Jeff Dodds, PDG de la Formula E, a saisi l’occasion des critiques acerbes de Max Verstappen sur les monoplaces de F1 2026 pour lancer une invitation taquine au pilote Red Bull. Lors des essais à Bahreïn, le Néerlandais a comparé les nouvelles voitures à de la « Formula E sous stéroïdes », pointant du doigt la gestion accrue de l’énergie. Dodds a répondu par un message espiègle, proposant à Verstappen de venir découvrir la série électrique à Jeddah ce week-end, à seulement 1500 km de là.[1]
Cette passe d’armes intervient alors que la Formula E prépare ses rounds 4 et 5 de la saison 2025/26 sur le circuit corniche de Jeddah. Verstappen, quadruple champion du monde, n’a pas mâché ses mots sur la philosophie des futures F1, jugées trop dépendantes de l’efficacité énergétique au détriment du pilotage pur.

Les critiques de Verstappen sur la F1 2026
Max Verstappen a exprimé ses réserves lors du deuxième jour des essais à Bahreïn. « Beaucoup de ce que fait un pilote, en termes d’inputs, a un effet massif sur le côté énergie », a-t-il expliqué. « Pour moi, ce n’est pas de la Formule 1. Peut-être qu’il vaut mieux piloter en Formula E, non ? Parce que c’est tout sur l’énergie, l’efficacité et la gestion. »[2]
Ces propos ont été perçus par certains comme un dénigrement de la Formula E, où la gestion de batterie et les techniques de lift-and-coast sont centrales. Comme détaillé dans notre analyse des critiques de Verstappen à Bahreïn, le pilote Red Bull privilégie un motorsport « brut et traditionaliste ».
Les nouvelles règles F1 2026 mettent l’accent sur l’électrique, avec une puissance électrique représentant environ la moitié du total. C’est la plus grande refonte des moteurs depuis plus d’une décennie, conservant toutefois le moteur à combustion interne pour préserver le son et l’héritage.
Verstappen n’est pas seul à s’inquiéter. Des team principals et pilotes ont relayé ces préoccupations, craignant une dilution du spectacle. Pourtant, la F1 a toujours impliqué de la stratégie, que ce soit pour les pneus ou le carburant.
Jeff Dodds comprend cette frustration. « Il se sent compromis dans la voiture », paraphrase-t-il. « Ce n’est plus du racing pied au plancher, brut. » Mais il y voit une opportunité pour la Formula E de briller.
La réponse taquine de Jeff Dodds
Le Britannique n’a pas tardé à réagir. Il a envoyé un texto à Verstappen : « Tu es à Bahreïn, je suis à Jeddah, si tu veux venir ici à la place, je viens te chercher. » Dodds avoue : « J’étais un peu coquin en lui envoyant ce message. »[1]
Les pilotes et team principals de Formula E ont accueilli ces commentaires avec enthousiasme. « C’est génial qu’il mentionne même la Formula E, pour la visibilité », dit Dodds. À Jeddah, attendez-vous à du combat rapproché, avec potentiellement 150 dépassements par course.
Cette invitation n’est pas anodine. À 1500 km de Bahreïn, Verstappen pourrait facilement faire l’aller-retour. Dodds continue de le taquiner, espérant attirer l’attention sur sa série.
Malgré les critiques, Dodds n’est pas surpris. Il voit dans les propos de Max une chance de démontrer les atouts de la Formula E : coudes au corps et overtakes incessants.
L’attrait potentiel du Gen4 pour Verstappen
La Formula E introduira ses nouvelles réglementations techniques en 2026-27 avec la Gen4. Capable de 800 ch, avec transmission intégrale permanente, elle promet des performances proches de la F1. L’écart sera « très faible », assure Dodds.
« Si Max montait dans la Gen4, il adorerait », prédit-il. « 600 kW de puissance brute, 70 % de plus que l’actuelle Gen3 Evo, accélération à 100 km/h en 1,8 s, plus rapide que sa F1 actuelle. » Lap times similaires à la F1 nouvelle ère.[1]
Verstappen apprécierait le couple instantané et la violence de l’accélération. Dodds insiste : « Je vais continuer à le taquiner pour qu’il vienne tester. »
La Gen4 marque une évolution massive par rapport à la Gen3 Evo actuelle. Porsche a déjà dévoilé des images prometteuses.
Dans notre article sur les défis moteurs chez Red Bull, on note que Verstappen anticipe encore du travail pour 2026, soulignant les similarités avec les enjeux énergétiques.
Les philosophies opposées de F1 et Formula E
Dodds pointe la différence fondamentale. La F1 2026 hybride deux technologies : électrique pour l’avenir, combustion pour l’héritage. « C’est difficile d’équilibrer », dit-il. Pression des constructeurs pour l’électrique, mais fans attachés au bruit.
En Formula E, tout est optimisé autour de l’électrique depuis le début. Pas de compromis, juste une adaptation parfaite du format de course.
Verstappen pourrait s’adapter, comme toujours en F1 avec pneus ou fuel. Mais pour l’instant, il préfère le flat-out racing.
Cette invitation à Jeddah met en lumière ces tensions. Formula E invite le monde F1 à observer son spectacle pur.
Pour en savoir plus sur les critiques initiales, consultez cet article Autosport. Et pour le détail de l’invitation, l’interview complète sur Motorsport.com.
Verstappen acceptera-t-il l’invitation ? Peu probable, mais cette échange booste la visibilité de la Formula E. Alors que Jeddah promet du spectacle ce week-end, la rivalité F1-FE s’annonce passionnante pour 2026. Les Gen4 pourraient bien séduire les pilotes comme Max, redéfinissant les hiérarchies en sport auto.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.