Luciano Benavides a créé la sensation en remportant le Dakar 2026 dans la catégorie motos. L’Argentin s’est imposé au terme de la 13e et dernière étape, avec seulement deux secondes d’avance sur l’Américain Ricky Brabec. Cette victoire historique marque un immense bonheur pour le pilote, qui n’arrive toujours pas à y croire.
Publiée par L’Équipe le 17 janvier 2026, cette performance clôt une édition intense en Arabie Saoudite, où la tactique et l’endurance ont primé.

Le parcours du Dakar 2026 en motos
Le Dakar 2026 a proposé un parcours exigeant de 13 étapes, totalisant des milliers de kilomètres dans les dunes et les pistes saoudiennes. Les pilotes ont affronté des étapes marathon, des navigations complexes et des conditions climatiques variables, testant les limites des machines et des hommes.
Dès les premières étapes, Luciano Benavides s’est distingué par sa régularité. Frère de Kevin Benavides, vainqueur en 2021 et 2023, il a su capitaliser sur son expérience au sein de l’équipe Sherco. Sa KTM l’a porté vers les avant-postes, malgré des chutes et des crevaisons qui ont marqué l’édition.
Ricky Brabec, champion 2020, a longtemps mené le général. Lors de la 11e étape, il a volontairement ralenti pour laisser la tête à Benavides, comme rapporté par France Info. Cette décision tactique visait à éviter d’ouvrir la piste sur les dernières étapes décisives.
Adrien Van Beveren, avec une victoire d’étape à son actif, et Daniel Sanders ont complété le top 4, illustrant la férocité de la concurrence.
Les abandons ont été nombreux, avec des leaders comme Ross Branch contraints à l’arrêt prématuré.
Les moments clés de la course de Benavides
Luciano Benavides a brillé par sa constance tout au long du rallye. Dès la 5e étape, il intégrait le podium provisoire, profitant des erreurs des favoris. Sa navigation précise dans les zones de sable a fait la différence.
À la 10e étape, une victoire française avec Mathieu Serradori en auto mettait en lumière la diversité des défis, mais en moto, Benavides consolidait sa position.
La 11e étape a été pivotale : Brabec cède la tête avec 23 secondes de retard, une stratégie qui a payé pour l’Américain en le plaçant en dauphin idéal pour la finale.
Benavides a géré les deux dernières étapes avec maestria, évitant les pièges et maintenant un rythme effréné.
Son équipe technique a joué un rôle crucial, avec des réparations rapides lors des bivouacs.
Voici les principaux écarts au général final :
-
- Luciano Benavides (ARG) : vainqueur
-
- Ricky Brabec (USA) : + 0:02
-
- Adrien Van Beveren (FRA) : à confirmer (estimé autour de 10 minutes)
La dernière étape décisive
La 13e étape, entre Shubaytah et Yanbu, a couronné Benavides avec une arrivée au souffle. Les deux rivaux ont roulé roue dans roue, terminant avec deux secondes d’écart seulement.
Brabec a tout tenté dans les derniers kilomètres, mais l’Argentin a tenu bon, démontrant une endurance mentale exceptionnelle.
Cette proximité rappelle des duels légendaires comme celui de Peterhansel et Sainz en 2018.
Les spectateurs ont vibré jusqu’à la ligne, avec des images diffusées en direct soulignant l’intensité.
Benavides franchit la ligne en larmes, acclamé par son équipe.
La réaction du vainqueur et perspectives
« Je ne peux pas y croire, c’est irréel », a déclaré Luciano Benavides dans son interview post-arrivée, relayée par L’Équipe. Ces mots traduisent l’émotion d’un pilote qui succède à son frère au palmarès.
Pour Brabec, la défaite de deux secondes est amère mais honorable : « C’était une belle bagarre, il le mérite. »
Cette victoire propulse Benavides au rang des grands du Dakar. Âgé de 30 ans, il envisage déjà la défense de titre en 2027.
L’édition 2026 a aussi vu Sébastien Loeb monter sur le podium auto lors de la 11e étape, remportée par Matthias Ekström, ajoutant du piment à l’ensemble du rallye.
Ce que cette victoire signifie pour le Dakar
Le triomphe de Benavides renforce l’attractivité de la catégorie moto, souvent éclipsée par les autos. Avec un écart minimal, il prouve que la tactique prime sur la vitesse brute.
Pour l’avenir, cela ouvre la voie à une rivalité argento-américaine passionnante.
Les fans attendent déjà les prochaines éditions, où la concurrence s’annonce plus rude.
Cette 48e édition du Dakar restera gravée comme celle des duels à couper le souffle.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.