Lewis Hamilton : la procédure de départ F1 2026 n'est pas dangereuse

F1

Lewis Hamilton, pilote Ferrari, a balayé d’un revers de main les inquiétudes sur la sécurité de la procédure de départ en Formule 1 pour la saison 2026. Avec les nouvelles règles mettant l’accent sur l’énergie électrique régénérée au freinage et supprimant le système MGU-H utilisé jusqu’en 2025, les pilotes doivent désormais faire monter en régime le moteur V6 pendant environ 10 secondes pour spooler les turbos. Cela a suscité des débats, notamment de la part de McLaren.

Malgré les propositions de changements, Hamilton insiste : « C’est définitivement pas dangereux. » Il relativise en expliquant que c’est simplement une procédure plus longue, sans risque majeur pour les pilotes.

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Les évolutions réglementaires des puissances pour 2026

Les règles 2026 transforment profondément les monoplaces de F1. Sans MGU-H, les équipes misent sur une plus grande part électrique, avec une batterie plus puissante et une régénération accrue sous freinage. Cela implique un spool up manuel des turbos au départ, forçant les pilotes à maintenir les gaz pendant une dizaine de secondes.

Cette nouveauté complique les départs, comme l’explique cet article détaillé sur les démarrages en F1 2026. Les essais pré-saison à Bahreïn et Barcelone ont révélé des procédures laborieuses pour assurer un bon getaway.

Ferrari a anticipé le problème. L’équipe a interrogé la FIA en 2025 et, face au refus de modifications, a conçu son turbo pour réduire le temps de montée en régime. Résultat : une adaptation technique plutôt qu’un appel à changer les règles.

Les pilotes doivent gérer l’anti-stall potentiellement plus fréquent. Sans turbo prêt, une voiture peut caler ou partir lentement, mais Hamilton minimise : « Tu peux encore partir sans turbo à fond. C’est juste que tu risques l’anti-stall quelques fois. »

Cette phase de transition pose des défis, surtout pour les écuries en phase de rodage comme Cadillac avec son moteur Ferrari. Les tests montrent que la plupart s’adaptent, bien que des ajustements mineurs soient discutés.

Les alertes de McLaren sur la sécurité

Andrea Stella, boss de McLaren, a appelé à des « ajustements impératifs de sécurité » avant le début de la saison 2026. Il pointe le risque pour les pilotes du fond de grille, qui ont moins de temps pour préparer leur turbo avant l’allumage des feux. L’article complet sur cette proposition détaille ses arguments.

Stella insiste : « La grille n’est pas l’endroit où tu veux des voitures lentes au départ. » Il évoque des cas comme celui de Franco Colapinto chez Alpine, où un anti-stall a failli causer un incident. McLaren propose plus de temps pour s’aligner et spooler.

La FIA peut modifier sur base de sécurité, mais n’a pas bougé pour l’instant. Ferrari s’y oppose fermement, préférant des solutions internes. Cela crée un clivage entre équipes : les puissantes comme Ferrari et McLaren divergent sur l’approche.

Les essais ont confirmé des départs chaotiques potentiels. Stella alerte aussi sur l’overtaking et le lift-and-coast, mais le départ reste prioritaire. Une réunion de la F1 Commission est prévue avant le GP d’Australie le 8 mars.

La réponse ferme de Lewis Hamilton

Hamilton, septuple champion, balaie les craintes avec expérience. « On devrait enlever cette connotation de danger, parce que c’est juste une procédure différente, plus longue qu’avant », déclare-t-il. Si les feux s’allumaient maintenant, tout le monde resterait immobile quelques secondes de plus.

Il admet un risque d’anti-stall pour certains, mais pas au point de menacer la sécurité. Sa position reflète celle de Ferrari, confiante dans son design turbo optimisé. Hamilton, en pleine adaptation à sa nouvelle équipe, voit cela comme un défi gérable.

Cette assurance vient après des années de domination Mercedes, où les départs étaient rodés. En 2026, avec des voitures plus agiles et actives aérodynamiquement, les starts redeviendront cruciaux pour les positions.

Ferrari mise sur l’innovation plutôt que sur des changements réglementaires, un choix stratégique face à la concurrence accrue d’Audi et Cadillac.

L’écho de Valtteri Bottas chez Cadillac

Valtteri Bottas, équipé d’un moteur Ferrari chez Cadillac, partage l’avis général. « Honnêtement, je ne pense pas que ce soit plus dangereux qu’avant », dit-il. Le vrai souci : les backmarkers qui voient les feux s’allumer trop tôt pour spooler.

Bottas, probable starter du fond avec l’équipe novice, anticipe des ajustements. « On doit trouver une solution pour ceux à l’arrière, mais sinon, tenir les gaz plus longtemps n’ajoute pas de danger. » Stella détaille ces préoccupations dans son appel aux tweaks.

Un compromis circule : étendre la procédure de quelques secondes pour tous. Cela équilibrerait les chances sans révolutionner les règles. Bottas table sur des solutions rapides.

Son expérience chez Mercedes et Alfa Romeo renforce sa crédibilité. Avec Cadillac visant les points dès 2026, un bon départ est vital.

Vers une saison 2026 apaisée au départ ?

Les débats sur les starts 2026 s’apaisent grâce à des voix comme Hamilton et Bottas. La FIA surveillera les premiers GPs, prête à tweaker si nécessaire. Ferrari mène par l’exemple technique, tandis que McLaren pousse pour l’équité.

Pour les fans, ces nouveautés promettent des courses intenses dès le feu vert. Les pilotes s’adapteront, transformant un défi en spectacle. Reste à voir si l’Australie confirmera cette sérénité.

En fin de compte, 2026 marque un renouveau : plus électrique, plus vert, mais toujours aussi compétitif. Les starts seront le premier test grandeur nature.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.