À l’approche de la Daytona 500 2026, qui marque 25 ans après la perte tragique de Dale Earnhardt, il est temps de célébrer l’héritage du septuple champion. Earnhardt, surnommé l’Intimidateur, a marqué l’histoire de la NASCAR Cup Series avec 76 victoires au total. Aujourd’hui, nous revenons sur sept de ses triomphes les plus impressionnants, en hommage à sa légende.[1]
Ces victoires illustrent non seulement son talent brut, mais aussi sa détermination inébranlable. Du draft parfait aux remontées épiques, Earnhardt a offert des moments inoubliables aux fans. Pour en savoir plus sur ce jour sombre de 2001, consultez cet article commémoratif.

La Daytona 500 de 1998 : 20 ans d’attente
Earnhardt avait tout gagné à Daytona, sauf la Great American Race elle-même. Après vingt tentatives infructueuses, souvent marquées par des drames de dernière heure, il triomphe enfin en 1998. Cette victoire arrive tard dans sa carrière, quatre ans après son dernier titre et trois ans avant sa disparition sur le même circuit.
La course se déroule sous tension, avec Earnhardt menant dans les derniers tours. Chaque membre des équipes bordant la pit road pour le féliciter personnellement montre l’ampleur de l’événement. C’était un rêve devenu réalité pour le pilote de la No. 3.
Cette Daytona 500 reste gravée comme l’une des plus émouvantes. Earnhardt, alors âgé de 46 ans, prouve qu’il n’est jamais trop tard. Les fans se souviennent encore de ses larmes en Victory Lane.
Le triomphe de 1998 renforce sa légende auprès des crown jewels. Il avait déjà conquis les Daytona 500 qualificatives, mais celle-ci est unique.
Talladega 2000 : le maître du draft à l’œuvre
En automne 2000, Earnhardt remporte sa 76e et dernière victoire en Cup à Talladega Superspeedway. C’est sa dixième là-bas, un record inégalé à ce jour.[2]
Avec cinq tours à parcourir, Dale Jr. mène tandis que son père est hors du top 15. Earnhardt entame une charge iconique, slalomant au milieu du peloton et abîmant gravement le côté droit de sa Chevrolet.
Il prend la tête au drapeau blanc et file vers la victoire. Cette démonstration de draft mastery éblouit les observateurs.
Talladega était son fief, avec des victoires en série. Cette dernière montre sa classe jusqu’au bout.
Peu après, les hommages se multiplient, comme lors des tours 3 à Daytona en 2026, rappelant son impact persistant.
L’All-Star Race de 1987 : le « passage » dans l’herbe
Lors de l’édition 1987 de l’All-Star Race, exhibition annuelle de la NASCAR, Earnhardt se bat pour la victoire contre Bill Elliott. Les deux touchent sur la ligne droite, et la No. 3 part en travers dans l’herbe – les quatre roues dedans.
Dans un save incroyable, Earnhardt maîtrise sa monture, traverse l’infield et reprend la piste en tête. Il pousse ensuite Elliott pour sceller le triomphe.
Ce moment, baptisé « pass in the grass », devient légendaire. Earnhardt gagne l’All-Star trois fois (1987, 1990, 1993).[3]
L’exploit souligne son instinct de survie unique.
La course nocturne de Bristol 1999 : secouer la cage de Terry
À Bristol en 1999, sous les huées du public, Earnhardt affronte Terry Labonte. Quelques années plus tôt, Labonte l’avait emporté après un contact controversé.
Cette fois, Labonte le pousse hors de la trajectoire. Earnhardt riposte immédiatement au virage suivant, tournoyant Labonte et filant vers la victoire au dernier tour.
En Victory Lane, il lâche sa phrase fameuse : « Je ne voulais pas vraiment le faire tourner, juste secouer un peu sa cage. »
Ce duel renforce son image de villain, adoré et haï.
Bristol reste un temple de la NASCAR, et cette nuit marque les esprits.
Atlanta 2000 : une photo finish légendaire
En 2000 à Atlanta, Earnhardt affronte Bobby Labonte, futur champion. C’est l’une des 20 finishes les plus serrées de l’histoire Cup.[4]
Bobby Labonte a une énorme aspiration dans les derniers virages. Les deux drag-racent jusqu’à la ligne, Earnhardt l’emportant de 0.010 seconde.
Un an plus tard, Kevin Harvick gagne là-bas de façon similaire, succédant à Earnhardt après Daytona.
Cette bataille incarne la férocité d’Atlanta.
Le Coca-Cola 600 de 1993 : pénalisé mais vainqueur
Dans la plus longue course NASCAR, Earnhardt subit une pénalité pour vitesse excessive en pit, tombant un tour derrière. Il revient, mais une seconde pénalité pour contact avec Greg Sacks le relègue à nouveau.
Furieux, il charge à travers le field avec plus de 70 tours restants, doublant Jeff Gordon pour la victoire.
Cette crown jewel montre sa résilience. Les 600 miles supplémentaires l’ont aidé.
Earnhardt conquiert ainsi un autre joyau.
Le Brickyard 400 de 1995 : conquête d’Indianapolis
Introduit en 1994, le Brickyard devient vite prestigieux. Earnhardt gagne dès sa deuxième tentative en 1995, prenant la tête lors des arrêts aux stands finaux.
Il tient Rusty Wallace à quelques longueurs. Sur la radio : « Je suppose que je ne suis pas trop vieux pour gagner ici. »
À 44 ans, il dompte l’ovale Indy.
Cette victoire couronne son palmarès éclectique.
Dale Earnhardt laisse un vide immense, mais ses victoires inspirent encore. À la veille de la Daytona 500 2026, son esprit plane sur le sport. Comme un hommage récent le note, 25 ans après, la NASCAR se souvient toujours. Quelle sera la prochaine page de cette légende ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.