Le vote FIA sur le moteur Mercedes en F1 2026 : une solution équitable ?

F1

Depuis les essais pré-saison à Bahreïn, la controverse autour du ratio de compression des moteurs 2026 domine les débats en Formule 1. Mercedes respecte la limite de 16:1 lors des tests statiques à température ambiante, mais atteint un ratio plus élevé en conditions de piste. Toto Wolff, le patron de l’équipe, a rappelé avoir tenu la FIA informée tout au long du développement, obtenant des assurances sur la légalité de leur unité de puissance.[1]

Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces FIA, a exclu toute tricherie, confirmant que la FIA connaissait le contexte. Pourtant, la pression politique monte avec une lettre commune d’Audi, Honda et Ferrari demandant des clarifications. Cela a conduit à un vote en ligne impliquant tous les motoristes, la FIA et Formula One Management.

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La solution Mercedes conforme à la lettre, pas à l’esprit des règles

L’article C5.4.3 des règlements techniques prévoit une mesure du ratio de compression uniquement en statique et à température ambiante. Mercedes s’est appuyé sur cette formulation pour développer son moteur 2026. Wolff l’a défendu à Bahreïn : « Nous avons eu toutes les assurances que ce que nous avons fait respectait les règles. »

Les rivaux invoquent l’article 1.5, stipulant que les F1 doivent respecter les règlements en totalité à tout moment d’une compétition. Le ratio 16:1, objectif central des discussions de 2022, doit s’appliquer en permanence, y compris sur piste à haute température. Tombazis admet : « Il y a beaucoup de nuances, car il y a ce que les règlements visent, et garder le ratio à 16:1 était un objectif clé. »[2]

La FIA propose un resserrement avec deux mesures : une à froid et une à chaud (130 degrés Celsius) dès le 1er août. Cela vise à aligner la lettre et l’esprit des règles. Les ressources limitées de la FIA (15-20 personnes) contrastent avec les armées d’ingénieurs des motoristes cherchant des failles.

Wolff distingue philosophie et politique : « Philosophiquement, on peut ne pas être d’accord, car je crois que les règlements sont là pour être exploités en tenant la FIA proche. » Mais face à la pression des quatre autres PU, Mercedes accepte de jouer le jeu. Pour en savoir plus sur ce vote, consultez pourquoi la FIA soumet la solution moteur de Mercedes à un vote en F1 2026.

Cette affaire illustre les tensions inhérentes aux nouveaux règlements 2026, plus durables et hybrides.

Les enjeux du vote en ligne et les compromis envisagés

Le vote requiert l’accord de quatre motoristes sur cinq, plus la FIA et FOM. Initialement favorable aux rivaux, l’équilibre pourrait basculer. La double mesure (froid et chaud) évite un avantage unilatéral : mesurer seulement à chaud permettrait d’excéder 16:1 à froid, inverse de Mercedes.

Wolff s’en satisfait : « Maintenant, il faut être conforme à froid et à chaud. Ça n’avantage personne. L’intention des autres était de mesurer seulement à chaud pour dépasser à froid. C’est un jeu équitable. »[3]

La FIA et F1 veulent éviter que cette saga n’ombrage les premières courses, comme Melbourne. Wolff évoque un éventuel protest « pas idéal pour le championnat ». Les chiffres exagérés sur le ratio Mercedes n’ont pas tenu, rendant le combat « pas rentable ».

Un détail : les changements s’appliquent au 1er août, laissant Mercedes potentiellement avantagé pour les 13 premières courses. Les rivaux pourraient rejeter leur propre proposition si elle semble défavorable. Voir aussi les motoristes F1 votent sur un test supplémentaire de ratio de compression à 130 °C.

Tombazis insiste sur l’amélioration des règles pour coller aux objectifs, anticipant d’autres interprétations.

Les rumeurs sur le carburant et la position ferme de Wolff

Les rumeurs sur le carburant Petronas de Mercedes, en course contre la montre pour l’homologation avant Melbourne, ont émergé. Wolff les balaie : « On nous a dit que le ratio était illégal, pur bullshit. Maintenant, c’est le carburant illégal. Demain, on inventera autre chose. »

La FIA délègue la certification à Zemo, vérifiant chimie, durabilité et réduction des émissions pour chaque composant (jusqu’à 100 par carburant). Tombazis : « Le processus est plus complexe qu’avant, avec des exigences de durabilité. » Tout doit être finalisé avant Melbourne.

Cette complexité rappelle l’introduction du cost cap. Pour creuser, l’article d’Autosport explique pourquoi la FIA soumet la solution moteur Mercedes à un vote.

Wolff reste confiant, minimisant l’affaire comme « une tempête dans un verre d’eau ».

Perspectives pour le championnat 2026

Ce compromis FIA vise à clarifier les règles pour les années à venir, préservant l’intégrité sportive. Les deux camps ont des arguments valides sur la formulation réglementaire.

La F1 2026 démarre sous haute tension off-track, mais le focus doit revenir à la piste. Melbourne sera-t-il éclipsé ou la course prendra-t-elle le dessus ?

L’issue du vote, attendue sous 10 jours, définira si l’équilibre des puissances tient ses promesses. Mercedes semble serein, mais la rivalité motive les progrès. Ce qui compte pour le championnat : une saison compétitive et durable.[4]

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.