La saison 2025 de l’IndyCar Series a été marquée par des performances exceptionnelles, même si Alex Palou a dominé avec huit victoires, dont les 500 miles d’Indianapolis, pour remporter son quatrième titre en cinq ans. Au-delà des triomphes évidents, ce qui rend une course mémorable, c’est cette étincelle qui vous fait vous exclamer « putain, c’était génial ». Toutes les 17 courses ont été gagnées par des pilotes qualifiés dans le top 10, avec cinq poles converties en victoires et un avantage pour la troisième place sur la grille.
Les statistiques soulignent la compétitivité : sept succès pour des partants hors top 5, dont deux depuis la 10e position (Kyle Kirkwood à Gateway, Pato O’Ward à Toronto). Des remontées folles comme celle de Christian Rasmussen (25e à 3e à Gateway) ou Santino Ferrucci (21e à 2e à Detroit) ont ponctué l’année. Voici notre top 5 des courses mémorables.

5. Le statement de Power à Portland
Will Power a été le pilier de Team Penske dans une saison difficile pour l’équipe. Malgré les trois voitures souvent loin du top 10 au championnat, l’Australien de 44 ans a maintenu la constance, ravivant les débats sur son avenir. Vainqueur du titre en 2022, seul à interrompre la série de Palou depuis son arrivée chez Chip Ganassi en 2021, Power a répondu aux critiques par une masterclass au Grand Prix de Portland.
Parti 3e, il a propulsé sa Chevrolet n°12 en tête et dominé 78 des 110 tours pour s’imposer. Dans la salle de presse, le pilote aux 45 victoires (4e historique), chez Penske depuis 2009, n’a pas mâché ses mots : « J’ai gagné trois courses l’an dernier (2024). Si une équipe attend pour savoir si je suis assez bon, je ne sais pas ce qu’elle pense. Si vous hésitez encore, regardez l’année dernière, et vous le saurez foutrement bien. »
Cette performance a clos les spéculations. Andretti Global n’a pas attendu et a signé Power pour la Honda n°26 en 2026, poste libéré par Colton Herta. Portland reste un exemple de réponse musclée.
Power a démontré sa maîtrise sur les circuits routiers, un terrain où il excelle historiquement. Malgré les soucis de fiabilité chez Penske, sa régularité a valu à l’équipe des points précieux.
Cette victoire n’était pas seulement une formalité ; elle a scellé un chapitre tumultueux.
4. Ferrucci à sec à Road America
Santino Ferrucci a impressionné à Detroit (21e à 2e), mais c’est sa gestion du carburant à Road America qui marque les esprits. Sur ce circuit routier de 4,048 miles à 14 virages, des cautions mal timed ont chamboulé les stratégies.
Parti 18e dans la Chevrolet n°14 d’AJ Foyt Racing, Ferrucci stagnait en milieu de peloton. Un arrêt au 23e tour sur 55 s’est révélé parfait : il entrait dans le top 10 six tours plus tard. Connu pour son style agressif, il a surpris en économisant le fuel mieux que quiconque.
Même Scott Dixon, maestro du fuel à six titres, a dû s’arrêter en tête à deux tours du but. Palou, sur la même stratégie, l’a emporté depuis la pole, Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing) terminant 2e après une fin de course furieuse. Mais Ferrucci, 3e, s’est immortalisé en tombant en panne juste après l’arrivée, garé en virage 1, avant de boire une bière lancée par un fan pour se rafraîchir.
- Clés de sa course : Stratégie osée, économie de carburant inattendue, mental d’acier.
- Contexte : Première podium notable pour Foyt depuis longtemps.
Cette anecdote anecdotique renforce le mythe de Road America comme circuit imprévisible.
3. Kirkwood conquiert Detroit
Kyle Kirkwood a montré un mordant inédit en 2025, surtout au Grand Prix de Detroit. Parti sans pole ni première ligne, il bondissait 2e tôt et under-cuttait son coéquipier leader Colton Herta au 11e tour sur 100.
Les cautions semblaient ruiner ses chances de podium, mais il prenait la tête au 39e tour. Relégué 4e après une séquence d’arrêts sous safety car au 67e, il repassait Marcus Armstrong pour la 3e place, endommageant légèrement son aileron avant face à Kyffin Simpson.
Malgré un pneu arrière gauche presque crevé, il lungeait sur Ferrucci pour reprendre la tête au 79e tour. Un drapeau rouge à 11 tours du but regroupait le peloton ; Kirkwood gérait parfaitement le restart pour l’emporter de 3,5931 secondes.
- Moments clés : Under-cut, remontée post-pit, duel final.
- Impact : Victoire tenace pour Andretti Global Honda n°27.
Cette course illustre la résilience de Kirkwood dans le chaos urbain de Detroit.
2. Le vault de VeeKay à Toronto
Rinus VeeKay chez Dale Coyne Racing n’avait guère d’attentes en début de saison, mais ils ont surpris. Sur les rues de Toronto, parti 9e, le Néerlandais exploitait une stratégie à deux arrêts pour mener 16 des 90 tours.
Pato O’Ward (Arrow McLaren) le battait avec son overcut à trois arrêts, prenant le commandement à 38 tours de la fin. Pourtant, ce podium – premier pour VeeKay depuis 2022 à Barber, et pour DCR depuis 2023 à Gateway avec David Malukas – était historique.
À ce moment, ils flirtaient avec le top 10 au championnat à quatre courses de la fin. VeeKay a punché au-dessus de sa catégorie sur ce circuit exigeant.
Cette performance relance l’équipe et VeeKay, souvent sous-estimé.
Son rythme dynamique a forcé le respect des favoris.
1. La remontée radicale de Rasmussen à Milwaukee
Alex Palou semblait intouchable au Milwaukee Mile : pole, leader pour 199 des 250 tours. Mais Christian Rasmussen a tout renversé. Parti 9e dans la Chevrolet n°21 d’Ed Carpenter Racing, le Danois, champion Indy NXT 2023, rodait dans le top 10.
Une averse brève relançait la course à 29 tours de la fin. Rasmussen, 7e au restart, optait pour des pneus neufs Firestone au 213e tour, contrairement à Palou, McLaughlin et Newgarden. L’écart de 17 tours sur les gommes s’est avéré décisif.
Avec des passes audacieuses à l’extérieur, frôlant le mur, il doublait McLaughlin au 230e (à 1,3 s de Palou). Au 234e, wheel-to-wheel avec le leader, il prenait l’avantage d’un cheveu en sortie de virage 4, puis définitivement en virage 1. ECR n’avait plus gagné depuis 2021 avec VeeKay sur le road course d’IMS ; c’était la 30e course de Rasmussen.
- Stats clés : Victoire de 1,9463 s, passes risquées.
- Héritage : Premier succès pour Rasmussen en IndyCar.
Cette charge héroïque incarne l’essence d’une course mémorable.
Ces performances rappellent que l’IndyCar 2025 a vibré d’imprévus et de talents. Avec Palou champion, l’attention se tourne vers 2026, où Power chez Andretti pourrait secouer la hiérarchie. Pour plus de détails, consultez cet article sur Motorsport.com. Quelle est votre course préférée ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.