Les pilotes Haas, Esteban Ocon et Oliver Bearman, ont livré des premiers retours mitigés suite au shakedown pré-saisonnier à Barcelone. Sur trois jours d’essais, ils ont accumulé près de 400 tours au volant de la VF-26, la première monoplace conforme aux nouvelles réglementations 2026. Malgré les promesses d’une aérodynamique simplifiée, les dépassements semblent toujours compliqués en air sale.[1][2]
Ces impressions préliminaires soulèvent des interrogations sur l’efficacité des changements réglementaires. La downforce est réduite de 15 à 30 %, la traînée jusqu’à 40 %, et l’Overtake Mode remplace le DRS par un boost de puissance. Pourtant, les pilotes Haas notent une perte importante de charge avant en suivant un rival.

Le shakedown de Barcelone en détail
L’équipe Haas a profité pleinement des trois journées autorisées au Circuit de Catalunya. La VF-26, premier prototype roulant sous les nouvelles règles, a permis de valider le châssis et le groupe propulseur hybride. Selon des données non officielles, près de 400 tours ont été parcourus, offrant un aperçu concret des nouveautés.[3]
Ce test n’était pas une séance de performance pure, mais une validation technique. Les écuries se concentrent sur la fiabilité et la collecte de données aérodynamiques. Haas, avec son duo Ocon-Bearman, a pu expérimenter en trafic, un élément clé pour évaluer les dépassements.
Les conditions catalanes, avec leur mélange de virages lents et rapides, sont idéales pour tester l’équilibre en air propre et sale. Bearman a noté un “gros changement d’équilibre” juste derrière une autre voiture. Cela rappelle les débuts des monoplaces 2022 à effet de sol, où les problèmes d’air sale persistaient malgré les objectifs.
Haas a aussi rencontré des soucis mineurs de fiabilité, résolus rapidement. Ayao Komatsu, team principal, insiste sur la qualité des données récoltées plutôt que la quantité. Ces essais posent les bases pour les véritables tests hivernaux.
Enfin, ce shakedown révèle les tendances aérodynamiques 2026 : ailes actives et formes épurées. Pour en savoir plus sur la VF-26, consultez le site officiel de Haas.
Les impressions d’Esteban Ocon sur les dépassements
Esteban Ocon a suivi plusieurs voitures lors des essais. “Vous semblez perdre beaucoup de charge avant, un peu plus peut-être qu’avant”, a-t-il observé. Il espère des ajustements, mais son premier ressenti est clair : “Ça semble difficile de dépasser.”[2]
L’Ocon a testé l’Overtake Mode en isolation. Ce système délivre un boost de puissance si le pilote est à moins d’une seconde du rival, remplaçant le DRS mécanique. “Il faut l’ajuster, l’optimiser”, tempère-t-il, conscient des premiers jours.
Ocon compare aussi l’aéro active à un DRS avant permanent, utilisé en permanence pour l’efficacité. “C’est cool, mais on aurait pu aller plus loin”, regrette-t-il, évoquant des systèmes plus sophistiqués comme sur la Pagani Huayra. Il a nuancé ses propos : “C’était un peu extrême.”
Ces retours s’inscrivent dans une saison où Ocon retrouve Haas aux côtés de Bearman. Historiquement, Barcelone est un circuit où les dépassements comptent, comme en 2022 avec les duels serrés.
Malgré le pessimisme, Ocon reste optimiste : “J’espère que ça ira vers le côté plus facile.” Les réglages logiciels seront cruciaux.
Oliver Bearman confirme le défi en air sale
Oliver Bearman, sophomore en F1, partage l’avis de son coéquipier. “C’était un peu plus challenging de suivre”, dit-il après quelques tours en trafic. Il note un “gros shift en équilibre” comparé à l’air propre, plus marqué que sur les anciennes autos.[1]
Le Britannique de 20 ans n’a pas utilisé l’Overtake Mode en course réelle, mais l’a testé seul. “On doit voir la différence en refroidissement”, précise-t-il. Ces essais précoces ne sont pas prioritaires pour les dépassements.
Bearman a roulé beaucoup, complétant des runs soutenus sur pneus variés. Cela fournit des données précieuses sur la constance, vitale pour les qualifications et les courses.
Son expérience récente en F2 et ses apparitions en F1 l’ont préparé. Mais 2026 marque un saut : nouveaux PU, aéro réduite. Il évoque des caractéristiques “très différentes”.
Comme Ocon, Bearman appelle à la prudence : “C’est très tôt.” Les prochaines sessions clarifieront.
L’Overtake Mode : successeur du DRS ?
L’Overtake Mode est la grande nouveauté pour les dépassements. Activé à moins d’une seconde, il booste la puissance via le MGU-K et MGU-H. Contrairement au DRS, pas d’ouverture d’aileron, mais un avantage électrique.[2]
Les pilotes Haas l’ont jugé prometteur mais perfectible. Ocon : “J’ai joué avec, mais il faut l’optimiser.” Bearman attend des tests en duel.
Historiquement, le DRS a boosté les shows depuis 2011, avec des pics à Spa ou Monza. 2026 vise plus de naturel, aidé par moins de downforce.
Les ailes actives gèrent drag et appui automatiquement : plus bas sur lignes droites, relevées en courbes. Ocon y voit un gain d’efficacité, pas stratégique.
Reste à voir si cela suffit face à l’air sale. Autosport détaille ces premiers retours.
Contexte des réglementations 2026
Les règles 2026 transforment la F1 : châssis plus léger, PU 50/50 thermique/électrique, sans MGU-H massif. Aéro épurée pour réduire la sensibilité à l’air sale.
- Downforce : -15 à 30 %
- Traînée : -40 %
- Ailes actives avant/arrière
- Overtake Mode pour boosts
- Pneus 18 pouces plus étroits
Malgré cela, les premiers tours évoquent 2022 : ambitions déçues initialement. Lewis Hamilton, chez Ferrari, trouve les autos “plus fun”, mais pas tous d’accord.
Haas, mid-field en 2025, vise mieux. La VF-26 montre les trends : museau étroit, pontons serrés.
Ces changements coûtent cher en développement. Les petites équipes comme Haas misent sur l’adaptation rapide.
Implications pour la saison à venir
Si les dépassements restent durs, les courses pourraient manquer de spectacle. Circuits comme Barcelone, Hungaroring ou Monaco amplifieront le problème.
Les teams optimiseront l’Overtake Mode et l’aéro active. Mises à jour logicielles attendues avant Bahreïn.
Pour Haas, ces données posent les fondations. Ocon et Bearman pourraient surprendre si les réglages payent.
Reste optimiste : l’histoire F1 montre des évolutions positives post-tests. La saison 2026, dès mars, révélera la vérité. Qu’attendre d’une ère plus verte et spectaculaire ? Les fans guettent.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.