Les plus grandes surprises de la saison 2025 de Formule 1

F1

La saison 2025 de Formule 1 a réservé son lot de rebondissements inattendus, même si elle n’a pas battu tous les records de folie. Des décisions radicales au sein des équipes aux performances surprenantes de pilotes, plusieurs événements ont marqué les esprits. Nos analystes reviennent sur les chocs les plus marquants de l’année, en s’appuyant sur les faits qui ont rythmé le championnat.

Ces surprises soulignent à quel point la F1 reste imprévisible, avec des carrières qui basculent et des hiérarchies qui se bousculent. Pour en savoir plus sur les analyses détaillées, consultez cet article de Motorsport.

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Red Bull limoge Christian Horner

Le licenciement de Christian Horner par Red Bull a été l’un des tremblements de terre les plus inattendus. Après le scandale de 2024 impliquant des accusations d’inconduite envers une collaboratrice, Horner avait été blanchi par une enquête interne et semblait avoir consolidé son pouvoir.

Malgré le déclin progressif de Red Bull en 2024 et au début de 2025, personne n’imaginait une telle purge. Les regards se tournaient plutôt vers les rumeurs de départ de Max Verstappen. Pourtant, après le Grand Prix de Grande-Bretagne, Horner a été écarté brutalement, surprenant même l’intérieur de l’équipe.

L’arrivée de Laurent Mekies à la tête marque une révolution totale. Les piliers historiques – Horner, Adrian Newey, Jonathan Wheatley et Helmut Marko – ont tous quitté le navire. Mekies mise désormais sur une promotion interne pour relancer la machine.

Cette métamorphose est la plus importante depuis l’entrée de Red Bull en F1 en 2005. L’adage “ne change pas une équipe gagnante” a ses limites, et Red Bull semble avoir compris qu’il fallait rafraîchir les idées pour éviter la stagnation.

Les conséquences se font déjà sentir, avec des interrogations sur la forme future de Verstappen. Cette décision audacieuse pourrait redéfinir les ambitions de l’équipe pour 2026.

Isack Hadjar brille en rookie

Isack Hadjar, promu inopinément chez Racing Bulls, a renversé toutes les pronostics. Au début de la saison, beaucoup le voyaient comme un intérimaire avant Arvid Lindblad en 2026. Sans titre en catégories inférieures et 14e en F2 avec une seule victoire au sprint de Zandvoort, rien ne prédisait un tel éclat.

Son début catastrophique à Melbourne, avec un abandon au tour de formation et des larmes critiquées par Helmut Marko, semblait confirmer les doutes. Pourtant, le Français de 21 ans a répondu sur la piste de manière magistrale.

Cinq top 10 en huit courses après l’Australie, un podium dominant à Zandvoort, et un bilan impressionnant face à Liam Lawson : 21-6 en qualifications. Ces stats ont forcé le respect et valu à Hadjar une promotion chez Red Bull pour 2026.

Cette campagne stellaire a transformé un “remplaçant” en atout majeur. Hadjar a prouvé que le talent peut surgir là où on ne l’attend pas, même sans palmarès junior impeccable.

Son ascension rapide ouvre des portes pour d’autres jeunes talents, rappelant que la F1 récompense souvent la résilience.

Oscar Piastri rate le titre

Oscar Piastri semblait destiné au sacre après un début de saison tonitruant. McLaren dominait les constructeurs, et l’Australien avait remporté sept des 15 premiers Grands Prix. À Zandvoort, son avance sur Lando Norris dépassait 30 points, et plus de 100 sur Max Verstappen.

Puis, tout a basculé. Plus aucune victoire après les Pays-Bas, des crashes à Bakou, Singapour et au sprint d’Austin ont érodé son avance. Norris l’a dépassé après sa victoire au Mexique.

Le coup de théâtre à Las Vegas : les deux McLaren disqualifiés pour usure excessive de la planche, permettant à Verstappen de doubler Piastri. La confiance de l’Australien dans sa voiture s’est effondrée en seconde partie de saison.

Malgré un sursaut final, il termine troisième à Abou Dhabi, loin de ses rêves de titre. Ce flop est d’autant plus choquant qu’il avait tout pour gagner.

Cette défaillance rappelle les aléas psychologiques en F1, où la pression peut tout faire voler en éclats.

Williams cinquième au championnat

Williams achève la saison à une étonnante cinquième place, après un 2024 catastrophique marqué par une voiture en retard et des pannes de pièces. L’équipe de Grove se concentrait sur 2026, avec peu de temps en soufflerie pour la FW47.

Pourtant, des gains faciles en opérations piste et une voiture de lancement solide ont porté ses fruits. Carlos Sainz, associé à Alex Albon, a formé un duo redoutable, avec deux podiums mérités pour l’Espagnol.

Cette efficacité budgétaire a surpassé des rivaux comme Aston Martin. Williams n’a pas seulement stagné : elle a progressé spectaculairement.

Le tandem Sainz-Albon pose les bases d’un avenir radieux, surtout avec les règlements 2026 en vue.

Cette performance surprise revitalise une écurie historique et prouve qu’une gestion intelligente paie plus que des investissements massifs.

Ces surprises ont redessiné le paysage de la F1 en 2025, avec McLaren champion constructeurs et Lando Norris titré pilote, comme le soulignent les chiffres clés de L’Équipe. Pour 2026, attendez-vous à plus d’imprévus : nouveaux règlements, rookies affamés et équipes en reconstruction promettent une saison explosive. La F1 ne cesse jamais de nous étonner.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.