Cadillac affiche une ambition sans faille pour son entrée en Formule 1 en 2026, soutenue par ses propriétaires américains TWG Motorsports et sa maison mère General Motors. L’équipe a déjà marqué les esprits en planifiant la révélation de sa livrée lors d’une publicité diffusée au Super Bowl, un geste symbolique de sa détermination. Parallèlement, elle a recruté des centaines d’employés pour sa base européenne à Silverstone et construit une usine ultramoderne à Fishers, dans l’Indiana, qui deviendra son quartier général principal.[1][2]
Les pilotes multiples vainqueurs Valtteri Bottas et Sergio Perez apportent une expérience précieuse, acquise chez Mercedes et Red Bull, respectivement. Ces recrues incarnent la connaissance intime d’une organisation F1 de premier plan. Cadillac se positionne ainsi comme une équipe sérieuse, prête à affronter les réalités du circus.[3]

Faire partie de la grille de départ
Le premier défi majeur pour Cadillac a été de simplement rejoindre la grille en Australie. L’approbation officielle n’est arrivée qu’en novembre 2024, laissant peu de marge pour assembler une équipe multinationale. Sans attendre, le recrutement s’est intensifié, portant l’effectif à plus de 500 personnes aujourd’hui.
Cadillac a respecté tous ses délais internes, devenant l’une des premières équipes à boucler des tours avec sa voiture 2026. « Nous faisions face à des calendriers extrêmement serrés », a déclaré Graeme Lowdon, le team principal, à Motorsport.com. « Mais je suis vraiment fier que l’équipe ait tenu chaque échéance. Nous sommes dans les temps, ce qui est une énorme réussite. »[1]
Cette performance inclut un shakedown à Barcelone avec 164 tours effectués, bien que modeste en volume. Prochaines étapes : deux semaines intenses à Bahreïn pour corriger les défauts. L’équipe a aussi réalisé ses premiers tours à Silverstone en janvier 2026, confirmant sa préparation.
Le défi logistique a été colossal : assembler une structure transatlantique en un temps record. Les bases à Silverstone pour l’Europe et Fishers pour la production illustrent cette ambition. Pour en savoir plus sur les coulisses, consultez l’interview exclusive de Lowdon sur Autosport.
Les pilotes : expérience et défis internes
Valtteri Bottas et Sergio Perez forment un duo expérimenté avec plus de 500 départs en Grand Prix cumulés. Bottas, avec ses 10 victoires chez Mercedes, et Perez, sextuple lauréat chez Red Bull, apportent une stabilité rare pour une nouvelle équipe.
Cependant, cohabiter au sein d’une structure naissante pose des défis internes. Comme le note un analyse sur Roundtable, leur expérience pourrait créer des tensions si les résultats tardent.
Bottas a récemment commenté le shakedown de Barcelone : la montagne à gravir est claire. Perez, de son côté, mise sur sa connaissance des vainqueurs de titres pour guider l’équipe.
Des pilotes de réserve comme Colton Herta et Pietro Fittipaldi renforcent le banc. Cette profondeur est cruciale pour une rookie team face aux cadors.
Objectifs et réalisme pour la saison 2026
Cadillac, première extension de la grille en dix ans, évite les objectifs chiffrés dans le championnat des constructeurs. Les nouvelles réglementations et moteurs rendent toute prédiction hasardeuse. L’équipe vise à être respectable dès le départ, prouvant sa sérieux.
Les Ferrari power units et boîtes de vitesses offrent un avantage, mais le châssis maison reste une inconnue. « Quand le drapeau tombera à Abou Dhabi, nous verrons », explique Lowdon. « C’est un voyage dans l’inconnu pour tous, avec une nouvelle façon de courir. Nous analysons tout. »[1]
Pour 2026-2027, Ferrari motorise ; ensuite, GM prend le relais en 2028. Les défis incluent :
- Adapter les pilotes aux nouvelles voitures 2026.
- Compenser le manque d’expérience face aux équipes établies.
- Gérer les kinks post-shakedown.
Bottas insiste sur le réalisme : « Préparez-vous au pire au début. » L’équipe mise sur une progression constante.
Culture d’équipe et recrutement stratégique
Cadillac a recruté sur les valeurs plus que sur les compétences pures, selon Lowdon. Parmi 140 000 candidatures pour 600 postes, l’accent est mis sur l’honnêteté et la cohésion.
« C’est un sport d’équipe. Il faut instaurer une honnêteté absolue, avec des retours francs », dit-il. « Les erreurs arrivent, mais nous avançons ensemble. Les meilleures équipes fonctionnent ainsi. »[1]
Cette culture sans blame favorise l’apprentissage. Les sites à Silverstone, Indianapolis et Charlotte diversifient les talents.
En France, des médias comme Ouest-France soulignent les souffrances initiales avant le succès.
Tests et préparation technique
Le shakedown de Barcelone a validé les bases, malgré un faible kilométrage. Bahreïn sera pivotal pour les réglages.
Cadillac a respecté le fire-up, l’homologation et les premiers runs. Lowdon vante cette ponctualité.
Les nouvelles règles 2026 – moteurs hybrides actifs, aéro simplifiée – amplifient les incertitudes. Découvrez l’aperçu complet sur Formula1.com.
L’équipe analyse chaque donnée pour progresser.
Cadillac entame un périple excitant dans l’inconnu de la F1 2026. Malgré les défis – timelines serrées, châssis inédit, concurrence féroce –, son avance sur les délais et sa culture unie inspirent confiance. La saison révélera si l’ambition américaine porte ses fruits, mais une chose est sûre : Cadillac vise le long terme, avec GM prêt à dominer. Le drapeau vert en Australie sera un test décisif pour cette onzième équipe.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.