Max Verstappen critique la voiture F1 2026 : « cela appartient à la Formule E »

F1

À l’issue de la deuxième journée des essais pré-saison à Bahreïn, Max Verstappen a livré un verdict sans appel sur les nouvelles réglementations de la Formule 1 pour 2026. Le pilote Red Bull, quadruple champion du monde, a qualifié le package de « anti-course » et de « Formule E sous stéroïdes ». Ces propos, tenus lors des sessions médias en anglais et néerlandais, reflètent un mécontentement profond après avoir piloté la monoplace en conditions réelles.

Verstappen va plus loin en révélant qu’il avait déjà exprimé son ras-le-bol l’année dernière, au point de refuser de continuer les simulations. Cette franchise soulève des questions sur l’avenir des règles techniques et sur sa propre longévité en F1.

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Les impressions initiales lors des essais de Bahreïn

Les essais pré-saison à Bahreïn ont permis aux pilotes de découvrir les nouvelles voitures 2026, marquées par un équilibre 50/50 entre puissance thermique et électrique, une aérodynamique active et des châssis allégés. Charles Leclerc a signé le meilleur temps de la journée deux, devant Lando Norris qui a réalisé le plus de tours. Verstappen, bien que compétitif, s’est montré très critique sur le ressenti global.

« Le feeling en vrai est le même qu’en simulateur », a-t-il déclaré à Motorsport.com. Chez Red Bull, le simulateur a été rapidement calibré pour refléter la réalité, ce qui lui a permis de limiter son temps dessus. Norris a complété le plus de tours, soulignant la fiabilité des McLaren dans ce nouveau contexte.

Cette session a aussi mis en lumière des différences par rapport aux ground-effect de l’année précédente. Verstappen admet avoir parfois détesté ces voitures, mais insiste : « C’était quand même dix fois mieux que ça ». Les équipes collectent des données précieuses, comme lors du test pré-saison F1 à Bahreïn 2026 où Norris a devancé Verstappen le premier jour.

George Russell a déjà évoqué une approche plus tactique nécessaire, où le meilleur passage en virage n’est plus forcément optimal pour le tour global. Gagner deux dixièmes en courbe peut coûter trois dixièmes en ligne droite à cause d’une récupération d’énergie moindre. Ces ajustements stratégiques marquent un virage profond.

Le refus de piloter en simulateur l’année dernière

Dès l’année passée, Verstappen avait perdu patience avec la 2026 en simulation. « À un moment, j’ai délibérément dit que je ne voulais plus la piloter en simu », confie-t-il. Comparé à la voiture précédente, le ressenti était si mauvais qu’il a préféré se concentrer sur le développement de la monoplace 2025.

Red Bull a bien calibré son outil virtuel, mais cela n’a pas suffi à le convaincre. « C’était juste pas bon », résume-t-il avec un sourire, mais sérieusement. Cette anecdote illustre les défis précoces des nouvelles règles.

Les pilotes s’inquiètent de la drivabilité des nouvelles voitures, comme nous l’avons analysé dans notre article sur les nouvelles voitures F1 2026 qui inquiètent les pilotes. Verstappen n’est pas seul : d’autres voix montent pour pointer un pilotage moins instinctif.

Cette expérience simulée préfigure les adaptations requises. Les équipes investissent massivement, mais le feedback des pilotes comme Verstappen pèse lourd dans les ajustements futurs.

Les faiblesses techniques mises en accusation

Verstappen pointe plusieurs lacunes. D’abord, l’inefficacité énergétique en ligne droite : « Sur cette piste, ce n’est pas trop mal, mais sur d’autres circuits, ce sera un drame ». Bahreïn est clément, mais Melbourne révélera les limites.

Ensuite, le grip et la manière de piloter : « Ce n’est juste pas fun ». Le champion estime que sacrifier du rythme en virage pour mieux recharger l’énergie en ligne droite défie la logique racing. « Désolé, mais ça appartient à la Formule E ».

Voici les principaux points faibles soulevés :

  • Inefficacité straights : Perte de vitesse due à la gestion énergétique.
  • Ressenti grip : Moins naturel, plus tactique.
  • Gestion énergie : Priorité à la récupération sur la vitesse pure.
  • Comparaison ground-effect : Bien pire que 2025.

Ces critiques font écho à celles sur les pneus Pirelli C6 par le passé. Pour en savoir plus, consultez cet article détaillé sur les propos de Verstappen.

La FIA et Liberty Media pourraient réviser, mais Verstappen doute qu’ils aient anticipé l’ampleur. Il est le premier à s’exprimer si ouvertement.

Conséquences sur la motivation de Verstappen

Quadruple champion, Verstappen n’a plus rien à prouver. « Une fois que tu as tout gagné, ce n’est plus nécessaire de rester ». Les autres disciplines l’attirent : endurance, GT3. Il travaille déjà sur sa GT3 ce matin-là.

« Si la voiture n’est pas agréable, je m’occupe d’autre chose », dit-il. Un barbecue au bord de piste ailleurs ? Il plaisante, mais son focus glisse. Red Bull mise sur lui comme atout majeur pour 2026, per cet analyse.

« Certains ne seront pas contents de mes commentaires, mais je n’ai pas fait les règles ». Il parle honnêtement aux fans. Cela n’aide pas sa longévité en F1.

Malgré tout, il reste motivé pour la saison. Les tests confirment des progrès chez Red Bull sur le moteur maison.

Perspectives pour la saison 2026

Les critiques de Verstappen interviennent tôt, avant Melbourne qui testera les limites. La FIA répondra-t-elle ? Les autres pilotes comme Leclerc ou Norris partageront-ils ce ressenti ? Les données des essais guideront les évolutions.

Red Bull, avec son power unit interne et Ford, vise le top malgré le statut d’outsider. Verstappen push pour des améliorations. Cela pourrait influencer les règles pour plus de spectacle.

En fin de compte, ces retours pilotes sont cruciaux pour une F1 attractive. Si les 2026 déçoivent, des talents comme Verstappen pourraient migrer vers GT ou endurance, altérant le plateau. La saison s’annonce passionnante, avec des enjeux techniques majeurs pour le championnat.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.