Marc Márquez : « C’est moi qui manque, pas la moto » après sa 5e place au GP des États-Unis

Marc Márquez, champion du monde MotoGP en titre, a terminé 5e au Grand Prix des États-Unis 2026 sur le Circuit of the Americas, un tracé où il régnait en maître avec sept victoires par le passé. Encore en phase de récupération d’une blessure à l’épaule qui a écourté sa saison victorieuse de 2025, l’Espagnol a connu un weekend compliqué à Austin. Une pénalité pour collision avec Fabio Di Giannantonio lors du sprint a compromis ses chances, l’obligeant à effectuer un tour long qui l’a relégué hors du top 10 temporairement.

Malgré une remontée honorable, Márquez n’a pu menacer le podium. Il a assumé pleinement la responsabilité de cette performance décevante, écartant toute faute de sa Ducati. « Podium, oui. Lutte pour le podium, oui, mais pas pour la victoire », a-t-il concédé après la course.

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Un weekend marqué par la pénalité au sprint

La collision avec Fabio Di Giannantonio au premier tour du sprint a scellé le sort de Márquez. Parti 6e en qualifications, il a perdu du temps précieux en bagarre pour les places d’honneur, avant que la sanction ne tombe. Ce contact, jugé fautif par les commissaires, lui a valu un tour long en course principale, un handicap majeur sur un circuit technique comme COTA. Pour en savoir plus sur cette pénalité controversée, consultez cet article détaillé.

Márquez a perdu des positions précieuses dans les premiers tours de la course du dimanche, se retrouvant en lutte avec Di Giannantonio et Joan Mir pour la 4e à 6e place. Malgré une bonne vitesse en fin de course, où il se sentait « de mieux en mieux », le mal était fait. Cette erreur s’inscrit dans une série de difficultés récentes pour le pilote Ducati Team.

Le sprint a été dominé par Jorge Martin, qui a profité du chaos pour s’imposer, tandis que Marco Bezzecchi consolide sa série de trois victoires consécutives en Grand Prix principal. Ducati, habituée aux podiums (88 d’affilée jusqu’en 2025), rate à nouveau le top 3 pour la deuxième fois en trois courses.

Cette pénalité rappelle d’autres incidents passés, comme les bagarres intenses au Brésil la semaine précédente. Márquez a plaidé sa cause auprès de Di Giannantonio après la course, reconnaissant la frustration de l’Italien.

Les difficultés de Márquez en début de course

« C’est moi qui manque, pas la moto », a déclaré Márquez sans ambages. Il pointe du doigt son manque de rythme dans les premiers tours, quand les pneus sont neufs et la moto plus agressive. « Dans les premiers tours, avec les pneus neufs, la moto devient plus agressive et je ne peux pas rouler comme ça pour le moment. »

En essais libres, Márquez avait pourtant montré du potentiel en signant le meilleur temps le vendredi, devant Ai Ogura. Mais en course, le déclic ne se fait pas. Il se sent mal à l’épaule sur la machine, adoptant une position non naturelle qui limite sa fluidité.

Cette problématique n’est pas nouvelle : au Brésil, il avait déjà évoqué ce manque en ouverture de relais. Avec trois semaines avant Jerez (25-26 avril), il compte travailler son adaptation. Un test officiel suivra le GP d’Espagne, offrant du temps précieux pour les développements.

  • Points forts observés : Bonne vitesse en fin de course, remontée après pénalité.
  • Points faibles : Perte de positions au départ, manque d’agressivité initiale.
  • Historique à COTA : 7 victoires, dont plusieurs dominantes avec Honda.

Ducati en perte de vitesse face à Aprilia

Aprilia a renversé la hiérarchie : Marco Bezzecchi a remporté les trois premiers Grands Prix de la saison, dont celui des États-Unis. Ducati, pilier des podiums ces dernières années, peine à suivre. C’est la deuxième course sans podium en trois épreuves pour la marque de Borgo Panigale.

Márquez relativise : « À Jerez, ce sera un circuit différent, mais quand on est rapide, on l’est partout. » Il mise sur son propre progrès plutôt que sur la moto. Détails complets sur la collision et la pénalité ici.

Bezzecchi rejoint ainsi Márquez et Rossi dans l’histoire moderne avec ses succès précoces. Pour Ducati, cette contre-performance interroge les réglages face à l’agressivité d’Aprilia.

Les classements provisoire reflètent ce basculement : Bezzecchi leader, suivi de près par Martin et Acosta. Márquez, 5e à Austin, pointe à la 5e place au championnat avec 34 points. (Source : résultats officiels MotoGP)

Perspectives pour la suite de la saison

Le report du GP du Qatar a créé une pause bienvenue jusqu’à Jerez. Márquez veut « faire un pas en avant, moi plus que la moto ». Il analyse sa position sur la Ducati : « J’ai l’impression de m’habituer à une position non naturelle, et je roule vite, mais sans faire la différence. »

Jerez, circuit fluide, pourrait convenir à son style. Historiquement fort là-bas, il vise le podium. Le test post-GP permettra d’affiner les premiers tours.

Ducati doit réagir face à Aprilia. Les ingénieurs bolonais préparent des évolutions, mais Márquez insiste sur sa part de responsabilité.

Cette 5e place n’inquiète pas outre mesure le septuple champion, habitué aux comebacks. Sa franchise post-course renforce sa crédibilité.

En conclusion, le GP des États-Unis 2026 expose les limites actuelles de Márquez, mais son mental d’acier et la pause programmée augurent d’un rebond. Ducati reste compétitive, et avec un Márquez au top, le titre reste accessible. La bataille pour le championnat s’annonce intense, avec Aprilia en tête mais Márquez prêt à contre-attaquer dès Jerez. (Analyse complète sur Motorsport.com)

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.