Marcus Ericsson aborde la saison IndyCar 2026 avec un « chip on my shoulder »

Marcus Ericsson, le pilote suédois de 35 ans, entre dans sa huitième saison en IndyCar avec une détermination accrue. Vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis en 2022 et auteur de quatre victoires dans la série, il a connu des saisons difficiles chez Andretti Global depuis 2024. Vingtième au championnat en 2025, il n’a enregistré que deux top 10 cette année-là, malgré un rythme prometteur.[1][2]

La saison 2026 débute ce week-end avec le Grand Prix Firestone de St. Petersburg, site de sa dernière victoire en 2023 avec Chip Ganassi Racing. Ericsson pilote la n°28 Delaware Life Honda et vise un retour au premier plan dans un championnat ultra-compétitif.[3]

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Son parcours récent chez Andretti Global

Depuis son arrivée chez Andretti Global en 2024, Marcus Ericsson a peiné à reproduire ses performances de 2023, où il terminait sixième au général avec des podiums réguliers. Sa première année a été prometteuse en vitesse, mais marquée par de nombreuses abandons et pertes de points. « Nous avions un bon rythme, mais nous n’avons pas réussi à terminer beaucoup de courses », confie-t-il.[1]

En 2025, les problèmes se sont accumulés. Malgré une seconde place aux 500 Miles d’Indianapolis – annulée pour infraction technique –, il n’a glané que deux top 10, dont un à Nashville. Ses coéquipiers Kyle Kirkwood (quatrième avec trois victoires) et Colton Herta (septième) ont surperformé, soulignant les défis de la n°28.

Ericsson a beaucoup introspecté durant l’intersaison. Il a travaillé sur sa forme physique et mentale pour retrouver son niveau. Cette saison est cruciale, potentiellement une année de contrat.

Le pilote suédois rappelle son palmarès :

  • 4 victoires en IndyCar, dont les 500 Miles 2022.
  • 21 top 5 et 60 top 10 en 114 départs.[2]

Malgré ces chiffres solides, les deux dernières années l’ont frustré. Il veut prouver qu’il appartient à l’élite.

Les changements au sein d’Andretti Global

Andretti Global a connu une refonte majeure pour 2026. Will Power, double champion, remplace Colton Herta sur la n°26 TWG AI Honda après 17 ans chez Penske. Kyle Kirkwood reste sur la n°27 JM Bullion Honda.

Ron Ruzewski, ancien de Penske, devient team principal. Pour Ericsson, Ron Barhorst est le nouveau race engineer. « Les débuts avec lui à Sebring et Phoenix ont été très prometteurs », note le Suédois.[1]

Delaware Life revient comme sponsor principal de la n°28, après cinq courses en 2025. « C’est un honneur de les représenter », dit Ericsson.[4]

Ces ajouts visent la consistance. Ron Ruzewski déclare : « C’est le début d’un nouveau chapitre avec un trio de champions. »[3]

L’équipe a investi dans la préparation offseason pour adapter la voiture aux pilotes.

Les essais pré-saison encourageants

Les tests de Sebring et Phoenix ont redonné confiance à Ericsson. Avec Barhorst, ils ont affiné les réglages. « Nous avons fait de grands progrès pour que la voiture corresponde à ce que je souhaite », explique-t-il.[1]

Malgré un tête-à-queue à Phoenix, sans conséquence, la n°28 s’est montrée compétitive. Ericsson se sent plus à l’aise.

Ces séances ont permis de tester la concurrence. IndyCar reste serrée : « Si vous ratez un petit détail, vous voilà 20e », avertit-il.

Pour plus sur les essais, consultez cet article sur les tests d’Unser à Phoenix.

L’intersaison a aussi inclus du travail physique varié.

Objectifs pour St. Petersburg et la saison

St. Petersburg ouvre la saison avec 100 tours sur 1,8 mile. Ericsson y compte huit départs, dont une victoire en 2023 et un sixième en 2025. « Il faut un bon package dès le départ », insiste-t-il.[3]

Le calendrier 2026 s’emballe vite : trois courses en mars (St. Pete, Phoenix, Arlington). Un bon début est vital pour les 500 Miles.

Ses ambitions : podiums réguliers, victoires, top championship. « Je veux être de retour à l’avant, à lutter pour le titre », assène-t-il.

La grille 2026 est relevée, avec Palou dominant chez Ganassi. Ericsson mise sur l’expérience du trio Power-Kirkwood-Ericsson.

Pour les détails sur la ligneup Andretti, c’est prometteur.

Ericsson porte un « chip on my shoulder ». Après deux ans compliqués, il a les outils pour rebondir. St. Petersburg sera le test décisif : un top 5 conforterait ses ambitions, tandis qu’un faux pas rappellerait les défis. Dans un IndyCar où tout se joue sur des détails, sa détermination pourrait faire la différence pour le titre.[5]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.