Lewis Hamilton vise une troisième place stratégique pour décrocher sa première pole position Ferrari au Mexique 2025

F1

Lewis Hamilton vise une troisième place stratégique pour décrocher sa première pole position Ferrari lors du Grand Prix du Mexique 2025. Après une saison difficile marquée par des performances en demi-teinte, le septuple champion du monde a enfin retrouvé le chemin du top trois en qualifications, signant son meilleur résultat en rouge depuis son arrivée dans l’écurie italienne cet hiver. Sur l’Autódromo Hermanos Rodríguez, Hamilton s’est montré compétitif tout au long du week-end, terminant à seulement 0,352 seconde de la pole position de Lando Norris et à moins d’un dixième de son coéquipier Charles Leclerc.

Cette performance représente un tournant majeur pour le pilote britannique de 40 ans, qui n’avait pas connu de qualification dans le top trois cette saison. Après des mois de lutte, souvent relégué entre la sixième et la huitième place sur la grille, Hamilton semble enfin trouver ses marques avec sa nouvelle équipe et son ingénieur de course Riccardo Adami. Le circuit mexicain, théâtre de la dernière victoire de Ferrari en Grand Prix, offre désormais au Britannique une opportunité en or de transformer cette progression en résultat concret dimanche.

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Hamilton célèbre un “énorme pas en avant” après des mois de galère chez Ferrari

La joie était palpable dans les propos de Lewis Hamilton après les qualifications du samedi. “Définitivement heureux de progresser et d’être enfin là-haut”, a déclaré le pilote britannique, soulignant le contraste saisissant avec ses performances précédentes. Pour un pilote habitué à dominer les qualifications durant sa carrière avec Mercedes, où il a signé 104 pole positions, cette troisième place représente bien plus qu’un simple résultat statistique.

Hamilton a reconnu que son coéquipier Charles Leclerc avait été habitué à ces résultats, ou du moins à se battre près du sommet pendant la majeure partie de l’année. “Mais pour moi, ça a été un dur labeur, être comme sixième, septième ou huitième - principalement huitième”, a-t-il confié avec franchise. Cette lucidité sur ses difficultés démontre l’ampleur du défi que représente l’adaptation à une nouvelle équipe, même pour un champion de sa trempe.

Le pilote de 40 ans a exprimé sa gratitude envers l’équipe Ferrari pour son soutien constant malgré les résultats décevants. “Alors obtenir la P3 est un énorme pas pour nous et je suis vraiment reconnaissant des efforts de l’équipe et du soutien incroyable que j’ai eu de leur part”, a-t-il déclaré. Cette reconnaissance témoigne de l’importance du travail collectif dans le processus d’adaptation, un facteur souvent sous-estimé dans un sport aussi individualisé que la Formule 1.

C’est également la première fois cette saison que les deux Ferrari se qualifient dans le top trois, un accomplissement qui souligne les progrès réalisés par l’écurie italienne. Hamilton a ajouté que ses coéquipiers avaient été si rapides toute l’année et que c’était un sentiment incroyable. La Scuderia mérite véritablement cette performance collective, fruit d’un travail acharné tout au long de la saison pour améliorer les processus et la communication au sein de l’équipe.

Cette progression s’inscrit dans une dynamique plus large d’amélioration de Ferrari ces dernières courses. L’équipe a su rester positive et continuer à pousser malgré les difficultés, une attitude qui finit par porter ses fruits au Mexique. Pour Hamilton, voir les deux voitures rouges en première ligne représente la récompense d’un engagement total de tous les membres de l’équipe, des ingénieurs aux mécaniciens.

Une stratégie agressive pour le départ dimanche au Grand Prix du Mexique

Lewis Hamilton a clairement annoncé ses intentions pour la course de dimanche : il sera “assez agressif” dès le départ. Le pilote britannique sait que la troisième position sur la grille offre des avantages spécifiques sur le circuit mexicain, notamment grâce à la longue ligne droite menant au premier virage. “La P3 n’est pas une mauvaise position pour démarrer ici, donc je serai assez agressif, et je veux avancer”, a-t-il déclaré avec détermination.

Hamilton a également souligné un aspect technique important : la partie intérieure de la piste est sale, rendant le côté propre de la grille moins avantageux qu’il n’y paraît. “Ce n’est pas si agréable du côté intérieur, c’est assez sale. Donc assez reconnaissant d’être troisième”, a-t-il expliqué. Cette connaissance des subtilités du circuit démontre que le septuple champion n’a rien perdu de sa capacité d’analyse, même après une saison difficile.

