La saison 2026 de Formule 1 marque un tournant majeur avec l’introduction de nouveaux règlements techniques. Les châssis seront plus légers et compacts, tandis que l’énergie électrique représentera près de 50 % de la puissance totale, au même niveau que le moteur à combustion interne. Deux nouveaux fournisseurs de moteurs font leur apparition : Red Bull Powertrains avec Ford, et Audi en tant qu’équipe usine. C’est la première fois depuis 2000, avec l’arrivée de BMW et Honda, qu autant de nouveautés agitent le plateau.
Avec 11 équipes au départ, dont l’ajout de Cadillac, la grille est plus diversifiée. Mercedes reste le motoriste le plus représenté, suivi de Ferrari. Voici un aperçu complet des motorisations pour chaque écurie, basé sur les annonces officielles.
| Écurie | Moteur |
|---|---|
| McLaren | Mercedes |
| Mercedes | Mercedes |
| Red Bull | Red Bull Ford |
| Ferrari | Ferrari |
| Williams | Mercedes |
| Racing Bulls | Red Bull Ford |
| Aston Martin | Honda |
| Haas | Ferrari |
| Audi | Audi |
| Alpine | Mercedes |
| Cadillac | Ferrari |

McLaren et son partenariat historique avec Mercedes
McLaren utilise les moteurs Mercedes depuis le Grand Prix de Bahreïn 2021. Cette alliance a déjà permis 21 victoires, dont le titre constructeurs en 2024 et un doublé historique en 2025 avec Lando Norris champion du monde, le premier depuis 1998.
Le partenariat Mercedes-McLaren évoque les glorieux années 1998-2008, avec trois titres pilotes. Après un échec cuisant avec Honda en 2015 – Fernando Alonso qualifiant alors le moteur de « GP2 » – et une période Renault, Zak Brown a relancé la collaboration en 2021. Daniel Ricciardo a brisé neuf ans de disette à Monza la même année.
Aujourd’hui, le contrat court jusqu’en 2030. McLaren, double champion en titre, mise sur cette fiabilité pour dominer la nouvelle ère hybride.
La force de Mercedes réside dans son expertise des moteurs hybrides, dominant depuis 2014 avec huit titres consécutifs. McLaren bénéficie de cette avance technique.
Malgré la concurrence accrue, les observateurs s’attendent à ce que McLaren reste compétitif dès 2026.
Mercedes, le motoriste dominant du plateau
Mercedes fournit quatre équipes en 2026 : son équipe usine, McLaren, Williams et Alpine. L’équipe d’usine débute son partenariat avec elle-même depuis 2010, avec 122 victoires à ce jour.
L’arrivée de Mercedes comme équipe en 2010, après le rachat de Brawn GP, a coïncidé avec la révolution hybride de 2014. Des innovations comme le turbo splitté ont permis une domination inégalée.
Même sans suprématie absolue récemment, Mercedes excelle dans les transitions réglementaires, comme en 2014. Williams, partenaire depuis 2014, a progressé en 2025 sous James Vowles, finissant cinquième avec Alex Albon et Carlos Sainz.
Alpine, après l’abandon controversé du projet Renault, opte pour Mercedes. Des employés de Viry-Châtillon ont protesté à Monza 2024, craignant la fin de « 50 ans de F1 française ».
Luca de Meo, ex-PDG Renault, parlait de « raccourcis » pour la victoire. Mercedes semble être ce choix pragmatique face à un Renault sous-performant, Alpine dernière en 2025.
Red Bull Ford, une nouvelle aventure interne
Red Bull et sa sœur Racing Bulls passent à des moteurs Red Bull Ford en 2026, une première maison pour Red Bull depuis 2005. Après la sortie de Honda fin 2021 (prolongée jusqu’en 2025), Red Bull a développé son propre projet avec Ford.
Ford revient après 23 ans d’absence, riche de 13 titres pilotes (1968-1994) via Cosworth. Laurent Mekies, boss de Racing Bulls, tempère : « Ce serait idiot de penser matcher Mercedes ou Ferrari dès le début. »
Racing Bulls, ex-Toro Rosso, a connu Cosworth, Ferrari, Renault et Honda depuis 2006. Sebastian Vettel y gagna en 2008 avec Ferrari.
Red Bull mise sur cette indépendance pour contrôler son destin, malgré les doutes initiaux.
Les attentes sont mesurées, mais l’ambition reste haute après les succès récents.
Ferrari, pilier historique et bien représenté
Ferrari équipe son équipe usine, Haas et Cadillac. Présent depuis 1950, c’est le motoriste le plus titré : 16 constructeurs, 15 pilotes, 247 victoires.
Malgré 18 ans sans titre majeur, Ferrari reste solide. Haas utilise ses moteurs depuis 2016, achetant même des pièces pour compenser sa taille modeste. Oliver Bearman, junior Ferrari, y court.
Cadillac, 11e équipe, débute avec Ferrari jusqu’en 2028, avant ses propres moteurs GM. Après le veto à Andretti en 2023, Cadillac a été approuvé.
Ferrari excelle historiquement, mais doit convertir sa puissance en résultats.
Pour plus de détails sur le calendrier 2026, consultez la page Wikipédia du championnat.
Honda chez Aston Martin et Audi en solo
Honda fournit Aston Martin après avoir ravivé son intérêt pour les nouveaux regs. Aston Martin quitte Mercedes après 2025, septième cette année-là malgré les investissements de Lawrence Stroll et l’arrivée d’Adrian Newey.
Sergio Perez avait gagné en 2020 avec Racing Point (Mercedes). Fernando Alonso, 44 ans, attend le déclic.
Audi entre comme équipe usine via Sauber, neuvième en 2025 avec Gabriel Bortoleto et Nico Hulkenberg. Mattia Binotto admet : « Nous n’aurons pas le meilleur moteur au début. »
Un guide complet des partenariats détaille ces enjeux.
Honda et Audi visent le long terme dans cette ère électrique.
La saison 2026 s’annonce excitante avec cette diversité de motoristes. Mercedes et Ferrari partent favoris, mais les nouveaux venus pourraient surprendre. Les essais hivernaux à Barcelone et Bahreïn révéleront les premiers enseignements, avant le coup d’envoi en Australie. Reste à voir qui dominera cette nouvelle formule hybride.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.