La saison des lancements de livrées pour la campagne de Formule 1 2026 est bien entamée. Red Bull et sa sœur Racing Bulls ont dévoilé leurs designs à Detroit jeudi soir, avec Red Bull intégrant le bleu de son nouveau partenaire Ford et Racing Bulls optant pour un blanc dominant avec des accents noir et bleu. Haas suit de près, avec un événement en ligne prévu lundi pour présenter sa livrée 2026, loin des spectacles grandioses des autres équipes.
Cette approche modeste reflète la philosophie pragmatique de l’équipe américaine, qui se prépare à une saison cruciale sous une nouvelle identité. Le partenariat avec Toyota marque un tournant majeur, transformant Haas en TGR Haas F1 Team. Tous les regards sont tournés vers les défis et opportunités qui attendent cette écurie.

Quelles nouveautés chez Haas ?
Haas renforce ses liens avec Toyota via un partenariat technique signé en 2024, qui apporte de nombreux avantages, notamment un simulateur de pointe. L’équipe, qui dépendait auparavant de celui de Ferrari à Maranello, a priorisé la construction de son premier simulateur dédié à Banbury, en Oxfordshire. Cela change la donne pour une écurie entrée en F1 en 2016.
Toyota a aussi fourni un réserviste en la personne de Ryo Hirakawa, pilote Hypercar chez Toyota double champion du monde d’Endurance. Il a disputé quatre sessions FP1 en 2025 avec Haas. Le deal permet d’acquérir des pièces via le sponsoring Toyota, évitant des paiements directs à Dallara ou Ferrari. En échange, Toyota envoie ses ingénieurs apprendre les processus F1 sans acheter une place sur la grille, contrairement à Cadillac.
En 2026, le partenariat atteint un nouveau niveau : Haas devient officiellement la TGR (Toyota Gazoo Racing) Haas F1 Team. Toyota prend en charge la marque du programme ‘Testing of a Previous Car’, et étend son engagement pour offrir de l’expérience F1 à ses ingénieurs, mécaniciens et pilotes. MoneyGram, title sponsor depuis 2023, cède la place. Pour plus de détails sur cette annonce, l’article de L’Argus en dit long.
Cette évolution est mutuellement bénéfique. Haas gagne en ressources techniques, tandis que Toyota se rapproche de la F1. Le lancement de la livrée VF-26 le 23 janvier, comme mentionné par Ayao Komatsu, sera un moment clé.
Ces changements structurent l’équipe pour les réglementations 2026, avec un power unit Toyota-Ford en vue indirectement via les partenariats.
Quel est le plus grand défi pour Haas ?
Malgré les avancées avec Toyota, Haas doit affronter des concurrents comme Red Bull, McLaren et Ferrari, dotés d’installations supérieures et d’effectifs plus importants. Devenir une équipe victorieuse de courses semble quasi impossible à court terme, faute de prestige et d’outils équivalents.
L’exemple de la stratégie pitwall illustre cela : Haas n’avait que trois personnes en 2024 contre six ou plus ailleurs, pour des raisons d’économie. En 2025, elle est passée à six, mais reste contrainte budgétairement, devant maximiser chaque euro.
- Installations limitées : Simulateur récent, mais pas au niveau des top teams.
- Effectif réduit : Moins d’ingénieurs pour le développement.
- Dépendance externe : Toujours liée à Ferrari pour certains aspects jusqu’en 2026.
- Histoire courte : Seulement 10 ans en F1, sans palmarès majeur.
Ces handicaps freinent les ambitions. Même avec Toyota, le chemin vers les podiums réguliers sera long. Haas doit miser sur l’efficacité plutôt que sur la puissance brute.
Pourtant, des progrès sont visibles : de la dernière place en 2023 à la 8e en 2025, malgré une concurrence accrue. Le défi reste de transformer ces gains en constance.
Quel est l’atout majeur de Haas ?
L’atout numéro un de Haas est sans doute son team principal, Ayao Komatsu, en poste depuis début 2024 après le départ de Gunther Steiner. Steiner, présent depuis les débuts, avait mené à une 5e place en 2018, mais les saisons suivantes furent catastrophiques avec deux dernières places.
Komatsu, ex-directeur technique piste, apporte un vent de fraîcheur. Contrairement à Steiner, il maximise les ressources existantes sans conflits avec le propriétaire Gene Haas. Il a amélioré la communication pour aligner les attentes sur la réussite.
Son impact fut immédiat : 7e en 2024, puis duo de pilotes neuf en 2025 avec Esteban Ocon et Oliver Bearman. Ocon, vainqueur de GP, et Bearman, prodige avec un 4e au Mexique, ont marqué le plus de points depuis 2018.
Komatsu a orchestré le deal Toyota, preuve de sa vision. Comme il l’a déclaré via des sources comme Autosport, ce partenariat élève l’équipe. Son leadership assure la stabilité, même en cas de changements pilotes.
- Gestion des ressources : Optimisation budgétaire.
- Choix pilotes : Ocon et Bearman, duo performant.
- Culture d’équipe : Communication renforcée avec Gene Haas.
- Stratégie long terme : Focus sur 2026 regs.
Avec Komatsu, Haas respire la confiance.
Quels sont les objectifs de Haas en F1 2026 ?
Pour Haas, le succès est relatif vu sa taille. L’objectif 2026 : consolider les acquis de 2025, où elle termina 8e avec 21 points de plus qu’en 2024, dans un championnat plus disputé. Sauber 9e avait même un podium à Silverstone.
Des résultats solides comme 4e Mexique, 6e Brésil et Pays-Bas, 5e Chine montrent le potentiel. Avec Ocon et Bearman capables de scorer, il faut une voiture fiable.
- Top 8 minimum : Maintien en milieu de peloton.
- Points réguliers : Exploiter les faiblesses des top teams.
- Développement VF-26 : Adapter aux nouveaux regs power unit et châssis.
- Exploiter Toyota : Gains simulateur et pièces.
Pas de podium visé explicitement, mais des coups d’éclat possibles. Komatsu vise la progression constante.
Ces buts réalistes positionnent Haas comme outsider solide.
Haas entame 2026 transformée par Toyota, avec Komatsu aux commandes et un duo pilotes affûté. Les défis structurels persistent, mais l’efficacité pourrait surprendre. La livrée TGR VF-26 le 23 janvier donnera le ton : une équipe prête à grappiller des points précieux dans un championnat impitoyable. L’avenir s’annonce prometteur pour les fans de l’Américaine.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.