À deux jours du prologue qui lancera officiellement le Dakar 2026, le bivouac de Yanbu, en Arabie saoudite, baigne dans une atmosphère de calme inhabituel. Les équipes profitent de ces derniers instants de tranquillité avant l’entrée en matière. Hier, le 31 décembre, l’ambiance était résolument détendue, avec le mot « Relax » affiché au tableau de l’équipe HT Moto. Bordé par la mer Rouge, ce vaste campement de 8 hectares accueille pilotes, mécaniciens et concurrents dans une quiétude bienvenue.
Les préparatifs se concentrent sur les vérifications administratives et techniques, essentielles pour valider la participation de chacun. Que ce soit des stars comme Henk Lategan sur sa Toyota ou des novices comme le motard allemand Maxi Schek, personne n’échappe à ces formalités. Pendant ce temps, certains s’entraînent à proximité, tandis que d’autres se reposent. Guillaume De Mévius exprime bien l’état d’esprit général : « On se prépare mais on a hâte de commencer. »

L’ambiance détendue au bivouac
Le bivouac de Yanbu s’étend sur 8 hectares, un espace immense qui rend les vélos électriques indispensables pour les déplacements rapides. Les mécaniciens s’activent sur les véhicules, polissant les motos Honda jusqu’à les faire briller sous le soleil. Adrien Van Beveren, pilote expérimenté, en profite pour une séance d’une heure de vélo, histoire de se maintenir en forme sans forcer.
Cette quiétude contraste avec l’effervescence à venir. Les équipes passent un 31 décembre au calme et un 1er janvier tout aussi paisible. Des chaises longues sont sorties, exposées au soleil, tandis que les pilotes échangent des nouvelles après des mois sans se voir. L’équipe Dacia, avec Sébastien Loeb, a profité d’un créneau pour tester sa voiture à mi-journée, à une cinquantaine de kilomètres du camp.
Pour en savoir plus sur le parcours complet du Dakar 2026, qui boucle entre Yanbu et Yanbu sur près de 8000 km, les organisateurs ont tout prévu pour une édition intense du 3 au 17 janvier.
Les discussions portent sur les réglages finaux et les stratégies. Guillaume De Mévius, de retour avec son copilote Mathieu Baumel – remis d’un grave accident en début d’année –, reprend ses marques. « On reprend nos marques », confie-t-il. Cette ambiance conviviale renforce les liens avant la compétition féroce.
Chaque année, le bivouac semble s’agrandir, accueillant voitures, motos et camions dans une organisation millimétrée. Les vélos de sortie sont omniprésents, facilitant les allers-retours entre tentes et zones de travail.
Les vérifications administratives en détail
Les vérifications administratives se déroulent sous une tente dédiée, où pilotes et copilotes présentent leurs documents d’engagement. Ce processus est rapide et obligatoire pour tous, sans distinction de niveau. Henk Lategan, favori sud-africain au volant de sa Toyota, y passe comme le débutant Maxi Schek, qui avoue se sentir un peu perdu dans cette immensité.
Ces formalités valident l’identité, les licences et les assurances. Personne n’y échappe, garantissant l’équité de la course. Les organisateurs veillent à ce que chaque concurrent respecte les règles, évitant ainsi tout litige au départ.
Pour les amateurs comme Schek, c’est une première immersion dans l’univers du Dakar. Le motard allemand mesure l’ampleur du challenge devant ce bivouac tentaculaire. Ces moments renforcent la détermination des participants.
Les équipes HT Moto affichent un panneau « Relax », mais l’esprit compétition pointe déjà. Ces vérifications, bien que routinières, marquent le passage du préparatif à l’action.
Enfin, une fois validés, les concurrents peuvent se concentrer sur les aspects techniques. Ce rituel unifie stars et outsiders dans une procédure commune.
Les contrôles techniques des véhicules
Les vérifications techniques consistent en une inspection minutieuse de chaque véhicule pour assurer la conformité aux normes de sécurité et de réglementation. Les organisateurs scrutent motos, voitures et camions, vérifiant freins, lumières, casques et équipements spécifiques. Rien n’est laissé au hasard pour prévenir les accidents en pleine course.
Ces contrôles se déroulent dans une zone dédiée du bivouac. Les mécaniciens procèdent aux derniers réglages avant le passage. Pour les motos, comme celles de l’équipe Honda, l’éclat des carénages trahit les heures passées à peaufiner.
À l’extérieur, pour tester en conditions réelles, les concurrents se relaient sur un parcours à 50 km. Voitures, motos et camions respectent un timing précis entre jeudi et vendredi. Sébastien Loeb et Dacia ont ainsi pu « se dégourdir les jambes » sans risque.
Ces tests valident la tenue des engins sur terrain désertique. Loeb veille à ne rien abîmer, priorisant la fiabilité. Les retours d’expérience guident les ajustements finaux.
Les camions, géants du bivouac, subissent les mêmes exigences. Leur passage impose une coordination parfaite pour éviter les encombrements.
Les tests en conditions réelles et la détente
À une cinquantaine de kilomètres, le parcours de tests offre un avant-goût du prologue de samedi. Les équipes y roulent selon un planning strict, évaluant tenue de route et endurance. Pour Loeb, c’était l’occasion idéale à mi-journée.
Au bivouac, Adrien Van Beveren opte pour le vélo pendant une heure, entre deux camions. Cette activité légère maintient la forme sans user les muscles. Les mécaniciens Honda achèvent de faire reluire les motos.
Les pilotes croisés discutent des absents et des retours marquants. De Mévius et Baumel, dont l’accident en début d’année – amputation de la jambe droite – avait ému, symbolisent la résilience. Leur présence motive les autres.
Les vélos électriques facilitent les trajets dans ce camp géant. Des séances informelles se multiplient, mélangeant entraînement et détente.
La chaîne L’Équipe diffusera le prologue et les étapes en direct, permettant aux fans de suivre ces moments préparatoires.
Plus qu’une journée à attendre. L’excitation monte, transformant la sérénité en impatience collective.
À l’approche du prologue, Yanbu vibre d’une énergie contenue. Ces vérifications, loin d’être anodines, assurent un départ serein pour une édition 2026 promise à l’intensité, avec Yanbu comme point de départ et d’arrivée. Les concurrents, prêts mentalement et techniquement, n’attendent que le feu vert pour attaquer les 8000 km de pistes saoudiennes. Ce qui promet d’être une course ouverte, entre la quête de Loeb pour une première victoire et le retour de Peterhansel.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.