Lando Norris a confirmé l’excellence de McLaren lors de la troisième séance d’essais libres du Grand Prix du Mexique en réalisant le deuxième temps, à quelques centièmes seulement de son coéquipier Oscar Piastri. La domination de l’écurie de Woking sur le circuit de l’Autodromo Hermanos Rodriguez s’est poursuivie samedi matin, avec les deux MCL38 qui ont creusé un écart significatif sur leurs concurrents directs dans la lutte pour le titre.
Cette performance du Britannique intervient à un moment crucial du championnat, alors qu’il tente de combler son retard sur Max Verstappen au classement des pilotes. Avec un chrono de 1:16.551, Norris a démontré que McLaren possède actuellement la monoplace la plus compétitive sur le tracé mexicain, caractérisé par son altitude élevée qui pose des défis uniques en termes de refroidissement et d’appui aérodynamique.

La domination McLaren lors des FP3 du GP du Mexique avec Norris en excellente forme
Oscar Piastri a pris la tête de la troisième séance d’essais libres avec un temps de 1:16.492, devançant Lando Norris de seulement 0.059 seconde. Cette performance remarquable des deux pilotes McLaren témoigne de la préparation méticuleuse de l’équipe pour ce week-end crucial. Les deux monoplaces papaye ont établi leurs temps de référence lors de leurs simulations de qualifications, laissant leurs rivaux à plus de trois dixièmes de seconde.
Carlos Sainz a complété le top 3 avec un temps de 1:16.832, offrant à Ferrari une présence dans la partie haute du classement. Le pilote espagnol avait dominé la première moitié de la séance, établissant plusieurs temps de référence avant que les McLaren ne haussent le niveau lors de leurs tentatives en pneus tendres. Cette progression de Sainz démontre que Ferrari reste dans la bataille, même si l’écart avec McLaren s’est creusé lors des simulations qualificatives.
Max Verstappen, malgré le changement de groupe propulseur effectué après ses problèmes de fuite d’air vendredi, n’a pu faire mieux que le quatrième temps à 0.511 seconde de Piastri. Le Néerlandais s’est plaint de problèmes de freinage à l’avant, ce qui l’a empêché d’améliorer son temps lors de sa seconde tentative. Cette difficulté s’inscrit dans la continuité des problèmes rencontrés par Red Bull Racing lors des dernières courses, où la RB20 semble avoir perdu son avantage initial.
Lewis Hamilton a terminé cinquième à plus d’une demi-seconde des McLaren, une marge qui l’a lui-même surpris. Le septuple champion du monde a admis que malgré ce qu’il considérait comme un bon tour, l’écart avec les leaders était alarmant. Mercedes semble donc confrontée à un déficit de performance important sur ce circuit mexicain, où l’altitude de 2 250 mètres met à rude épreuve le refroidissement et la puissance des groupes propulseurs.
Charles Leclerc a dû se contenter de la sixième place après avoir vu sa dernière tentative compromise par le trafic. Le Monégasque avait montré des signes encourageants dans le premier secteur, mais a perdu du temps précieux dans la partie médiane du circuit. Cette mésaventure illustre les difficultés liées au timing des tours rapides lors des séances d’essais libres, où tous les pilotes cherchent à maximiser leur performance sur la même fenêtre de piste optimale.
L’analyse du temps de Norris aux FP3 du Grand Prix du Mexique en Formule 1
Le chrono de 1:16.551 réalisé par Lando Norris représente une référence impressionnante pour les qualifications à venir. Ce temps a été établi lors d’une simulation qualificative sur pneus tendres Pirelli, dans des conditions de piste optimales avec une température d’asphalte idéale pour extraire le maximum de performance des gommes. La régularité du pilote britannique dans les trois secteurs témoigne de la confiance qu’il a dans sa monoplace.
Le premier secteur a vu Norris concéder quelques millièmes face à Carlos Sainz, qui avait établi le meilleur temps partiel en 27.261 secondes. Cependant, c’est dans le deuxième secteur, le plus technique du circuit avec ses virages sinueux, que le Britannique a fait la différence. Avec un temps de 29.441 secondes, Norris a réalisé le meilleur chrono sectoriel de la séance, démontrant la supériorité de la MCL38 dans les enchaînements rapides.
L’altitude de Mexico City, qui se situe à 2 250 mètres au-dessus du niveau de la mer, réduit la densité de l’air d’environ 25% par rapport au niveau de la mer. Cette caractéristique unique modifie complètement l’équilibre aérodynamique des monoplaces, avec moins d’appui disponible mais également moins de traînée. McLaren semble avoir trouvé le compromis parfait pour optimiser ce paramètre, permettant à Norris de maintenir des vitesses élevées tout en conservant suffisamment d’adhérence dans les virages lents.
La gestion thermique constitue un autre défi majeur sur ce circuit. Les freins et les groupes propulseurs sont soumis à rude épreuve en raison de la raréfaction de l’air, qui diminue l’efficacité du refroidissement. Les plaintes de Verstappen concernant ses freins avant illustrent cette problématique, alors que Norris n’a signalé aucun souci particulier. Cette fiabilité donne à McLaren un avantage supplémentaire pour les qualifications et surtout pour la course de dimanche, où la gestion thermique sur 71 tours sera cruciale.