L’histoire du Grand Prix du Mexique plaide en faveur d’un départ depuis la troisième position. Trois des cinq dernières courses sur ce circuit ont été remportées par des pilotes partis de la troisième place, une statistique qui ne peut qu’encourager Hamilton dans sa quête d’une première victoire avec Ferrari. Le circuit de Mexico met traditionnellement moins l’accent sur l’importance de la pole position en raison de la longue distance jusqu’au premier virage.

Hamilton compte également tirer profit de l’aspiration offerte par les deux voitures devant lui - Norris et Leclerc - qui “perceront un trou dans l’air” devant lui. Cette stratégie pourrait lui permettre de rattraper son léger désavantage en qualification et de se mêler à la bataille pour la victoire dès les premiers tours. “Je n’ai rien à perdre”, a-t-il ajouté, soulignant sa liberté d’action comparée à ses rivaux directs qui ont davantage de pression.

Le pilote britannique a confirmé à Sky Sports qu’il était “enfin en phase” avec son équipe d’ingénieurs après un début difficile. Les premières courses de la saison avaient été marquées par quelques échanges tendus à la radio avec son ingénieur de course Riccardo Adami, les deux hommes devant s’habituer à communiquer ensemble. “Ça m’a pris toute l’année pour arriver ici, donc ça a été une sacrée montagne à gravir”, a admis Hamilton, reflétant l’ampleur du défi d’adaptation.

Les progrès techniques de Ferrari et l’adaptation progressive de Hamilton

La performance de Hamilton au Mexique n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une amélioration progressive des processus d’ingénierie chez Ferrari. Le pilote britannique a salué la réceptivité de l’équipe aux retours de ses deux pilotes, un élément crucial qui a permis à la Scuderia d’avancer lors des dernières courses. Cette évolution dans la communication et la prise en compte des feedbacks pilotes constitue un changement significatif dans la culture de travail de l’équipe italienne.

Les difficultés de hauteur de caisse qui ont affecté la SF-25 en milieu de saison semblent désormais en partie résolues. Hamilton avait confirmé que la monoplace fonctionnait encore avec des hauteurs de caisse supérieures à celles qui étaient optimales, un problème technique majeur qui limitait les performances globales de la voiture. Les réglages trouvés au Mexique suggèrent que Ferrari a finalement trouvé une fenêtre de fonctionnement plus efficace pour sa monoplace.

Le week-end mexicain a démontré que Ferrari possédait un rythme compétitif sur l’ensemble des séances. Hamilton a souligné que l’équipe avait fait de bons progrès avec la voiture tout au long du week-end, même s’il avait manqué la première séance d’essais libres. “Évidemment, j’ai raté les EL1, ce qui, je ne dirais pas que ça n’a pas entravé le week-end, mais bien sûr, vous apprenez plus avec plus de tours sur la piste”, a-t-il expliqué.

Malgré cette séance manquée, Hamilton a réussi à mettre sa voiture dans une configuration aussi bonne qu’il le pouvait. “Ce n’est définitivement pas facile de boucler un tour, mais oui, je suis juste heureux d’être ici”, a-t-il déclaré avec satisfaction. Cette capacité à optimiser rapidement les réglages témoigne de sa progression dans la compréhension de la SF-25, un processus qui lui avait causé tant de difficultés en début de saison.

L’expérience accumulée au fil des courses commence à porter ses fruits. Hamilton a reconnu que cela avait été un défi écrasant de s’introduire chez Ferrari, mais il sent maintenant qu’il arrive à un bon endroit avec l’équipe. “Enfin, je fusionne avec tout ce qui m’entoure, moi-même et mes ingénieurs, nous avons vraiment commencé à extraire la performance de la voiture”, a-t-il confié à Sky Sports.

Cette synergie retrouvée avec son environnement technique rappelle l’importance des facteurs humains dans la performance en Formule 1. Les meilleurs pilotes ne sont pas seulement ceux qui possèdent le talent brut, mais aussi ceux qui savent créer les conditions optimales pour que leur équipe progresse. Hamilton semble enfin avoir trouvé cette alchimie avec Ferrari après des mois d’ajustements.

L’objectif de Hamilton : mettre fin à une disette de victoires qui dure depuis la Belgique 2024

Lewis Hamilton n’a plus remporté de Grand Prix depuis le GP de Belgique 2024, une disette qui s’étend maintenant sur plus d’un an. Pour un pilote qui compte 105 victoires à son actif, cette période sans succès représente l’une des plus longues de sa carrière. Le Grand Prix du Mexique offre une opportunité réelle de mettre fin à cette série et de décrocher sa première victoire avec Ferrari, un objectif qui a motivé son transfert depuis Mercedes.

