Pour la première fois de sa carrière légendaire, Lewis Hamilton a terminé une saison de Formule 1 sans jamais grimper sur le moindre podium. Cette statistique révoltante s’inscrit dans un contexte qui aurait semblé impossible il y a encore un an : le septuple champion du monde, passé chez Ferrari en 2025 avec des ambitions de titre, vit le cauchemar le plus total. La saison 2025 de Lewis Hamilton chez Ferrari sans podium ne sera pas seulement un footnote dans les livres d’histoire, mais un tournant majeur dans la carrière d’un pilier de la discipline.
Le transfert du siècle, annoncé en février 2024, avait pourtant fait rêver la Scuderia et ses millions de tifosi. Quitter Mercedes après douze saisons glorieuses, six titres mondiaux et 84 victoires semblait un pari risqué, mais nécessaire pour une légende en quête de nouveau défi. Personne n’aurait parié sur une année aussi dévastatrice, marquée par l’absence totale de résultats probants et des tensions croissantes à Maranello.

Le cauchemar italien de Lewis Hamilton : une saison 2025 sans relief
Dès les premiers essais hivernaux de 2025, les signes d’inconfort étaient visibles. Hamilton naviguait entre la cinquième et la dixième place, incapable de se mêler durablement à la lutte pour les victoires. Ses meilleurs résultats de la saison se sont limités à trois quatrièmes places obtenues à Imola, Silverstone et Austin. Loin d’être des performances honorables pour un pilote de son calibre, ces résultats illustrent la dégringolade d’un homme habitué à dominer.
Après avoir quitté l’invincible Mercedes, l’icône britannique termine la saison à la sixième place du Championnat des pilotes avec seulement 156 points, son plus faible total depuis 2009. Le contraste est saisissant avec ses années de gloire. Les échecs se succèdent, les courses se ressemblent, et la frustration s’accumule. Dans une interview accordée après le Grand Prix du Brésil, Hamilton a décrit son expérience italienne comme « un cauchemar » , des mots rares venant d’un pilote normalement maître de ses émotions.
Les statistiques qui inquiètent
Les chiffres sont implacables pour le champion britannique. En 2022, Hamilton avait déjà vécu une saison sans victoire et sans pole position, une première depuis son arrivée en F1 en 2007. Mais la saison 2025 bat des records de disette :
- 0 podium : la première saison complète sans top 3 de sa carrière
- 156 points : le total le plus bas depuis 2009
- 242 points : l’écart avec le leader du championnat Lando Norris
- 3 quatrièmes places : ses meilleurs résultats, loin de la victoire
Ces statistiques révèlent une dégringolade sportive sans précédent pour un pilote qui avait jusque-là toujours terminé ses saisons avec au moins un podium depuis ses débuts.
Les causes techniques d’un échec inattendu
Plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées par Hamilton avec la SF25. La voiture présente des caractéristiques aérodynamiques qui ne correspondent pas au style de pilotage du champion. Les problèmes de redoutage (brake duct) sont régulièrement évoqués par les observateurs techniques. Mais au-delà des questions purement mécaniques, c’est l’adaptation au système Ferrari qui semble poser problème.
Le septuple champion, habitué à l’excellence opérationnelle de Mercedes, découvre une culture d’équipe différente, des processus moins rodés et une voiture qui ne répond pas à ses attentes. Les séances de qualifications sont particulièrement révélatrices : Hamilton a régulièrement échoué à se qualifier dans les dix premiers, partant souvent de positions compromises qui rendent les courses quasi impossibles.
Les tensions grandissantes à Maranello
La situation a atteint un point de rupture en fin de saison. Le président de Ferrari, John Elkann, a lâché une véritable bombe en critiquant ouvertement ses pilotes. Il a déclaré que Hamilton et Charles Leclerc devaient « se concentrer davantage et parler moins » , des propos jugés désobligeants par de nombreux observateurs. Cette sortie publique illustre la détérioration de la relation entre la direction et son pilote star.
Les tifosi, eux, sont partagés. Certains soutiennent leur idole, d’autres réclament déjà son départ. Les réseaux socaux sont inondés de messages réclamant le remplacement de Hamilton par un jeune pilote de l’académie Ferrari. L’atmosphere est électrique dans le monde de la Scuderia, où chaque course devient un nouveau round de cet étrange combat.
Les chuchotements à propos d’un divorce imminent se multiplient. Pourtant, le contrat en place pourrait bien transformer ce mariage difficile en une prison dorée pour les deux parties.
Le contrat qui enferme Hamilton jusqu’en 2027
Selon les informations du correspondant de la BBC Andrew Benson, Hamilton aurait signé un contrat ferme de trois ans avec Ferrari, le liant ainsi jusqu’à la fin de la saison 2027. Lors d’une conférence de presse au Brésil, le pilote britannique a confirmé indirectement cette durée en répondant qu’il avait « un contrat assez long » et qu’il était « encore loin » des négociations pour une prolongation.
Cet engagement prolongé pose question. Comment une légende vivra-t-elle deux saisons supplémentaires dans un environnement où il ne parvient pas à performer ? La clause de résiliation semble improbable pour un contrat de cette envergure. Ferrari, qui a investi massivement dans le recrutement de Hamilton, ne peut pas se permettre de lâcher son champion après une seule saison décevante.
Quel avenir pour la saison 2026 ?
L’horizon 2026 apparaît comme une bouée de sauvetage potentielle. Les nouveaux règlements techniques, avec des moteurs simplifiés et davantage d’énergie électrique, pourraient permettre à Ferrari de rebondir. L’équipe italienne travaille déjà sur un package radicalement différent, espérant que ce reset technique effacera les erreurs de conception de la SF25.
Pour Hamilton, ces changements représentent peut-être sa dernière chance de redonner du sens à sa carrière chez Ferrari. À 40 ans, le temps joue contre lui. Sa capacité d’adaptation, jadis légendaire, est mise à rude épreuve. Les observateurs s’interrogent : le champion peut-il retrouver son niveau de performance, ou cette saison 2025 sans podium marque-t-elle le début du déclin ?
La réponse viendra dès les premiers essais de 2026. En attendant, Hamilton a annoncé qu’il allait « se déconnecter complètement » pendant l’intersaison, se rendant injoignable pour récupérer mentalement de cette année difficile. Un signe supplémentaire de l’épuisement provoqué par cette saison cauchemardesque.
La saison 2025 de Lewis Hamilton chez Ferrari sans podium représente bien plus qu’un simple échec sportif. C’est un séisme qui remet en question la capacité d’une légende à s’adapter, l’efficacité du recrutement star de Ferrari, et la pérennité d’une carrière exceptionnelle. Pour un pilote qui a tout gagné, cette année sans relief constitue un défi existentiel sans précédent, dont les répercussions se feront sentir bien au-delà des circuits de F1.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.