferrari. L’absence réduit la grille à 18 autos.
Selon Autosport, d’autres comme Bortoleto ont aussi échoué.
Impacts sur le championnat et perspectives
McLaren perd des points cruciaux tôt en saison. Norris, leader potentiel, voit Mercedes (Antonelli pole) et Ferrari s’échapper temporairement. Piastri, zéro point après deux courses, doit rebondir.
L’équipe priorise les analyses pour Suzuka. Ces pannes, liées à l’électronique PU, pourraient être résolues rapidement.
Zak Brown insistera sur la fiabilité. Pour les pilotes, c’est un test mental.
McLaren reste favorite à long terme, mais ce week-end coûte cher au classement constructeurs.
Ce double DNS au GP de Chine souligne les aléas des nouvelles ères techniques en F1. Norris et Piastri, talentueux, rebondiront vite. McLaren, forte en 2025, apprendra de ces déboires pour dominer. L’enquête révélera si c’est isolé ou récurrent, mais l’équipe vise déjà les podiums à venir. Les fans attendent la riposte papaya.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.