Shane van Gisbergen a offert un moment inoubliable lors des premiers tours de la course NASCAR Cup Series au Las Vegas Motor Speedway. En remontant sur la piste, le pilote néo-zélandais de la Trackhouse Racing, au volant de la #97 Chevrolet, a effleuré l’arrière d’Erik Jones. Cela a envoyé la #43 dans une glissade dangereuse entre deux files de circulation, mais van Gisbergen a tenu un drift épique pour éviter le crash.[1]
Malgré le contact, SVG a continué sans dommages majeurs apparents. Cependant, cela a provoqué un plat sur les pneus, le forçant à perdre un tour dès le début de la Pennzoil 400 2026. Ce sauvetage rappelle les talents de dérapage des pilotes NASCAR, forgés sur les ovales rapides.

L’incident de début de course avec SVG, Jones et Briscoe
Au début de la Pennzoil 400, disputée ce week-end au Las Vegas Motor Speedway, Shane van Gisbergen poussait fort pour gagner des positions. Parti 16e sur la grille après les qualifications, il a abordé une zone de trafic dense.[2] En montant vers l’extérieur, un léger contact avec la Toyota #43 d’Erik Jones a destabilisé les deux voitures.
Jones a commencé une glissade incontrôlée, zigzaguant entre les lignes de circulation. C’est alors que Chase Briscoe, dans la #19, est intervenu par le bas de la piste pour aider à redresser la trajectoire de la #97 de SVG. Les commentateurs n’ont pas caché leur stupeur : « Holy cow ! » a lancé l’un d’eux face à ce contrôle magistral.[1]
Van Gisbergen a maintenu son drift sur plusieurs centaines de mètres, utilisant la banking de l’ovale de 1,5 mille pour stabiliser sa monture. Cette maîtrise a permis d’éviter un accident majeur impliquant plusieurs voitures. Pourtant, les pneus endommagés ont coûté cher : un arrêt prolongé et un tour perdu.
Cet épisode illustre les réflexes aiguisés de SVG, habitué aux Supercars australiennes où les drifts sont courants. En NASCAR, sur ovale, cela reste rare et spectaculaire. Erik Jones a pu se replacer sans gros dégâts, tandis que Briscoe a joué un rôle clé dans la stabilisation.
Malgré ce setback précoce, van Gisbergen a démontré sa progression sur les ovales intermédiaires cette saison 2026. Parti de la 16e place, il vise désormais une remontée constante dans le peloton.
Le record absolu : le drift légendaire de Jamie McMurray en 2009
Bien que impressionnant, le sauvetage de SVG ne dépasse pas celui de Jamie McMurray lors du Shelby 427 de 2009 à Las Vegas. Dans les virages 1 et 2, la Ford #26 Crown Royal de McMurray a été touchée à l’arrière gauche par la #20 Home Depot de Tony Stewart.[3]
Envoyé en dérapage vers l’extérieur, McMurray a tenu un drift monumental à travers tout le milieu et la sortie du virage banké. Les images embarquées montrent Stewart passer, mais extérieurement, c’était un spectacle de drift king. McMurray a sauvé sa voiture et terminé 9e, tandis que Stewart a fini 26e.
Ce moment reste gravé dans la mémoire des fans NASCAR, souvent comparé à un pilotage de rallye sur ovale. Las Vegas, avec son banking élevé, amplifie ces sauts périlleux. McMurray, vainqueur des Daytona 500 plus tard, a prouvé sa polyvalence.
- Contact initial : Tony Stewart touche l’arrière de McMurray en entrée de virage 1.
- Dérapage contrôlé : Drift sur toute la longueur des virages 1 et 2.
- Résultat : P9 pour McMurray, sans dommage majeur.
- Impact : Stewart pénalisé par sa course chaotique.
Des vidéos immortalisent ce save, revu régulièrement par les fans.[4] Il définit encore le benchmark des contrôles de voiture à Vegas.
D’autres moments fous ce week-end à Las Vegas
Le week-end n’a pas manqué d’autres prouesses. Vendredi, lors de la pratique O’Reilly Auto Parts Series, un camion de sécurité Ram a fishtailé sur la ligne droite principale. Le pilote a contre-braqué en drift contrôlé sur des centaines de mètres, évitant le mur sans accrochage. Comme détaillé dans notre article sur ce sauvetage épique du camion de sécurité, cela souligne l’entraînement intensif des équipes de piste.[5]
Ce drift du camion, sur surface glissante sans voitures en piste, a fait le buzz sur les réseaux. Il complète un week-end riche en contrôles spectaculaires.
Les qualifications ont vu Christopher Bell prendre la pole, verrouillant les Toyota en tête. Quatre chefs d’équipe ont été éjectés pour inspections ratées, ajoutant du drame.
Enfin, l’accident frustrant de Shane van Gisbergen à Las Vegas dans le passé rappelle ses défis sur cet ovale, mais 2026 marque une évolution positive.
Les pilotes NASCAR excellent en contrôle voiture, surtout à Las Vegas où la chance et le talent se mêlent. Le sauvetage de SVG, bien que non le meilleur, renforce sa réputation montante en Cup Series. Avec sa 11e place récente à Phoenix, il pourrait viser le top-10 à Vegas malgré le setback.[6]
Ce qui compte pour le championnat : ces moments forgent la résilience. SVG, 5e au général avant Vegas, reste un outsider excitant pour 2026. Rendez-vous pour la suite de la Pennzoil 400 !
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.