La saison 2026 de Formule 1 a démarré sur les chapeaux de roues avec de nouvelles réglementations qui ont redistribué les cartes. Mercedes a vite repris sa place en tête, comme beaucoup l’avaient anticipé après les essais hivernaux, tandis que l’arrivée de Cadillac en fond de grille n’étonne personne vu leur construction from scratch. Pourtant, après trois courses – Australie, Chine et Japon –, certaines équipes et pilotes ont créé la surprise, tandis que d’autres déçoivent amèrement par rapport à 2025.
Ces écarts de performance, vus à travers le prisme des tests et des premières manches, soulignent les paris gagnants ou perdants sur les nouveaux moteurs et châssis. Les rookies progressent globalement, les midfielders se battent pour le top 5, et les favoris trébuchent.[1][2]

Les surprises
Kimi Antonelli chez Mercedes
Kimi Antonelli incarne parfaitement la valeur de l’expérience en seconde année. L’Italien avait brillé en 2025 lors de ses débuts, mais des erreurs de rookie et de la malchance l’avaient freiné en Europe. Une suspension mi-saison l’avait déstabilisé, avant des remontées impressionnantes comme sa troisième place à Las Vegas.
En 2026, Antonelli démarre fort avec une confiance accrue. Ses gains profitent parfois des malheurs de George Russell, mais il saisit les opportunités là où le rookie de 2025 aurait faibli. Il mène déjà le championnat des pilotes avec 72 points après ses victoires en Chine et au Japon.[2]
La crop des rookies 2025 impressionne globalement : Ollie Bearman est septième au général après deux openings sublimes, Isack Hadjar bat Max Verstappen en qualif, et Gabriel Bortoleto montre des éclats malgré les mauvais départs d’Audi.
- Bearman : 7e au championnat, fort en Australie et Chine.
- Hadjar : Surpasse Verstappen en qualif à Suzuka.
- Bortoleto : Flashes limités par les starts.
Cette maturité collective booste le spectacle en milieu de peloton.
Antonelli démontre que la patience paie : une saison pour s’adapter, la suivante pour briller.
Alpine et Haas en pleine forme
Alpine et Haas occupent les 4e et 5e places constructeurs après trois Grands Prix. Pour Alpine, c’est un revirement radical après une 2025 en queue de peloton. L’équipe anglo-française a sacrifié fin 2025 pour miser sur 2026 avec un nouveau moteur Mercedes.
L’A526 s’est montré solide en tests, malgré un weekend faible à Melbourne. Pierre Gasly mène la charge en milieu de grille : 7e en qualif lors des deux dernières courses, il a déjà deux tiers de ses points 2025. Franco Colapinto ajoute un point, mais s’adapte au front-end chatouilleux de la voiture.
Haas surprend plus encore avec ses ressources limitées. Ayao Komatsu excelle en leadership, maximisant chaque développement tardif de 2025. Bearman a cartonné en openings, Ocon ramasse les miettes à Suzuka pour un point bonus.
Ces deux équipes prouvent que stratégie et talent suffisent face aux gros budgets.
Le duo Gasly-Colapinto et Bearman-Ocon forme un midfield excitant.
L’unité de puissance Red Bull Ford
L’unité Red Bull Ford dépasse les attentes dès sa première sortie. Les rumeurs parlent d’un produit si abouti qu’aucune mise à jour n’est nécessaire en phase ADUO initiale. Recrutant des experts chez les rivaux, l’équipe excelle en électrique, power delivery et vitesse de pointe, entre Mercedes et Ferrari.
Racing Bulls est intouchable en milieu de grille : Liam Lawson et Arvid Lindblad en profitent pour briller. Red Bull Racing montre une top speed solide toute la saison.
« Nous avons une bonne unité de puissance. Le moteur est bon », confie Isack Hadjar après Suzuka. Cette base solide compense bien des maux ailleurs.
Les équipes rivales saluent déjà cette hardware électrique.
Reste à voir si ça dure toute l’ère 2026.
Les déceptions
Red Bull en crise
Red Bull paie cher ses changements internes. Hadjar complète : « Côté châssis, c’est terrible. Nous sommes lents dans les virages pour une fois ». Le RB22 est imprévisible, manquant de mordant avant comme Verstappen l’aimait.
Top speed ok grâce au couple en déploiement, mais traction et min speeds faibles en ICE pur, comme aux Esses de Suzuka face à l’Alpine de Gasly. GPS confirme les lacunes.
Horner, Newey, Wheatley, Marko partis ; Lambiase à McLaren. Laurent Mekies hérite d’une reconstruction colossale.
Verstappen paraît démotivé sans l’agressivité habituelle.
La chute est brutale pour l’ex-dominante.
Williams à la peine
Williams, comme Alpine, a minimisé 2025 pour 2026, mais sans le succès escompté. James Vowles modernise Grove, mais le FW48 pèche : poids ajouté pour crash tests, perte de dixièmes en qualif, three-wheeling en virages à faible adhérence, downforce manquant.
Vowles relativise, mais les faits parlent : agressivité ratée du châssis.
Carlos Sainz peine à s’adapter, malgré son talent.
Beaucoup à corriger pour remonter.
La pression des annonces 2025 se retourne contre eux.
Aston Martin - Honda à la traîne
Pound-for-pound, la plus grosse déception. AMR26 vibre excessivement, moteur Honda faible, ERS inefficace en récolte, balance inexistante malgré un look alléchant. Newey arrive tard à Barcelone, mais hype déçue.
Qualifs derrière Cadillac, Alonso score enfin le premier finish.
Travail Honda tardif : 3 mois de retard.
Pause bienvenue avant Bahreïn et Arabie.
Stroll et Alonso sous-performent.
Tout reste à faire.
La saison 2026 réserve encore bien des rebondissements avec ces hiérarchies chamboulées. Mercedes domine, mais midfield et fond de grille bouillonnent de potentiels. Les déceptions comme Red Bull ou Aston Martin pourraient rebondir avec des updates, tandis que surprises comme Antonelli ou Alpine consolident. Rendez-vous à Bahreïn pour la suite, où les moteurs 2026 seront vraiment testés.[3]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.