Lewis Hamilton, septuple champion du monde de Formule 1, n’a pas mâché ses mots sur les monocoques à effet de sol introduites en 2022. Sur ses 105 victoires en grand prix, seulement deux ont été remportées dans cette ère, marquée par des difficultés notables en qualification. Ces voitures ne récompensent pas son style agressif de freinage tardif et de virages serrés, ce qui l’a profondément frustré.
À 40 ans, le Britannique a affirmé qu’il n’y avait « pas une seule chose qu’il regrettera de ces voitures », qualifiant cette période de la pire depuis son arrivée en F1 en 2007. Heureusement, 2026 marque un nouveau cycle réglementaire avec des changements majeurs au châssis et à l’unité de puissance, offrant une chance de rebondir après une saison 2025 décevante chez Ferrari.

Les frustrations accumulées depuis 2022
Depuis l’introduction des voitures à effet de sol en 2022, Lewis Hamilton a connu une période noire. Ses performances en qualification ont particulièrement souffert, ces monocoques favorisant une approche plus fluide plutôt que son pilotage incisif. Résultat : seulement deux victoires en grand prix sur cette période.
En 2025, sa première année chez Ferrari s’est soldée par une sixième place au championnat, à 86 points de son équipier Charles Leclerc. Son unique highlight fut une victoire en sprint à Shanghai. Les sessions média de l’année, notamment à Las Vegas, ont révélé un Hamilton abattu, répondant souvent par monosyllabes.
Ferrari a stoppé le développement de sa voiture en juin 2025 pour se concentrer sur 2026, une décision que Hamilton a soutenue. « J’ai poussé Fred [Vasseur] », a-t-il expliqué au Grand Prix d’Abou Dhabi 2025. « Nous ne pouvions pas prendre de retard sur les autres pour la nouvelle voiture, c’est une courbe d’apprentissage abrupte pour tous. »
Malgré les baisses de performance en fin de saison, Hamilton n’a pas observé d’impact psychologique négatif dans l’équipe. « Tout le monde est resté positif », a-t-il ajouté. Cette résilience collective est cruciale face aux défis à venir.
Pour en savoir plus sur les déboires de Hamilton en 2025, cet article détaillé offre un aperçu complet de ses frustrations.
Les espoirs placés dans le règlement 2026
Le règlement 2026 représente un espoir majeur pour Hamilton. Avec des châssis redessinés, plus légers et compacts, et des unités de puissance hybrides rééquilibrées (50% électrique, 50% thermique, dépassant 1000 ch au total), cette nouvelle ère pourrait mieux convenir à son style.
Les renders officiels des monocoques 2026 montrent des designs innovants, avec une aérodynamique simplifiée et moins dépendante de l’effet de sol. Hamilton, qui déteste les actuelles, prie simplement pour que ce ne soit pas pire. « Cette génération était probablement la pire, et je prie pour que la prochaine ne le soit pas davantage », a-t-il déclaré.
Principales nouveautés du règlement F1 2026 :
- Réduction drastique du poids et des dimensions des châssis.
- Unités de puissance plus efficientes et durables.
- Aérodynamique active et pneus 18 pouces.
- Focus sur la parité électrique/thermique pour plus de spectacle.
Ces changements s’inspirent des transitions passées, mais avec une ampleur inédite. Hamilton voit cela comme une opportunité pour Ferrari de dominer, surtout avec son duo Leclerc-Hamilton.
Un article récent sur les craintes de Hamilton pour 2026 souligne son prudence prudente face à cette révolution.
Retour sur les cycles réglementaires précédents
Hamilton a vécu plusieurs révolutions en F1. En 2009, avec McLaren, une réduction annoncée de 50% d’appui aérodynamique (retour des slicks, diffuseur modifié) a piégé l’équipe. « Ils ont dit 50% moins d’appui, on a construit en conséquence. Aux essais, zéro appui, on était loin », se souvient-il. Champion en titre, il termina cinquième.
L’arrivée des turbo-hybrides en 2014 a été un triomphe chez Mercedes, suivi des voitures plus larges en 2017. Ces ères lui ont permis de remporter six titres mondiaux. « 2014 était excitant, avec un travail incroyable sur le moteur. 2017, voitures plus beefy, plus d’appui, c’était mega », confie-t-il.
Ces expériences contrastent avec 2022-2025. La leçon de 2009 ? Ne pas sous-estimer les unknowns. Pour 2026, Ferrari anticipe une « steep learning curve ».
« C’était vraiment intéressant, l’approche pour l’année prochaine diffère des précédentes », note Hamilton au GP d’Abou Dhabi.
Le contexte chez Ferrari et les réactions
Chez Ferrari, 2025 fut compliqué. L’arrêt du développement a coûté cher en performance, mais Hamilton le juge « correct » vu l’absence de lutte pour le titre. Fred Vasseur, le team principal, défend le moral de son pilote, affirmant que ses interviews négatives ne reflètent pas sa personnalité.
Max Verstappen a même exprimé de la compassion : « Ça fait vraiment mal pour lui ». Hamilton, classé 47e dans le top 50 Autosport 2025, reste focalisé sur l’avenir.
Cette transition coïncide avec son âge avancé. À 41 ans en 2026, un eighth titre semble crucial. Ferrari mise sur son expérience pour naviguer ce nouveau règlement.
L’équipe reste unie, sans « effet psychologique » visible. Hamilton soutient à 100% la priorisation de 2026.
2026 pourrait marquer le renouveau de Lewis Hamilton en rouge. Après des années de galère, ce règlement offre une page blanche. Reste à voir si Ferrari maîtrisera la bête et si son style s’adaptera. Les fans, impatients, attendent les premiers tours de roue. Un succès là-bas pourrait écrire un nouveau chapitre légendaire pour le septuple champion.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.