Le circuit mexicain présente des caractéristiques favorables pour tenter ce coup d’éclat. L’altitude de Mexico (2 250 mètres) crée des conditions aérodynamiques uniques qui peuvent bouleverser la hiérarchie habituelle. La moindre densité de l’air affecte différemment les monoplaces selon leur conception, et la SF-25 semble particulièrement bien adaptée à ces conditions spécifiques.

Selon les analyses récentes, Hamilton a déclaré qu’il n’avait “rien à perdre” en adoptant une stratégie offensive dimanche. Cette mentalité libérée contraste avec la prudence qui a parfois caractérisé ses performances en début de saison, lorsque la pression de l’adaptation et les résultats décevants pesaient lourdement sur ses épaules.

La présence de Leclerc juste devant lui sur la grille pourrait également jouer un rôle stratégique important. Ferrari devra gérer intelligemment ses deux pilotes pour maximiser ses chances de victoire tout en évitant les conflits internes. Hamilton a montré tout au long de sa carrière sa capacité à jouer le jeu collectif quand nécessaire, mais dimanche, il aura certainement la liberté de se battre pour la première place.

L’écurie italienne n’a plus gagné au Mexique depuis la victoire de Carlos Sainz l’année dernière, qui avait décroché la pole position en 1’15”946. Ce précédent démontre que Ferrari possède déjà une base de données solide sur ce circuit et sait comment y être performante. Hamilton peut s’appuyer sur cette connaissance accumulée pour affiner sa stratégie de course.

Les enjeux du championnat et la dynamique Ferrari pour la fin de saison 2025

Bien que Hamilton ne soit plus en position de lutter pour le championnat des pilotes cette saison, ses performances restent cruciales pour Ferrari dans la bataille du championnat constructeurs. Chaque point compte dans cette lutte serrée, et une solide performance au Mexique pourrait donner un élan décisif à l’écurie italienne pour les dernières courses de la saison. La présence des deux Ferrari dans le top trois en qualifications constitue un signal fort envoyé aux rivaux.

Le week-end mexicain démontre que Ferrari a trouvé une direction de développement positive pour sa monoplace. Après des mois de tâtonnements et d’ajustements, l’équipe semble avoir identifié les clés pour extraire le maximum de potentiel de la SF-25. Cette progression technique arrive au moment idéal de la saison, lorsque chaque amélioration peut avoir un impact majeur sur les résultats.

Pour Hamilton personnellement, terminer sa première saison chez Ferrari sur une note positive revêt une importance capitale. Après les critiques et les doutes qui ont accompagné ses performances en début d’année, prouver qu’il peut encore gagner au plus haut niveau à 40 ans enverrait un message puissant. Cela préparerait également le terrain pour la saison 2026, lorsque de nouveaux règlements techniques entreront en vigueur.

La dynamique psychologique au sein de l’équipe bénéficierait également grandement d’une victoire de Hamilton. Leclerc a porté Ferrari sur ses épaules pendant la majeure partie de la saison, et voir les deux pilotes compétitifs simultanément renforcerait la confiance collective. Cette émulation positive entre coéquipiers peut devenir un catalyseur puissant pour les performances futures.

Les ingénieurs Ferrari ont montré leur capacité à écouter et à s’adapter aux retours de leurs pilotes, un changement culturel important pour une équipe historiquement réputée pour sa rigidité. Cette évolution vers plus de flexibilité et de collaboration pourrait s’avérer déterminante non seulement pour le reste de la saison 2025, mais aussi pour les années à venir.

La course de dimanche au Mexique représente bien plus qu’une simple opportunité de victoire pour Lewis Hamilton et Ferrari. C’est le aboutissement de mois de travail acharné, d’adaptation et de remise en question. Partir de la troisième position avec une stratégie agressive et une monoplace compétitive, Hamilton possède tous les ingrédients nécessaires pour enfin célébrer sa première victoire en rouge. Le circuit mexicain, avec son altitude unique et sa longue ligne droite vers le premier virage, offre le cadre idéal pour que le septuple champion du monde démontre qu’il n’a rien perdu de sa vitesse et de sa combativité. Qu’il parvienne ou non à décrocher la pole position tant convoitée, Hamilton a déjà prouvé au Mexique qu’il est de retour au sommet, prêt à se battre pour les victoires qui ont fait sa légende. La Scuderia peut enfin espérer exploiter pleinement le talent de sa nouvelle recrue, et les fans de Formule 1 du monde entier attendent avec impatience de voir Hamilton franchir la ligne d’arrivée en tête, les bras levés, aux couleurs du Cheval Cabré.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.