Luciano Benavides remporte le Dakar 2026 motos pour deux secondes devant Ricky Brabec

Samedi matin, à Yanbu, les regards étaient rivés sur l’arrivée de Luciano Benavides et Ricky Brabec lors de la dernière étape du Dakar 2026. L’Argentin et l’Américain ont franchi la ligne dans un suspense insoutenable, avant que le verdict final ne tombe : victoire pour Benavides avec seulement deux secondes d’avance. Ce dénouement marque l’histoire de la 48e édition du rallye-raid, entièrement disputée en Arabie saoudite.[1][2]

Cette marge infime, après plus de 8000 kilomètres et deux semaines de course, est la plus petite jamais enregistrée dans l’épreuve moto. Benavides, pilote Red Bull KTM Factory Racing, signe sa première victoire au Dakar, emboîtant le pas à son frère Kevin, lauréat en 2021 et 2023. Pour L’Équipe, ce coup de tonnerre renverse toutes les pronostics à la veille de l’arrivée.[1]

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Une dernière étape à couper le souffle

La 13e et dernière étape, un parcours de 138 km entre Yanbu et Yanbu dont 105 km chronométrés, a tenu toutes ses promesses. Parti avec 3 minutes et 20 secondes de retard au général sur Brabec, Benavides a tout donné jusqu’au bout. L’Espagnol Edgar Canet (KTM) a remporté la spéciale, devant Benavides à 6 secondes et Tosha Schareina (Honda) à 47 secondes.[3][4]

Brabec, leader au départ de l’étape et favori pour un troisième sacre après 2020 et 2024, a craqué dans les derniers kilomètres. À environ 7 km de l’arrivée, une erreur de navigation l’a conduit sur une mauvaise piste à gauche, lui coûtant plus de 3 minutes. Il termine 10e de la spéciale, à 3’28 de Canet. Cette faute fatale a permis à Benavides de renverser la situation au général.[1]

Ce final haletant rappelle les twists légendaires du Dakar, mais dépasse tous les records. Benavides a lui-même failli chuter aux deux derniers virages en poussant sa KTM 450 Rally à la limite. L’attente au point stop de Yanbu a été décrite comme insoutenable par les observateurs.

KTM décroche ainsi son 21e succès dans l’épreuve, confirmant sa domination malgré la concurrence féroce de Honda. Daniel Sanders, tenant du titre 2025, termine 5e malgré des blessures.

L’émotion était palpable : Benavides, 30 ans et à sa neuvième participation, a réalisé l’impossible mathématiquement.

Le parcours semé d’embûches du Dakar 2026

Le Dakar 2026 a proposé un menu corsé avec des étapes marathon et des dunes impitoyables. Dès la première étape marathon, Benavides s’impose et met la pression sur le peloton. Daniel Sanders prend les commandes précoces du général, creusant l’écart après la 7e étape remportée par Benavides.[4]

À la 6e étape, Ricky Brabec gagne du terrain et se rapproche, avant de devenir leader à la 11e où il choisit délibérément de perdre du temps pour préserver ses forces. Benavides répond avec une 8e étape magistrale, reprenant la tête temporairement. Ces basculements incessants ont rythmé la course.[1]

Les chutes et pannes ont éliminé plusieurs favoris, tandis que les Rookie comme Edgar Canet brillent avec trois victoires d’étape. La seconde semaine a été marquée par des blessures pour Sanders, qui lutte pour sa 5e place finale.

Au total, plus de 49 heures de course pure pour le vainqueur, sur un parcours entièrement saoudien innovant.

Ce rallye a testé la constance autant que la vitesse, avec des catégories comme Rally2 (Toni Mulec 9e) et Malle Moto récompensées.

Le duel acharné entre Benavides et Brabec

Dès le prologue, la rivalité KTM-Honda s’annonce explosive. Brabec, revanchard après 2025, mène souvent mais Benavides reste dans la roue, multipliant les top 5. À mi-parcours, l’Américain porte le maillot jaune, mais l’Argentin recolle grâce à ses attaques ciblées.[2]

Brabec commet quelques erreurs mineures, tandis que Benavides gère son énergie pour le sprint final. Leur confrontation culmine sur la dernière spéciale, où la navigation fait la différence.

Ce face-à-face transcende les pilotes : KTM défend son titre face à une Honda revigorée avec Schareina et Howes en embuscade.

Adrien Van Beveren, 6e, souligne la confusion de la dernière piste : « J’ai les boules pour Ricky. »

Classement final de la catégorie motos

Voici le top 5 du général après 13 étapes :

    1. Luciano Benavides (ARG, KTM) : 49h00’41”
    1. Ricky Brabec (USA, Honda) : +0h00’02”[4]
    1. Tosha Schareina (ESP, Honda) : +0h25’12”
    1. Skyler Howes (USA, Honda) : +0h56’41”
    1. Daniel Sanders (AUS, KTM) : +1h03’15”

Van Beveren suit en 6e à 1h04’, confirmant la densité du top.

Pour le détail complet, consultez le classement officiel sur le site KTM.[4]

Les réactions des héros du jour

Luciano Benavides explose de joie : « Je ne peux pas y croire, c’est irréel. J’ai attaqué toute la spéciale jusqu’au dernier kilomètre. C’est un rêve qui devient réalité. »[5]

Ricky Brabec, dévasté : « J’ai pris une mauvaise piste à gauche sur la fin. Je me sens terriblement mal. » Son geste à la 11e étape, où il perd du temps volontairement, montre sa stratégie long terme.[1]

Daniel Sanders : « C’est Dakar, rien n’est fini tant que ce n’est pas fini. Félicitations à Luciano. » Edgar Canet ajoute : « Luciano prend l overall, c’est énorme pour l’équipe. »

Le team manager KTM, Andreas Hölzl : « Luciano a lutté jusqu’au dernier mètre. Incroyable. »

Ces mots capturent l’essence humaine du Dakar.

Ce triomphe historique de Benavides propulse KTM vers un avenir radieux et ouvre des perspectives pour 2027. Honda, malgré la déception, confirme sa montée en puissance avec un podium multiple. Le Dakar reste imprévisible, rappelant que la persévérance paie plus que la vitesse brute. Les fans attendent déjà la prochaine édition avec impatience.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.