McLaren a dominé la saison 2025 de Formule 1, remportant son deuxième titre constructeurs consécutif à Singapour en septembre. Cette performance confirme le retour en force de l’équipe de Woking au sommet, après des années dans l’ombre. Pourtant, le plus grand test arrive maintenant avec la révolution réglementaire de 2026, la plus importante depuis des décennies.[1]
Les changements touchent le châssis, l’aérodynamique et l’unité de puissance, repartant pratiquement d’une feuille blanche. Peu d’éléments techniques se transfèrent directement. McLaren doit prouver que sa domination n’était pas un feu de paille lié aux règles actuelles.

Gagner à travers les ères réglementaires
Andrea Stella, le patron de McLaren, insiste sur les fondamentaux transférables. Dans une interview exclusive à Autosport, il explique : « Il y a deux choses qui se transfèrent, indépendamment des réglementations techniques. La première est les fondamentaux techniques où nous avons poursuivi l’efficacité aérodynamique, l’interaction avec les pneus, un refroidissement efficace. C’est universel. »[1]
Ces philosophies sous-tendent le succès récent de McLaren. L’équipe a optimisé ses interactions pneus-aéro, un atout intemporel. Cependant, une partie du savoir-faire devra être réinventée pour les nouvelles règles.
Stella ajoute : « La deuxième est qu’il y a une partie du savoir-faire transférable au travail pour 2026 et une partie à réinventer. Mais certains aspects de la méthodologie, ou comment générer cette connaissance, seront transférables. » Cela pourrait niveler les équipes, indépendamment de leur position en 2025.
Historiquement, la F1 connaît des dynasties : Ferrari de Schumacher, Red Bull de Vettel, Mercedes de Hamilton. McLaren vise à briser ce cycle avec une approche méthodique. Les premiers essais à Barcelone avec Mercedes montrent une fiabilité prometteuse pour l’unité de puissance.[2]
Malgré les défis, McLaren bénéficie d’une base solide. L’arrivée de Will Courtenay, ex-Red Bull, en tant que directeur sportif, renforce l’équipe. Signé en 2024, il rejoint enfin Woking pour stabiliser la structure.
Stabilité à l’unité de puissance avec Mercedes
McLaren conserve Mercedes comme motoriste, un avantage clé. Lors des premiers tours à Barcelone, le bloc 2026 s’est montré fiable dès le shakedown. Cela contraste avec les incertitudes chez d’autres fournisseurs.
Les nouvelles règles power unit mettent l’accent sur l’électrique, avec 50% de puissance électrique. Mercedes excelle déjà, selon les retours initiaux. McLaren peut se concentrer sur le châssis sans craindre un déficit moteur.
Andrea Stella souligne l’exploitation future : les gains viendront de l’optimisation de cette nouvelle unité. Cela équilibre les défis aérodynamiques. Pour rappel, en 2025, McLaren a maximisé son MCL38 malgré des soucis techniques.
Cette continuité moteur est rare en période de transition. Historiquement, les changements de motoriste perturbent, comme chez Red Bull en 2019. McLaren évite ce piège.
Dynamique des pilotes : Norris et Piastri au sommet
Lando Norris, champion du monde en titre, et Oscar Piastri, troisième en 2025, forment un duo redoutable. Norris a surmonté doutes personnels et problèmes techniques pour ravir la couronne à Piastri, qui a connu une baisse de forme.
En 2026, quatrième année ensemble, leur rivalité interne sera scrutée. McLaren promet d’affiner ses règles d’engagement pour un traitement égal. Piastri commente : « Nous avons probablement créé des maux de tête inutiles par moments l’an dernier. Le principe apporte beaucoup de positif, il s’agit de le raffiner pour ne garder que les avantages. »
Des ajustements sont prévus, sans sacrifier la compétition interne. Cela a fonctionné en 2025, prouvant qu’un duo de leaders absolus est viable. Norris gagne en confiance, Piastri en maturité.
Exemples passés : chez Mercedes, Hamilton-Rosberg générait tensions. McLaren gère mieux, évitant les drames. Verstappen, deuxième en 2025, reste une menace externe.
Pour plus de détails sur les règles 2026, consultez l’explication officielle de McLaren.
Renforts et préparation technique
L’arrivée de Courtenay booste le département sportif. Exécutif chez Red Bull, il apporte expertise en opérations. Cela complète les avancées techniques de Stella depuis 2023.
McLaren investit massivement en simulations et méthodologies. Malgré les 70% d’heures en soufflerie dues au titre 2025, Stella voit un reset complet.[3]
Les équipes rivales comme Ferrari ou Red Bull challengent aussi. McLaren mise sur son momentum culturel.
L’article complet d’Autosport détaille ces enjeux : Les défis de McLaren avant la F1 2026.
McLaren entre en 2026 avec des atouts : duo pilotes, moteur fiable, savoir transférable. La question est de transformer cela en succès face au niveau attendu. Si Stella a raison, les philosophies gagnantes perdureront, ouvrant une nouvelle dynastie papaya. Les premiers tours en 2026 diront si Woking reste au top.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.