La saison 2025 de Formule 1 n’a pas offert un nouveau titre mondial à Red Bull, mais elle restera dans les mémoires pour le remarquable retour de Max Verstappen. Le pilote néerlandais a déclaré à Abou Dhabi se sentir encore mieux qu’un an plus tôt. Cela peut surprendre, car il était champion du monde à l’époque, mais il pressentait déjà des problèmes internes chez Red Bull, une tendance qui s’est prolongée en début de 2025. Dès les essais hivernaux à Bahreïn, Verstappen avait détecté les faiblesses persistantes de la RB20 dans sa successeure.
Ce revirement n’a eu lieu qu’après la pause estivale. Il a coïncidé avec un développement prolongé de la voiture 2025, plus long que chez la plupart des rivaux. Lors d’une table ronde de fin de saison, le directeur d’équipe Laurent Mekies a affirmé que c’était le seul choix judicieux. Pour en savoir plus sur les déclarations de Mekies.

Le retour en force après la pause estivale
Red Bull a inversé la tendance seulement après l’été, grâce à un travail acharné sur la RB21. Cette prolongation du développement a coûté du temps précieux pour le projet 2026, mais Mekies insiste sur sa nécessité. L’équipe ne voulait pas balayer les problèmes sous le tapis en espérant un miracle l’an prochain.
« Nous ne voulions pas simplement tourner la page et espérer que, même si la voiture 2025 n’était pas au niveau pour lutter pour le titre, tout irait bien en 2026 », a expliqué le Français. Cette approche pragmatique a permis de creuser les causes des sous-performances.
Les faiblesses détectées dès Bahreïn – corrélation des outils, gestion des pneus – ont été analysées en profondeur. Verstappen, dès les premiers tours, avait alerté sur ces points critiques hérités de la RB20.
Cette stratégie a payé en fin de saison, avec des podiums et victoires qui ont ravivé l’espoir. Sans ce focus, Red Bull risquait de répéter les erreurs en 2026.
Mekies a minimisé le coût temporel : « Oui, nous avons perdu du temps, mais nous n’avons pas opté pour le vœu pieux. C’était une décision évidente dès le début. »
Les leçons transposables malgré le changement de règlement
Malgré la refonte majeure des règlements techniques en 2026, de nombreux apprentissages de 2025 restent valables. Mekies met l’accent sur les méthodologies : comment rendre la voiture plus rapide, contourner les limitations.
- Compréhension des pneus et de leur usure.
- Corrélation des outils de simulation et données piste.
- Identification précise des zones d’ajout de performance.
Ces domaines communs sont énormes, même avec des châssis et moteurs radicalement différents. Red Bull utilisera les mêmes processus et outils.
Par exemple, la corrélation améliorée en fin 2025 permettra de mieux valider les simulations pour la nouvelle ère active aérodynamique.
Ford, partenaire moteur, confirme que le programme est dans les temps pour les premiers tests (détails sur le moteur Red Bull-Ford).
Cette continuité des outils donne un avantage concret sur les concurrents qui ont basculé plus tôt vers 2026.
Un boost de moral pour le département technique
Le redressement a surtout été un succès humain. L’équipe, unie face à l’adversité de mi-2024 à septembre 2025, a gagné en cohésion. « Cela a soudé le groupe, donné la bonne énergie pour l’an prochain », note Mekies.
Pas de garantie sur la vitesse absolue de la voiture 2026, mais confiance dans l’approche et les talents.
Pierre Waché et son département technique sortent renforcés. Ils ont prouvé leur capacité à redresser un projet en difficulté.
- Confiance dans les KPI et méthodologies.
- Validation des outils sous pression.
- Meilleure acceptation des défis.
Ce mental gagnant sera crucial face à Mercedes, Ferrari et Aston Martin en 2026.
Mekies loue la qualité des ingénieurs : « Nous savions déjà avoir les meilleurs talents, mais cela confirme tout. »
Perspectives pour la saison 2026
Red Bull entre dans la nouvelle ère avec des bases solides. Le redressement 2025 n’est pas qu’un souvenir : il forge les fondations techniques et morales. Verstappen, boosté, vise un retour au sommet.
Malgré les défis du nouveau règlement, les leçons sur les processus universels pèseront lourd. L’équipe évite le piège du « wishful thinking » pour miser sur des certitudes.
Reste à voir si ce momentum suffira face à des rivaux affamés. Mais Mekies est confiant : « C’est le plus important de cette année. » La F1 2026 s’annonce passionnante pour Red Bull.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.