Vingt-six ans après l’arrêt du mythique Camel Trophy, Land Rover relance l’esprit d’aventure avec le Defender Trophy. Cette première édition, annoncée récemment, propose un retour aux sources avec des défis tout-terrain intenses, une dimension caritative inédite et un véhicule moderne : le Defender Trophy Edition. Des qualifications régionales en Europe, dont une en Catalogne espagnole, mèneront à une grande finale en Afrique du Sud.
L’événement s’adresse à des aventuriers résolus, capables de conjuguer conduite, débrouillardise et esprit d’équipe. Fin janvier, des journalistes européens, dont ceux de L’Équipe, ont testé un avant-goût des épreuves près de Düsseldorf, en Allemagne.

L’héritage du Camel Trophy
Le Camel Trophy, disputé de 1981 à 2000, a marqué l’histoire des 4x4 avec ses expéditions extrêmes en Indonésie, Sibérie, Malaisie, Australie, Mongolie ou Terre de Feu. À l’époque, des équipes nationales pilotaient des Land Rover sur des terrains inhospitaliers, forgeant la légende du Defender.
Vingt-six ans plus tard, le sponsor Camel a cédé la place au Defender, marque autonome depuis 2023 chez Land Rover. Le Trophy Edition rend hommage à cette ère avec des clins d’œil esthétiques : couleur « sable », rangements toit, échelle et prise d’air haute.
Mais l’approche évolue. Fini les équipes fixes par nation ; les participants formeront des équipages changeants à chaque étape, avec des classements individuels. Cela met l’accent sur la polyvalence et la collaboration.
Stefan Auer, vainqueur en Mongolie en 1997, insiste : « La condition physique est importante, mais il faut vraiment avoir un esprit d’équipe. » Cette philosophie guide la sélection des concurrents.[1]
Le Defender Trophy n’est pas une course pure, mais une compétition d’aventure. Federico Funaro, directeur Europe de Defender, explique : « C’est une façon concrète de se rapprocher de l’histoire de la marque. Et c’est un bon moyen de se tester, de dépasser ses limites et de découvrir ce que la voiture peut faire. »
Format et épreuves de la compétition
Au cœur du Defender Trophy : conduite et franchissements, complétés par des défis physiques, intellectuels et collaboratifs. Les épreuves évoquent les missions de conservation de Tusk, partenaire caritatif.
Parmi les exemples testés près de Düsseldorf : construction de trépieds en bois pour tendre un filin au-dessus d’une rivière, transportant matériel comme roues de secours ou plaques de désembourbe. Ou jeux de logique nécessitant de manœuvrer deux voitures en synchronisation.
La diversité des terrains – boue, neige, pentes raides – teste la robustesse. Les participants nagent 50 mètres, grimpent et réfléchissent sous pression.
Les étapes se succèdent : qualifications locales, régionales, puis finale mondiale. Les meilleurs individus, pas les nations, s’affrontent.
Cette formule favorise la débrouillardise. Contrairement aux années 80-90, l’assistance technologique aide : hauteur de caisse réglable jusqu’à 29 cm, caméras latérales et sous-châssis pour visibilité optimale.
L’édition européenne : qualifications à Las Comes
Les qualifications régionales européennes se tiendront courant juin à Las Comes, en Catalogne espagnole. Ce terrain de 600 hectares, propriété de Land Rover, offre 77 km de pistes forestières idéales pour les défis.
L’inscription est ouverte jusqu’au 10 avril en France. Les prérequis sont accessibles :
- Résident d’un pays participant (France incluse)
- Plus de 23 ans
- Permis de conduire valide
- Aptitude à voyager à l’étranger
- Nager 50 mètres
Les candidats soumisent une candidature simple, puis affrontent les sélections locales pour accéder aux régionales.[2]
Las Comes promet immersion totale : franchissements techniques, énigmes collectives et épreuves liées à Tusk. Les lauréats régionaux viseront la finale africaine.
Pour plus de détails sur les pays européens participants, consultez le site officiel du Defender Trophy.
Le Defender Trophy Edition en action
Le véhicule star est le Defender Trophy Edition, hybride mild de 300 chevaux et 625 Nm de couple généreux en tout-terrain. Moderne, il offre confort intérieur spacieux, loin du spartiate d’antan.
Après épreuves boueuses à Wülfrath, remonter à bord impressionne par sa facilité. Hauteur réglable, aides à la conduite et caméras transforment les ponts étroits ou descentes en plaisir accessible.
Les hommages historiques – couleurs sable, équipements aventure – rappellent les origines. Propriétaires Defender y voient un rappel des capacités extrêmes du modèle.
Testé en conditions réelles, il prouve sa polyvalence. « Cela permet de rappeler que les propriétaires de Defender l’ont choisi parce que c’est une voiture qui peut faire des choses incroyables et aller jusqu’à l’autre bout du monde », ajoute Funaro.
Découvrez la version Trophy Edition sur le site Land Rover.[3]
Partenariat caritatif avec Tusk
Nouveauté majeure : un volet solidaire via Tusk, ONG de conservation de la faune sauvage en Afrique australe. Les épreuves finales en novembre-décembre soutiendront ses missions.
Les défis intègrent sensibilisation : navigation, ingénierie au service de l’écologie. Les participants contribuent concrètement à la protection animale.
Cette dimension élève l’événement au-delà du sport. Land Rover lie aventure et impact positif, fidèle à son héritage explorateur.
Tusk bénéficie d’une visibilité globale, renforcée par la finale africaine.
Le Defender Trophy s’annonce comme un mélange unique d’adrénaline et d’engagement. Inscrivez-vous avant le 10 avril pour tenter l’aventure – places limitées. Avec des milliers de candidats mondiaux attendus, la barre est haute. Reste à voir si la France brillera à Las Comes et en finale. L’esprit Camel Trophy renaît, plus vert et moderne que jamais.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.