Marc Marquez, avec neuf titres mondiaux dont sept en MotoGP, est l’un des pilotes les plus titrés de l’histoire. Pourtant, à 32 ans, il admet que sa carrière pourrait s’arrêter plus tôt que prévu. Dans une interview accordée à La Sexta, le pilote Ducati révèle que son état physique, miné par une série de blessures graves, dictera la fin de son aventure en Grand Prix.[1][2]
La saison 2025 a été un triomphe pour Marquez, marqué par un retour au sommet avec un nouveau titre mondial. Mais un accident au Grand Prix d’Indonésie, impliquant Marco Bezzecchi, a interrompu cette dynamique en causant une fracture à l’épaule droite nécessitant une opération. Actuellement en phase de récupération pendant la trêve hivernale, il prépare son retour pour les essais de Sepang en février 2026.

Le parcours exceptionnel de Marc Marquez en MotoGP
Marc Marquez a débuté en MotoGP en 2013 chez Repsol Honda, remportant le titre dès sa première saison. Ses six autres couronnes (2014, 2016, 2017, 2018, 2019, 2025) témoignent d’un talent hors norme, alliant vitesse et intelligence de course. Malgré des rivaux comme Fabio Quartararo ou Francesco Bagnaia, il a su rebondir après des périodes sombres.
Son passage chez Gresini Ducati en 2024 a marqué un tournant. Libéré des contraintes Honda, il a conquis la Desmosedici GP, culminant avec le titre 2025. Onze victoires en dix-huit Grands Prix illustrent sa domination. En savoir plus sur son titre 2025.
Les blessures n’ont jamais freiné sa détermination longtemps. Avant 2020, il était invincible. Mais la fracture du bras droit à Jerez a changé la donne, nécessitant quatre opérations. Cette résilience physique et mentale reste sa signature.
Aujourd’hui, à l’approche de ses 33 ans, Marquez vise la stabilité avec Ducati. Une prolongation attendue jusqu’en 2028 le maintiendrait en lice jusqu’à près de 36 ans. Cela prolongerait une ère dorée pour les fans.
Ses statistiques impressionnent : plus de 60 victoires en MotoGP, un pourcentage de pôles inégalé. Des exemples comme sa remontée légendaire à Phillip Island 2017 rappellent son panache.
Les blessures récurrentes et leur impact
La carrière de Marquez est jalonnée d’accidents majeurs. La fracture humerus en 2020 à Jerez a sidéré le paddock, l’éloignant près d’un an. Quatre chirurgies plus tard, il revenait, mais avec des séquelles persistantes au bras droit.
L’accident indonésien de 2025, au Mandalika, a vu Bezzecchi percuter sa Ducati au premier tour. Fracture de l’omoplate droite, opération réussie à Madrid. Détails sur la chirurgie. Marquez a manqué les dernières courses, remplacé par Michele Pirro.
Il décrit trois phases post-blessure : choc initial, illusion de guérison, puis patience forcée. « Dans une blessure, tu passes par trois périodes », explique-t-il. La première est destructrice, la seconde trompeuse, la troisième exigeante.
Malgré cela, les contrôles médicaux récents sont positifs. Fin décembre 2025, il reprenait le flat-track, puis la Panigale V4 à Valence. Son objectif : être au top pour Sepang 2026.
Ces incidents rappellent les risques du MotoGP. Des cas comme celui de Valentino Rossi en 2010 ou Jorge Lorenzo en 2018 montrent que le corps peut trahir les champions.
Marquez insiste : les blessures l’ont « respecté » longtemps, mais la phase récente change la donne. Son bras et épaule droits restent vulnérables.
La prolongation avec Ducati jusqu’en 2028
Ducati et Marquez devraient officialiser une extension de deux ans, jusqu’à fin 2028. Après son titre 2025, les négociations avancent vite. Cela le lierait à la marque italienne, usine ou satellite, au-delà de 2026.
Cette décision suit son succès chez Gresini. Ducati, dominateur avec sept Desmosedici en grille 2026, mise sur son expérience face à Bagnaia ou Martin. Des rumeurs pointent Madonna di Campiglio pour l’annonce.
À 35 ans en 2028, Marquez viserait un dixième titre. Max Biaggi prédit qu’il arrêtera après ce record. Mais pour l’instant, focus sur la récupération.
Cette prolongation stabilise Ducati, en pleine redistribution des pilotes. Jorge Martin chez Aprilia, Bezzecchi ailleurs : Marquez reste pilier.
Son manager confirme une évolution positive. « Il sera bientôt sur une moto », dit-il. Les essais 2026 testeront sa forme.
Réflexions sur la retraite : corps vs. esprit
« La chose la plus difficile pour un athlète, c’est de savoir quand et comment prendre sa retraite », confie Marquez à La Sexta. Mentalement, il est « comme une fusée », mais son corps imposera la fin.
Il anticipe une retraite précoce : « Je sais déjà que je raccrocherai plus tôt car mon corps m’y forcera, plus que mon esprit. » À 36 ans potentiellement, cela coïnciderait avec 2028.
L’interview révèle un Marquez introspectif. Après son titre, trois semaines isolé chez lui, gérant la douleur et l’humeur noire. Patience devient maître-mot.
Comparé à d’autres, comme Rossi retraité à 42 ans, Marquez semble lucide. Les risques cumulés pèsent. Pourtant, il savoure : « On est dans un sport où les blessures m’ont respecté jusqu’ici. »
Ses priorités évoluent. Famille, récupération, puis records. Un dixième titre ? Probable motivation finale.
Mental rocket, body limit : cette dualité définit sa fin de carrière.
Marc Marquez incarne la ténacité en MotoGP. Sa prolongation jusqu’en 2028 promet du spectacle, mais sa franchise sur la retraite interpelle. Arrivée-t-il au bout de son contrat en pleine forme ? Les essais de février 2026 donneront les premiers indices. Pour les fans, l’espoir d’un champion intact persiste, tant que le corps suit l’esprit indomptable.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.