Les grands prix de Formule 1 transcendent désormais le simple cadre sportif. Ils s’étendent sur quatre jours d’engagement des fans, avec des concerts de stars, des événements culturels, des chefs renommés et une multitude d’activités. Les frais des promoteurs génèrent environ un milliard de dollars de revenus annuels pour la F1, soit près d’un tiers du chiffre d’affaires total. Ces courses ont aussi un impact économique majeur : Las Vegas attire plus de 900 millions de dollars par an, tandis que São Paulo a enregistré un bénéfice de 329 millions de livres sterling lors de la dernière édition.
Face à une demande croissante de villes et pays candidats, intégrer 24 grands prix reste un défi complexe. Louise Young, directrice de la promotion des courses chez F1, travaille en étroite collaboration avec le PDG Stefano Domenicali et Liberty Media. Dans un podcast récent de James Allen, elle lève le voile sur ce processus opaque, soulignant une tendance claire aux renouvellements à long terme, comme Miami jusqu’en 2041, ou Monaco et Silverstone pour une décennie.

Le rôle central de Louise Young dans l’élaboration du calendrier
Louise Young joue un rôle pivotal dans la gestion du calendrier F1. Elle négocie directement avec les promoteurs pour sécuriser les slots et maximiser les revenus. Rarement interviewée, ses propos dans le podcast JA on F1 révèlent l’ampleur de sa mission : équilibrer tradition et expansion mondiale tout en respectant les contraintes logistiques.
Le calendrier est décidé saison par saison, en tenant compte des rotations régionales pour éviter la surcharge des équipes. Par exemple, l’Europe voit alterner des circuits comme Spa et Zandvoort pour préserver l’équilibre écologique et économique. Young insiste sur la flexibilité : “Nous visons la stabilité pour les promoteurs confiants dans l’avenir de la F1.”
Cette approche a permis de stabiliser 24 épreuves malgré la pression des nouveaux marchés. Les équipes de logistique évaluent les voyages, les dates clémentes et les conflits avec d’autres séries. Un exemple concret : le GP de Miami, lancé en 2022, a rapidement conquis les organisateurs par son rayonnement.
Les promoteurs apprécient cette planification à long terme, qui leur permet d’investir massivement. Silverstone, berceau historique, a signé jusqu’en 2034, renforçant la confiance mutuelle. Comme l’explique Young, ces partenariats durables boostent l’innovation événementielle.
Enfin, la directrice met en lumière les défis futurs : intégrer plus d’Asie, d’Amérique ou d’Afrique sans sacrifier l’Europe. Une équation délicate pour 2026 et au-delà.
Pourquoi les promoteurs optent pour des contrats à long terme
Les renouvellements étendus traduisent une confiance inébranlable dans la F1 post-2035. Miami, prolongé jusqu’en 2041 (L’Équipe), illustre cette dynamique. Le contrat, annoncé en mai 2025, sécurise un événement phare aux États-Unis.
Les impacts économiques pèsent lourd. Las Vegas génère près d’un milliard de dollars annuels, stimulant hôtels et tourisme. São Paulo, de son côté, a créé 329 millions de livres d’activité en novembre dernier. Ces chiffres attirent les investisseurs prêts à miser sur la croissance F1.
Liberty Media, propriétaire de la F1, pousse cette stratégie. Les frais des promoteurs, autour d’un milliard par an, financent le spectacle. Les contrats longs protègent contre la concurrence féroce : plus de candidats que de places.
Monaco et Silverstone, signés pour dix ans, symbolisent cette stabilité européenne. “La F1 sera toujours en boom”, assure Young, citant l’afflux de fans et de sponsors. Les promoteurs investissent dans des activations : musique, gastronomie, pour transformer les GP en festivals.
Cette tendance réduit les incertitudes annuelles. Les équipes bénéficient d’un calendrier prévisible, essentiel avec 24 dates. Pour les fans, cela promet des classiques durables.
Panorama des contrats : stabilité jusqu’en 2041
De nombreux circuits jouissent de sécurités longues. Voici les principaux engagements, basés sur les accords actuels :
- Red Bull Ring (Autriche) : jusqu’en 2041, record de longévité.
- Albert Park (Australie) : jusqu’en 2037.
- Sakhir (Bahreïn) : jusqu’en 2036.
- Miami : jusqu’en 2041.
- Silverstone (Grande-Bretagne) : jusqu’en 2034.
- Monaco : jusqu’en 2035.
- Montréal (Canada) : jusqu’en 2035.
- Madrid : jusqu’en 2035.
Ces forteresses contrastent avec les incertitudes. Zandvoort s’arrête en 2026, Barcelone et Austin négocient post-2026. Imola expire en 2025 sans prolongation ferme.
En Asie et Moyen-Orient, stabilité : Suzuka jusqu’en 2029, Abou Dhabi, Brésil et Chine à 2030, Arabie Saoudite idem. Singapour et Mexique à 2028. Ces marchés émergents verrouillent leur place (Sport Auto).
Spa-Francorchamps est assuré jusqu’en 2031, mais en rotation (absent 2028-2030). Monza et Qatar à 2031-2032. Las Vegas, géré par F1, jusqu’en 2032 avec options.
Cette carte redessine la F1 : moins d’Europe rotative, plus d’outre-mer. Les promoteurs investissent pour rester.
Perspectives : plus d’Asie, USA ou Afrique ?
L’expansion cible de nouveaux continents. L’Afrique pourrait accueillir un GP, tandis que l’Asie renforce sa présence avec Chine et Japon. Les USA, déjà triple (Miami, Austin, Las Vegas), pourraient ajouter.
L’Europe paie le prix : rotations pour Imola, Zandvoort. Barcelone risque la sortie avec Madrid en 2026. Young évoque une “alchimie complexe” pour 24 dates viables.
Le podcast analyse ces enjeux avec Filip Cleeren d’Autosport. La F1 vise durabilité : moins de voyages carbone-intensifs. Les contrats longs facilitent cela.
Stefano Domenicali pousse l’internationalisation. Liberty Media voit la F1 comme divertissement global. Les fans voteront via les Autosport Awards.
À terme, cela dynamise le championnat, avec des nouveautés comme Madrid.
Les contrats à long terme comme ceux de Miami ou du Red Bull Ring signalent une F1 mature et attractive. Ils garantissent stabilité économique et spectacle continu. Pour les fans, l’avenir s’annonce palpitant : un calendrier équilibré entre icônes historiques et destinations exotiques. Reste à surveiller les rotations européennes et les candidatures africaines pour 2030 et plus. La F1, en pleine expansion, promet des décennies de rivalités intenses.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.