Chase Elliott a bouclé la saison 2025 NASCAR Cup Series au huitième rang du classement général, un résultat que le pilote Hendrick Motorsports qualifie lui-même de « correct mais pas excellent ». Avec deux victoires, 11 top-5 et 19 top-10 en 36 courses, le natif de Dawsonville (Géorgie) a confirmé sa régularité, mais il peine à retrouver le rythme victorieux qui lui avait valu le titre de champion en 2020.

Deux victoires pour briser la disette
La saison 2025 restera comme celle du retour au succès pour Elliott, qui a mis fin à une disette de 44 courses sans victoire. Le 29 juin, sur l’Atlanta Motor Speedway, il a signé un succès d’une saveur toute particulière : devant son public, il a devancé Brad Keselowski lors du dernier tour, avec l’appui de son coéquipier Alex Bowman. « C’était spécial de gagner ici, à la maison », a-t-il déclaré dans la voie des vainqueurs, avant de saluer le rôle de Bowman : « C’est ce qui rend Hendrick Motorsports si fort. »
Deux mois plus tard, le 28 septembre, il a récidivé sur le Kansas Speedway. Après un finish en double prolongation marqué par un contact entre Denny Hamlin et Bubba Wallace, Elliott a fêté sa 21e victoire en Cup Series, la deuxième de l’année. Ces deux succès lui ont assuré une place en playoffs et lui ont permis de franchir le second tour du tout nouveau « In-Season Tournament ».
Un point d’interrogation : les qualifications
Si les résultats finaux sont honorables, le gros point noir de la saison 2025 reste la performance en qualification. Avec une position moyenne au départ de 16,1, Elliott a chuté loin de sa moyenne carrière (11,1). Ce manque de vitesse pure sur un tour lui a coûté des points par étapes et l’a souvent relégué à des stands moins avantagés. « La qualification a été un énorme point d’attention tout au long de l’année », reconnaît-il. Il se veut néanmoins optimiste : « Je pense qu’on a progressé ces deux derniers mois. »
Des playoffs solides mais sans finale
Elliott a validé son ticket pour les playoffs dès la victoire d’Atlanta. Il a ensuite survolé le Round of 16 avec trois courses consistantes, terminant dans le top-10 à chaque fois. Le Round of 12 s’est révélé plus périlleux : un 38e à Richmond et un 40e à Talladega l’ont plongé dans la zone rouge, mais un top-5 à Martinsville a suffi à le propulser en Round of 8. Là, il a affiché une belle régularité – dont une 3e place au Roval de Charlotte – mais n’a jamais vraiment menacé les leaders Larson, Byron ou Hamlin. Il a finalement été éliminé à Phoenix, bouclant l’année huitième avec 2 310 points, à 272 longueurs du champion.
Statistiques clés de la saison 2025
- Victoires : 2 (Atlanta-2, Kansas-2)
- Top-5 : 11
- Top-10 : 19
- Pôles : 0
- Laps menés : 454 sur 9 045 bouclés (5 %)
- DNF : 3
- Moyenne de départ : 16,1
- Moyenne d’arrivée : 12,6
Une équipe toujours récompensée
Malgré ces quelques frustrations, la No. 9 crew ne repart pas les mains vides. En novembre, Mechanix Wear a couronné l’équipe d’Elliott « Most Valuable Pit Crew » des playoffs 2025, saluant notamment un temps moyen au stand de 11,2 s en phase éliminatoire. « Ces gars-là ne demandent qu’à se battre chaque week-end », a réagi le pilote. Ce trophée vient récompenser un collectif qui a su limiter les erreurs mécaniques (seulement trois abandons) tout au long de l’année.
Le regard tourné vers 2026
Elliott a terminé la saison sur une note positive, assurant que « certains de nos meilleurs runs sont arrivés au cours du dernier mois et demi ». L’objectif est clair : retrouver la vitesse pure en qualification pour ne plus jouer cartes sur table chaque dimanche. « On sait ce qu’on doit améliorer, on a les bonnes personnes pour le faire », résume-t-il. Avec 20 victoires en Cup à seulement 29 ans, le fils de Bill Elliott reste l’un des piliers du garage – mais il a soif d’un second titre.
Pour les aficionados qui veulent comparer avec les saisons précédentes, cette analyse détaillée des performances de Chase Elliott en 2024 montre que la régularité était déjà au rendez-vous, mais que la conversion en victoires peine à suivre. On y apprend notamment que son taux de top-10 sur les deux dernières saisons dépasse 52 %, un chiffre qu’il espère transformer en trips réguliers dans la voie des vainqueurs dès l’ouverture 2026 à Daytona.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.