Les plus grandes surprises des courses en 75 ans de Formule 1

F1

La Formule 1 est souvent synonyme de domination impitoyable par les écuries de pointe. Pourtant, au fil de ses 75 ans d’histoire, certaines courses ont renversé toutes les attentes avec des victoires improbables. Dans un récent épisode dédié aux plus grands Grands Prix, les experts Kevin Turner et Roger Smith ont sélectionné les 10 meilleures surprises, analysées par le journaliste Damien Smith. Ces triomphes inattendus, dus au chaos, à une performance exceptionnelle ou à des circonstances uniques, rappellent la magie imprévisible de la discipline.

À l’occasion du 75e anniversaire en 2025, une saison marquée par le premier titre de Lando Norris et la domination renouvelée de McLaren, il est passionnant de revenir sur ces moments qui ont marqué l’histoire. De Silverstone en 1950 à Abu Dhabi récemment, ces courses montrent que personne n’est invincible en F1.

grand-prix-surprises_0.jpeg

Les surprises des origines (1950-1960)

Les débuts de la Formule 1 étaient chaotiques, avec des machines d’avant-guerre et peu de fiabilité. En 1957, au Grand Prix de Pescara, Stirling Moss offre à Vanwall sa première victoire, un exploit face aux Alfa Romeo et Ferrari dominantes. Cette course italienne, sur un circuit triangulaire infernal, voit Moss l’emporter après des abandons massifs.

La décennie suivante voit d’autres outsiders briller. À Monza en 1958, Vanwall remporte la première Coupe des constructeurs, mais c’est la Cooper de Jack Brabham qui surprend en 1959 avec son moteur arrière révolutionnaire. Enzo Ferrari les surnommait les “garagistes”, pourtant ils conquièrent le titre.

Ces victoires préfigurent l’évolution technique. Juan Manuel Fangio domine, mais des pilotes comme Tony Brooks (Ferrari) créent la surprise à Spa en 1958. La fiabilité limitée rendait chaque course une loterie.

Enfin, en 1960, Brabham récidive, prouvant que l’innovation l’emporte sur la puissance brute. Ces surprises posent les bases d’une F1 plus compétitive.

L’ère des pilotes audacieux (1970-1980)

Les années 1970 explosent de talents et d’innovations risquées. En 1975, au Grand Prix d’Espagne, Jochen Mass gagne pour McLaren après un carambolage monumental impliquant 20 voitures. Une course folle où la safety car n’existait pas encore.

À Zandvoort en 1973, Roger Williamson triomphe pour March, une petite écurie, grâce à la pluie qui égalise les chances. Niki Lauda domine déjà, mais ces interruptions inattendues rappellent la vulnérabilité des favoris.

Lauda lui-même surprend en 1974 avec Ferrari à Jarama. Les turbos Renault émergent timidement, mais c’est en 1981, à Jarama encore, que Gilles Villeneuve l’emporte dans le chaos des pneus slicks sous la pluie.

Ces décennies voient le sponsoring changer les livrées et les stratégies. Une citation de Villeneuve : “C’était comme piloter sur glace avec des pneus de route.”

Le turbo et les duels légendaires (1980-1990)

Les turbos des années 80 produisent plus de 1000 chevaux, mais les pannes sont légion. En 1984, au Grand Prix de Dallas, Keke Rosberg gagne pour Williams sur un circuit urbain défoncé, battant les McLaren-Honda.

À Monaco 1988, Ayrton Senna domine, mais c’est Gerhard Berger qui surprend en 1986 pour Benetton. Les rivalités Senna-Prost masquent ces éclats.

En 1991, au GP du Canada, Nigel Mansell craque un pneu en tête, offrant la victoire à McLaren. Ces erreurs humaines amplifient les surprises.

La fin des turbos en 1989 ouvre la voie à des moteurs V10 plus fiables, mais Aguri Suzuki crée la stupeur en 1990 à Suzuka pour Zakspeed, une des dernières victoires d’une backmarker.

L’ère moderne et les comebacks impossibles (2000-aujourd’hui)

Depuis 2000, la F1 s’est professionnalisée, mais les surprises persistent. En 2008, à Monza, Sebastian Vettel offre à Toro Rosso sa première victoire, sous une averse torrentielle, à 21 ans.

Le summum en 2011 au Canada : Jenson Button remonte de la 21e place après cinq crevaisons et un accrochage, pour gagner. “C’était de la survie pure”, radio-t-il.

En 2016, à Brésil, Max Verstappen gagne pour Red Bull sur sa trajectoire ascendante. Et en 2020, Sergio Perez triomphe à Sakhir pour Racing Point, après un double abandon Mercedes.

La saison 2025, avec son suspense final Norris-Verstappen-Piastri, rappelle ces folies. Pour en savoir plus sur les records de cette année anniversaire, consultez cet article détaillé.

Ces exemples illustrent la diversité des surprises : pluie, crashes, génie individuel.

Pourquoi ces courses comptent encore

Ces victoires inattendues humanisent la F1. Elles montrent que la stratégie, la chance et le talent brut peuvent renverser les pronostics. Le livre Formula 1 All the Races: The 100 Greatest Races de Smith et Turner approfondit ces moments, comme détaillé sur Autosport.

En 2026, avec de nouvelles règles, attendez-vous à plus de surprises. McLaren défendra son titre, mais des outsiders pourraient émerger. L’histoire de la F1 prouve que rien n’est écrit d’avance. Quelles seront les prochaines ?

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.