Max Verstappen fustige les monoplaces F1 2026 lors des essais de Bahreïn

F1

Max Verstappen n’a pas mâché ses mots après avoir testé la nouvelle Red Bull conforme aux règlements 2026 lors des essais pré-saison à Bahreïn. Le pilote néerlandais, quadruple champion du monde, a qualifié ces voitures de « pas amusantes à conduire » et de « Formule E sous stéroïdes ». Malgré des performances solides de son équipe, il pointe du doigt une gestion énergétique trop intrusive qui nuit au pilotage pur.[1][2]

Ces déclarations interviennent au deuxième jour des tests au Sakhir, où Verstappen a bouclé 136 tours la veille avant de céder le volant à son coéquipier Isack Hadjar. Red Bull a impressionné par son rythme et sa gestion d’énergie, mais le Néerlandais regrette un retour en arrière en termes de sensations.

verstappen-bahrain-2026-f1-test_0.jpg

Les performances de Red Bull lors des essais

Red Bull a dominé les débats techniques à Bahreïn, avec Verstappen en tête lors de la matinée inaugurale, devant Oscar Piastri et George Russell. L’équipe a accumulé un kilométrage important, démontrant la fiabilité de son nouveau moteur maison Red Bull Powertrains, en partenariat avec Ford.[3]

Malgré cela, le grip des pneus et la configuration des voitures restent en deçà des attentes, selon Verstappen. Les ingénieurs ont travaillé dur sur l’unité de puissance, qui dépasse déjà les pronostics initiaux.

La concurrence observe de près : Lando Norris a devancé Verstappen au premier jour complet, tandis que Charles Leclerc a signé le meilleur temps le deuxième jour. Comme détaillé dans notre couverture des essais à Bahreïn, ces sessions révèlent déjà des hiérarchies émergentes.

Verstappen insiste sur le fait que les temps au tour ne sont pas la priorité ; c’est la corrélation entre simulations et piste qui compte pour 2026.

Enfin, l’excitation autour du moteur Red Bull-Ford est palpable, mais le pilote tempère : « Il reste encore beaucoup de travail », avait-il déjà déclaré après les shakedowns de Barcelone.

La critique acerbe de Verstappen sur les nouvelles règles

« Pour conduire, elles ne sont pas très amusantes, honnêtement », a lancé Verstappen en conférence de presse. Il dénonce une focalisation excessive sur la gestion d’énergie : freinage, rapports de vitesse, tout impacte drastiquement les performances en ligne droite.

Pour lui, cela ressemble à de la « Formule E sous stéroïdes », loin de l’ADN de la F1. « En tant que pur pilote, j’aime conduire à fond, et là, ce n’est pas possible. »

Le Néerlandais pointe aussi le faible grip actuel des pneus et la configuration des châssis, un « grand pas en arrière ». Les inquiétudes des pilotes face aux nouvelles voitures F1 2026 font écho à ses propos.

Il admet que cela lui fait mal de critiquer ainsi, par respect pour le travail de l’équipe et du département moteur.

Contexte des règlements techniques 2026

Les monoplaces 2026 introduisent un équilibre 50/50 entre thermique et électrique, une aérodynamique active et des châssis plus légers. L’objectif : plus de spectacle et d’efficacité, mais au prix d’une complexité accrue en gestion énergétique.

Verstappen avait déjà exprimé des réserves lors de la conception des règles, liant son avenir en F1 au plaisir de pilotage. Son contrat avec Red Bull expire en 2028, et il envisage d’autres défis comme les 24 Heures du Nürburgring.

« Une voiture gagnante ne suffit pas, il faut que ce soit amusant », insiste-t-il. À ce stade de sa carrière, il explore d’autres horizons.

Les rivaux copient déjà ses techniques de gestion, comme les changements de vitesse pour optimiser l’énergie.

Réactions dans le paddock et perspectives

Red Bull reste confiant malgré les critiques, avec un moteur prometteur. Sainz a salué leur avance, tandis que Leclerc domine les temps le deuxième jour.

Toto Wolff voit Red Bull comme la référence. Les tests confirment des différences notables dans les moteurs 2026.

Verstappen plaisante sur le Nürburgring : « Au moins là-bas, on peut rouler à fond sans surveiller la batterie. »

Ces règlements dureront plusieurs années, obligeant une adaptation. Le pilote donnera toujours le maximum, mais son enthousiasme est modéré.

En conclusion, les propos de Verstappen soulignent un défi majeur pour la F1 : réconcilier innovation et plaisir pur. Si Red Bull maintient son avance, le Néerlandais pourrait rester, mais 2026 sera décisif pour son engagement à long terme. Les prochaines courses diront si ces critiques se muent en atout compétitif.[4]

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.