L’écart de près de trois dixièmes avec Ferrari et plus d’une demi-seconde avec Red Bull Racing place McLaren dans une position de force pour les qualifications. Norris, qui poursuit Max Verstappen au championnat, sait qu’une pole position et une victoire dimanche sont essentielles pour maintenir ses espoirs de titre vivants. La performance des FP3 suggère qu’il possède les armes pour y parvenir, à condition de répliquer cette forme lors de la séance qualificative.
Les enjeux pour Norris après son meilleur temps lors des FP3 du GP du Mexique
La bataille pour le championnat des pilotes atteint un point critique à Mexico City. Lando Norris doit absolument marquer plus de points que Max Verstappen lors de chacune des cinq courses restantes pour espérer renverser la tendance. Le Britannique accuse actuellement un retard substantiel au classement général, ce qui rend chaque week-end de course décisif pour ses ambitions de titre. Une performance dominante au Mexique pourrait constituer un tournant psychologique majeur.
La vitesse pure démontrée lors des FP3 place Norris en position idéale pour décrocher une pole position qui serait sa cinquième de la saison. Sur un circuit où les dépassements s’avèrent difficiles malgré une longue ligne droite de départ, partir en tête offre un avantage considérable pour contrôler la course. La stratégie de McLaren devra néanmoins tenir compte de la dégradation des pneus, particulièrement élevée sur l’asphalte abrasif de l’Autodromo Hermanos Rodriguez.
Le championnat des constructeurs représente également un enjeu majeur pour l’écurie de Woking. Avec Oscar Piastri également au sommet de la hiérarchie lors des FP3, McLaren peut viser un doublé qui rapprocherait considérablement l’équipe du titre constructeurs, qui lui échappe depuis 1998. La dernière victoire de l’écurie au Mexique remonte à 1991 avec Ayrton Senna, ce qui ajoute une dimension historique à cette quête de succès.
Les conditions météorologiques pour dimanche s’annoncent stables, ce qui devrait favoriser les équipes ayant montré le meilleur rythme en essais libres. Norris devra néanmoins rester vigilant face aux stratégies adverses, particulièrement celle de Red Bull Racing qui pourrait tenter des approches audacieuses pour compenser son déficit de performance. La gestion du Safety Car, fréquent sur ce circuit, constituera également un facteur déterminant qui pourrait bouleverser les positions.
L’analyse des données collectées lors des FP3 sera cruciale pour affiner les réglages en vue des qualifications. L’équipe technique de McLaren dispose désormais d’informations précises sur le comportement de la MCL38 dans les conditions de course, permettant d’optimiser la charge d’essence, la pression des pneus et les paramètres du groupe propulseur. Cette capacité d’adaptation rapide constitue l’un des points forts de l’écurie britannique cette saison.
La concurrence face au meilleur temps de Norris aux FP3 du GP du Mexique en Formule 1
Ferrari a montré des signes de compétitivité avec Carlos Sainz en troisième position, à seulement 0.340 seconde de la tête. L’Espagnol, qui court à domicile devant ses nombreux supporters présents dans les gradins du stade, a établi plusieurs temps de référence en début de séance avant d’être dépassé par les McLaren. La SF-24 semble posséder un bon équilibre sur ce tracé, mais manque encore de vitesse de pointe pour rivaliser avec les papaye lors des simulations qualificatives.
Charles Leclerc, sixième à 0.686 seconde, a vu sa séance compromise par le trafic lors de sa tentative finale. Le Monégasque possède néanmoins le potentiel pour se mêler à la lutte pour les premières places en qualifications, à condition de bénéficier d’un tour sans encombre. La régularité de Ferrari sur un tour reste une inconnue, mais leur rythme de course observé lors des longs relais de vendredi suggère qu’ils pourraient constituer une menace réelle dimanche.
Red Bull Racing traverse une période délicate avec Max Verstappen relégué au quatrième rang. Le changement de groupe propulseur effectué vendredi soir après les problèmes de fuite d’air semble avoir résolu les soucis de fiabilité, mais les problèmes de freinage avant mentionnés par le Néerlandais indiquent que d’autres ajustements sont nécessaires. L’écurie autrichienne, dominatrice en début de saison, doit rapidement trouver des solutions pour ne pas voir le championnat lui échapper dans les deux catégories.
Mercedes affiche un retard préoccupant avec Lewis Hamilton cinquième à 0.570 seconde et George Russell huitième. Le septuple champion du monde a exprimé son inquiétude face à cet écart important, qui suggère que la W15 n’est pas optimisée pour les caractéristiques uniques du circuit mexicain. Les performances de l’équipe allemande lors des qualifications et de la course détermineront si ce déficit peut être compensé par la stratégie ou s’il reflète un réel manque de performance.
Les équipes du milieu de tableau ont également livré des performances intéressantes. Yuki Tsunoda s’est classé septième pour RB, tandis que Haas a placé Kevin Magnussen neuvième malgré un blocage de roues au virage 12 lors de sa seconde tentative. Ces résultats confirment la compétitivité accrue du milieu de grille cette saison, où les écarts se comptent souvent en dixièmes de seconde. La lutte pour les points s’annonce féroce dimanche, avec plusieurs équipes capables de profiter de la moindre erreur des leaders.
Les qualifications de samedi après-midi révéleront si la domination de McLaren observée lors des essais libres se confirme lorsque tous les pilotes poussent leurs monoplaces à la limite absolue. Lando Norris possède tous les atouts pour transformer cette performance en pole position, premier pas essentiel vers une victoire qui relancerait ses espoirs de titre mondial. La bataille s’annonce intense sous le soleil mexicain, où chaque millième de seconde comptera dans la quête de la première place sur la grille de départ.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.