La saison de lancement des voitures pour la Formule 1 2026 bat son plein. Red Bull, Racing Bulls, Haas, Audi et Mercedes ont déjà dévoilé leurs livrées. Ferrari suit ce vendredi après une campagne 2025 très décevante, marquée par une quatrième place au championnat et l’absence de victoire pour la première fois depuis 2021.
Les nouvelles réglementations inspirent un optimisme renouvelé à Maranello. Mais ce espoir risque-t-il de s’effondrer rapidement, comme en 2022 ? Les changements techniques majeurs pourraient-ils enfin briser la malédiction récente de la Scuderia ?

Les nouveautés chez Ferrari
Peu de changements en profondeur chez Ferrari pour 2026. L’équipe conserve son duo de pilotes avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Fred Vasseur reste team principal, et la voiture dévoilée vendredi sera, sans surprise, rouge.
Récemment, Riccardo Adami quitte son poste d’ingénieur de course de Hamilton pour superviser les tests de voitures anciennes au sein du programme jeunes pilotes Ferrari. Adami, 52 ans, est un pilier de l’équipe depuis son arrivée de Toro Rosso en 2015. Il a travaillé avec Sebastian Vettel puis Carlos Sainz avant Hamilton en 2025.
Des problèmes de communication ont vite émergé entre Hamilton et Adami. À Monaco, Hamilton a déploré des radios “pas claires” après une pénalité pour avoir gêné Max Verstappen en Q1, l’équipe l’ayant mal informé. Le dimanche, après sa cinquième place, il a lancé : « Êtes-vous fâchés contre moi ou quoi ? » face au silence radio.
D’autres incidents ont marqué la saison, comme à Miami où Hamilton a ironisé : « Prenez une pause thé pendant ce temps ». La relation semblait fracturée, malgré les démentis de l’équipe. Son successeur reste inconnu, mais il doit s’imposer vite auprès du septuple champion, habitué à Peter Bonnington chez Mercedes.
Pour Hamilton, 2026 est crucial. Sixième en 2025, 86 points derrière Leclerc, sans victoire pour la troisième fois en quatre ans. À 41 ans, son contrat expire fin de saison, avec une option pour 2027. Des échecs pourraient mener à la retraite.
Le plus grand défi pour Ferrari
Ferrari est unique en F1, seule équipe présente à chaque saison avec 31 titres à son actif. Cette histoire crée des attentes immenses, amplifiées par la presse italienne exigeante.
En 2025, les médias italiens spéculaient sur le départ de Vasseur et de cadres clés après un début faible. À Montréal, Vasseur a riposté : « Nous vivons ça quotidiennement en Italie, c’est trop. Pour réussir, il faut un environnement sain, et ce n’est pas le cas. »
Bloquer ce bruit extérieur est essentiel pour se concentrer. Surtout en 2026, avec 18 ans sans titre constructeurs (dernier en 2008) et pilotes (2007 avec Kimi Raikkonen). Ferrari ne peut se permettre de laisser Leclerc sans couronne ou l’arrivée de Hamilton infructueuse.
La pression pèse sur tous. Les supporters plus jeunes n’ont souvent connu que des désillusions, renforçant le récit d’une Scuderia qui craque sous pression.
Les nouvelles réglementations offrent une opportunité, mais l’histoire incite à la prudence. Ferrari doit transformer l’espoir en résultats concrets.
L’atout majeur de Ferrari
Malgré les rumeurs en 2025, Fred Vasseur reste le meilleur atout de Ferrari. S’il ne mène pas la Scuderia à la victoire, personne ne le pourra.
Sa carrière impressionne : titre GP2 avec ART (Hamilton, Rosberg, Hulkenberg), passage chez Renault, puis cinq ans chez Sauber où il a lancé Leclerc, scellé l’accord Alfa Romeo et mené l’équipe suisse à la sixième place en 2022.
À 57 ans, le Français échappe au “bubble” italien qui a miné ses prédécesseurs. Calme et rationnel, il gère la presse avec maîtrise, comme à Montréal pour désamorcer les tensions.
Vasseur défend toujours ses pilotes, même après trois éliminations en Q1 consécutives pour Hamilton. Il sait que Ferrari n’est pas une solution miracle ; il faut renforcer les bases.
Personne n’est mieux armé pour le job le plus dur du paddock. Sa présence stabilise l’équipe face aux tempêtes.
L’objectif de Ferrari en F1 2026
L’objectif est clair : retrouver le sommet. Les anciennes générations se souviennent des dominations des années 1960 aux 2000, mais les jeunes fans ignorent un titre Ferrari depuis 2008.
Des occasions ratées abondent :
- 2012 : Alonso perd 39 points d’avance sur Vettel.
- 2018 : Vettel mène Hamilton mais crash en Allemagne.
- 2022 : Leclerc gagne deux des trois premiers GP, mène de 34 points, mais erreurs personnelles et stratégiques offrent le titre à Verstappen.
Ce pattern de “chokes” sous pression doit s’effacer. Les nouvelles règles sont une chance, comme l’a dit Leclerc l’an dernier dans un clin d’œil à Elvis : « C’est maintenant ou jamais » pour un titre.
Pour plus sur cette déclaration, lire l’interview de Leclerc.
Ferrari vise à ramener la gloire à Maranello et réécrire son histoire récente.
Les réglementations 2026, avec des voitures plus agiles, pourraient égaliser les chances. Mais Ferrari devra surmonter ses démons internes et externes. Succès ou déception, 2026 définira l’ère Leclerc-Hamilton. La Scuderia est prête au défi ? Pour en savoir plus sur les changements techniques, découvrez les détails sur F1i.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.