La saison des lancements de voitures F1 2026 débute ce soir à Detroit avec la révélation des livrées de Red Bull et de son équipe sœur Racing Bulls. Cette période de trois semaines verra les 11 équipes dévoiler leur apparence pour une année marquée par d’importantes évolutions réglementaires techniques. Les châssis seront plus légers et compacts, avec une emphase accrue sur la puissance électrique, rendant l’ordre de force incertain.
Racing Bulls, basée à Faenza, affronte plusieurs défis majeurs. Changements d’effectif et passage à un nouveau fournisseur de moteurs : l’équipe doit naviguer dans un environnement hautement compétitif.

Quelles nouveautés chez Racing Bulls ?
Les modifications les plus significatives concernent la paire de pilotes et le motoriste. Racing Bulls offrira un premier baquet en F1 à l’adolescent de 18 ans Arvid Lindblad, qui passe de la F2 où il a terminé sixième en une seule saison. Cette promotion suit celle d’Isack Hadjar, impressionnant rookie l’an dernier avec une douzième place au championnat et un podium à Zandvoort.
Hadjar rejoindra Red Bull pour 2026, surtout après les difficultés de Yuki Tsunoda. Lindblad, membre du programme junior Red Bull depuis 2021, n’avait guère de concurrence pour le siège, ayant gravi rapidement l’échelle des monoplaces.
Lindblad s’associera à Liam Lawson, 23 ans, qui a commencé 2025 chez Red Bull mais a été remplacé après deux GP décevants. Il a ensuite couru chez Racing Bulls, terminant quatorzième au championnat. Cette saison 2026 est cruciale pour Lawson, avec son expérience F1 intermittente depuis 2023.
L’autre grande nouveauté est le passage aux moteurs Red Bull Powertrains pour 2026. L’équipe utilisait Honda depuis 2018, mais après l’annonce initiale de retrait du japonais en 2020 (inversée ensuite), Red Bull avait déjà engagé un programme maison avec Ford.
Cette transition marque un virage stratégique. Red Bull Powertrains débute en F1, promettant innovation mais aussi risques. Honda repartira indépendamment pour Aston Martin.
Le plus grand défi pour Racing Bulls
Le principal obstacle réside dans la compétitivité immédiate du nouveau moteur. Les Mercedes sont favorites, rappelant leur domination en 2014 lors du dernier changement majeur. Ferrari, avec son historique moteur solide, pourrait aussi briller.
Red Bull et Racing Bulls entrent en terrain inconnu avec leur unité maison. Laurent Mekies, ex-patron de Racing Bulls et actuel chez Red Bull, a déclaré : « il serait naïf de penser que nos deux équipes auront le moteur le plus puissant dès le départ », qualifiant cette décision de « la plus folle possible ».
Pour Racing Bulls, assurer un moteur fiable dès l’ouverture à Melbourne est impératif. Tout retard ou infériorité pèserait sur les performances en milieu de peloton.
Les pilotes jeunes ajouteront de la pression. Lindblad, rookie pur, et Lawson sous surveillance pourraient manquer d’expérience face aux changements techniques.
Malgré la proximité avec Red Bull, l’équipe sœur pourrait souffrir si le power unit patine. Des sources comme Autosport soulignent ces incertitudes.
Le meilleur atout de Racing Bulls
La collaboration étroite avec Red Bull reste l’atout majeur. Les deux équipes partagent suspensions, boîtes de vitesses et hydrauliques, réduisant les coûts pour Racing Bulls.
L’approche « location free » est innovante : bases à Faenza et Milton Keynes, près de Red Bull. Cela offre flexibilité aux employés, facilite les recrutements italiens et britanniques, et optimise les départements.
Cette synergie a propulsé Racing Bulls à la sixième place en 2025, leur meilleur résultat depuis 2021 avec AlphaTauri et un podium à Baku.
- Avantages partagés : Composants Red Bull à prix réduit.
- Flexibilité géographique : Choix de lieu pour les staff.
- Recrutement élargi : Accès à talents locaux.
Pour 2026, cette structure pourrait atténuer les faiblesses du moteur naissant. Détails sur cette approche.
Les objectifs pour la F1 2026 chez Racing Bulls
Racing Bulls vise un solide milieu de tableau, comme leur sixième place en 2025. Avec le nouveau power unit et Lindblad remplaçant Hadjar, reproduire ce résultat serait un succès.
Lawson doit consolider sa position, tandis que Lindblad brille vite. L’équipe espère podiums occasionnels malgré les défis.
Les changements 2026 nivellent potentiellement les forces, offrant opportunités aux juniors Red Bull.
En conclusion, Racing Bulls entame 2026 avec ambition modérée mais réaliste. Le succès dépendra de la fiabilité des moteurs Ford Powertrains et de la cohésion pilote-équipe. Une sixième place maintiendrait leur trajectoire ascendante, dans l’attente de surprises techniques. Qu’attendre de Lawson et Lindblad ? La saison le dira dès Melbourne.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.